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sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps du fédratinib de zéro à l’infini
(ASC
inf
). (voir rubrique 4.2).
D’après les simulations pharmacocinétiques à base physiologique (PBPK), l’administration
concomitante d’inhibiteurs modérés du CYP3A4, d’érythromycine (500 mg trois fois par jour) ou de
diltiazem (120 mg deux fois par jour) avec 400 mg de fédratinib une fois par jour devrait, selon les
prévisions, permettre d’augmenter l’ASC à l’état d’équilibre du fédratinib par un facteur de 1,1. Il est
impossible d’exclure des effets indésirables après l’administration concomitante prolongée d’un
inhibiteur modéré du CYP3A4.
Inhibition simultanée du CYP3A4 et du CYP2C19
L’administration concomitante de fluconazole (inhibiteur double du CYP3A4 et du CYP2C19, 200 mg
une fois par jour) et d’une dose unique de fédratinib (100 mg) a augmenté l’ASC
inf
du fédratinib par
un facteur de 1,7.
D’après les simulations PBPK, l’administration concomitante de fluconazole (200 mg une fois par
jour) et de fédratinib (400 mg une fois par jour) devrait, selon les prévisions, augmenter l’ASC à
l’équilibre du fédratinib par un facteur de 1,5.
En raison de l’augmentation potentielle de l’exposition au fédratinib, les patients prenant de manière
concomitante des inhibiteurs doubles du CYP3A4 et du CYP2C19 peuvent nécessiter une surveillance
accrue de la tolérance et, si nécessaire, des modifications de la dose d’Inrebic en fonction des effets
indésirables (voir rubrique 4.2).
Inducteurs puissants et modérés du CYP3A4
L’administration concomitante de rifampicine (inducteur puissant du CYP3A4 : 600 mg une fois par
jour) ou d’éfavirenz (inhibiteur modéré du CYP3A4 : 600 mg une fois par jour) et d’une dose unique
de fédratinib (500 mg) a diminué l’ASC
inf
du fédratinib d’environ 80 % et 50 % respectivement.
Inhibiteurs de la pompe à protons
L’administration concomitante de pantoprazole (inhibiteur de la pompe à protons : 40 mg une fois par
jour) avec une dose unique de fédratinib (500 mg) a augmenté l’ASC
inf
du fédratinib à un degré
cliniquement non significatif (multiplication par 1,15). Par conséquent, une augmentation du pH
gastrique ne devrait pas avoir d’impact cliniquement significatif sur l’exposition au fédratinib et aucun
ajustement de la dose n’est nécessaire pour l’administration concomitante du fédratinib avec des
agents qui augmentent le pH gastrique.
Effet d’autres médicaments sur le fédratinib
Effets sur les enzymes : Substrats du CYP3A4, du CYP2C19 ou du CYP2D6
L’administration concomitante de fédratinib avec le substrat du CYP3A4, le midazolam (2 mg), le
substrat du CYP2C19, l’oméprazole (20 mg), et le substrat du CYP2D6, le métoprolol (100 mg),
multiplie l’ASC
inf
du midazolam, de l’oméprazole et du métoprolol respectivement
par 3,8, 2,8, 1,8 fois, et les concentrations maximales (C
max
) par 1,8, 1,1 et 1,6 fois. Par conséquent,
des modifications de la dose des médicaments qui sont des substrats du CYP3A4, du CYP2C19 ou du
CYP2D6 doivent être effectuées selon les besoins, avec une surveillance étroite de la sécurité
d’emploi et de l’efficacité.
Effets sur les transporteurs
Dans les études in vitro, le fédratinib inhibe la glycoprotéine P (P-gp), la protéine de résistance au
cancer du sein (BCRP), la (MATE)1, la MATE2-K, les polypeptides de transport d’anions organiques
(OATP)1B1, OATP1B3 et le (OCT)2. L’administration concomitante d’une dose unique de fédratinib
(600 mg) et d'une dose unique de digoxine (substrat de la P-gp : 0,25 mg), de rosuvastatine (substrat
de l'OATP1B1/1B3 et de la BCRP : 10 mg) et de metformine (substrat de l'OCT2 et du MATE1/2-K :
1000 mg) n'a pas eu d'effet cliniquement significatif sur l'ASC
inf
de la digoxine, de la rosuvastatine et
de la metformine. La clairance rénale de la metformine a été réduite de 36 % en présence du
fédratinib. L'effet pharmacodynamique hypoglycémiant de la metformine en présence du fédratinib
semble réduit, l'ASC
0-3h
du glucose étant 17 % plus élevée. Il convient d'être prudent et de modifier la
dose, si nécessaire, pour les agents qui sont excrétés par voie rénale via OCT2 et MATE1/2-K.