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Les patients nécessitant une administration sur une longue durée de ces médicaments ne doivent pas
être traités par l'avacopan.
Si la co-administration sur une courte durée ne peut être évitée chez un patient déjà sous avacopan, le
patient doit être étroitement surveillé en cas de rechute de la maladie.
Troubles cardiaques
Les patients atteints de GPA ou de PAM sont à risque de troubles cardiaques tels que l'infarctus du
myocarde, l'insuffisance cardiaque et la vascularite cardiaque.
Des événements indésirables graves (EIG) de troubles cardiaques ont été rapportés chez des patients
traités par avacopan. Un traitement basé sur l'association avec le cyclophosphamide suivi de
l'azathioprine peut entraîner un risque accru de troubles cardiaques par rapport à un traitement basé sur
l'association avec le rituximab.
Tumeur maligne
Les médicaments immunomodulateurs peuvent augmenter le risque de tumeurs malignes. Les données
cliniques sont actuellement limitées (voir rubrique 5.1).
Teneur en hydroxystéarate de macrogolglycérol
Ce médicament contient de l’hydroxystéarate de macrogolglycérol, qui peut provoquer des maux
d’estomac et des diarrhées.
4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions
L’avacopan est un substrat du CYP3A4. La co-administration de l’avacopan avec des inducteurs ou
des inhibiteurs de cette enzyme peut affecter la pharmacocinétique de l’avacopan.
Effet des inducteurs puissants du CYP3A4 sur l’avacopan
La co-administration d’avacopan et de rifampicine, un inducteur puissant de l’enzyme CYP3A4, a
entraîné une diminution de l’aire sous la courbe (ASC) des concentrations en fonction du temps et de
la concentration plasmatique maximale (C
max
) de l’avacopan d’environ 93 % et 79 %, respectivement.
Cette interaction pouvant entraîner une perte d’efficacité de l’avacopan, l’utilisation d’inducteurs
puissants de l’enzyme CYP3A4 (par exemple, carbamazépine, enzalutamide, mitotane, phénobarbital,
phénytoïne, rifampicine et millepertuis) en association à l’avacopan doit être évitée (voir rubrique 4.4).
Les patients nécessitant une administration de ces médicaments sur une longue durée ne doivent pas
être traités par l’avacopan. Si la co-administration sur une courte durée ne peut être évitée chez un
patient déjà sous avacopan, le patient doit être étroitement surveillé pour anticiper toute rechute de la
maladie.
Effet des inducteurs modérés du CYP3A4 sur l’avacopan
Faire preuve de prudence lors de l'utilisation d'inducteurs modérés du CYP3A4 (par exemple, le
bosentan, l'éfavirenz, l'étravirine et le modafinil) prescrits en association avec l'avacopan et évaluer
soigneusement le bénéfice/risque de l'avacopan.
Effet des inhibiteurs puissants du CYP3A4 sur l’avacopan
La co-administration d’avacopan et d’itraconazole, un inhibiteur puissant de l’enzyme CYP3A4, a
entraîné une augmentation de l’ASC et de la C
max
de l’avacopan de l’ordre de 2,2 et 1,9 fois,
respectivement. Par conséquent, les inhibiteurs enzymatiques puissants du CYP3A4 (par exemple,
bocéprévir, clarithromycine, conivaptan, indinavir, itraconazole, kétoconazole, lopinavir/ritonavir,
mibéfradil, néfazodone, nelfinavir, posaconazole, ritonavir, saquinavir, télaprévir, télithromycine et
voriconazole) doivent être utilisés avec prudence chez les patients traités par avacopan. Les patients