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L’étude 2 était une étude de phase II d’arrêt randomisé chez des patients atteints de divers cancers
métastatiques y compris le carcinome rénal. Les patients stabilisés sous traitement par sorafénib ont
été affectés par randomisation à un traitement par placebo ou à la poursuite du traitement par
sorafénib. La survie sans progression chez les patients avec un carcinome rénal était significativement
plus longue dans le groupe sorafénib (163 jours) que dans le groupe placebo (41 jours) (p = 0,0001,
HR = 0,29).
Carcinome thyroïdien différencié (CTD)
L’étude 5 (étude 14295) était un essai international de phase III, multicentrique, randomisé, en double
aveugle, contrôlé contre placebo, mené chez 417 patients atteints de CTD localement avancé ou
métastatique, réfractaire à l’iode radioactif. La survie sans progression (SSP), évaluée sur la base
d’une revue indépendante et en aveugle des résultats radiologiques selon les critères RECIST,
constituait le principal critère d’évaluation de l’étude. Les critères d’évaluation secondaires
comprenaient la survie globale (SG), le taux de réponse tumorale et la durée de réponse. À la suite de
la progression de la maladie, les patients étaient autorisés à recevoir du sorafénib en ouvert.
Pour être inclus dans l’étude, les patients devaient avoir présenté une progression de la maladie dans
les 14 mois précédant leur inclusion et être atteints d’un CTD réfractaire à l’iode radioactif (IRA). Le
CTD réfractaire à l’IRA était défini comme suit : présence d’une lésion sans capture de l’iode sur une
scintigraphie à l’IRA, ou patients ayant reçu une dose d’IRA correspondant à une activité cumulée ≥
22,2 GBq, ou survenue d’une progression de la maladie après un traitement par IRA dans les 16 mois
précédant l’inclusion ou après deux traitements par IRA à 16 mois d’intervalle.
Les caractéristiques démographiques initiales et autres caractéristiques des patients étaient
comparables entre les deux groupes de traitement. Des métastases étaient présentes dans les poumons
chez 86 % des patients, dans les ganglions lymphatiques chez 51 % d’entre eux et dans les os chez 27
% d’entre eux. Le niveau médian d’activité cumulée d’iode radioactif reçue avant l‘inclusion était
d’environ 14,8 GBq. La majorité des cas était des carcinomes papillaires (56,8 %), suivis de
carcinomes folliculaires (25,4 %) et de carcinomes peu différenciés (9,6 %).
La durée médiane de survie sans progression (SSP) a été de 10,8 mois dans le groupe sorafénib contre
5,8 mois dans le groupe placebo (HR = 0,587 ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 0,454 ; 0,758 ; p
unilatéral < 0,0001). L’effet du sorafénib sur la SSP a été le même quel que soit la région
géographique, l’âge (supérieur ou inférieur à 60 ans), le sexe, le sous-type histologique et la présence
ou l’absence de métastases osseuses.
Dans une analyse de la survie globale réalisée 9 mois après le gel de base pour l’analyse finale de la
SSP, aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les groupes de traitement
en ce qui concerne la survie globale (HR = 0,884 ; IC à 95 % : 0,633 ; 1,236 ; p unilatéral = 0,236). La
SG médiane n’a pas été atteinte dans le groupe sorafénib et était de 36,5 mois dans le groupe placebo.
Au total, 157 (75 %) des patients randomisés sous placebo et 61 (30 %) des patients randomisés sous
sorafénib ont reçu un traitement en ouvert par sorafénib.
La durée médiane du traitement, au cours de la période en double aveugle, a été de 46 semaines
(intervalle : 0,3-135) chez les patients traités par sorafénib et de 28 semaines (intervalle : 1,7-132)
chez les patients ayant reçu le placebo.
Aucune réponse complète (RC) selon les critères RECIST n’a été observée. Le taux de réponse global
(RC + réponses partielles [RP]) établi après évaluation radiologique indépendante a été plus élevé dans
le groupe sorafénib (24 patients, 12,2 %) que dans le groupe placebo (1 patient, 0,5 %) (p unilatéral <
0,0001). La durée médiane de réponse a été de 309 jours (IC à 95 % : 226 ; 505 jours) chez les patients
traités par sorafénib ayant présenté une RP.
Une analyse de sous-groupe post hoc en fonction de la taille tumorale maximale a montré un effet du
traitement sur la SSP en faveur du sorafénib par rapport au placebo chez les patients dont la taille
tumorale maximale était de 1,5 cm ou plus [HR : 0,54 (IC à 95 % : 0,41 ; 0,71)], tandis qu’un effet