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ANNEXE I
RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
2
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Sialanar 320 microgrammes/ml solution buvable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque ml contient 400 microgrammes de bromure de glycopyrronium équivalents à
320 microgrammes de glycopyrronium.
Excipient(s) à effet notoire
Chaque ml contient 2,3 mg de benzoate de sodium (E211).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Solution buvable
Solution limpide et incolore.
4. INFORMATIONS CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique de la sialorrhée sévère (salivation pathologique chronique) chez les enfants
âgés de 3 ans et plus et les adolescents atteints de troubles neurologiques chroniques.
4.2. Posologie et mode d’administration
Sialanar doit être prescrit par des médecins expérimentés dans le traitement des patients pédiatriques
atteints de troubles neurologiques.
Posologie
En raison de l'absence de données de sécurité à long terme, Sialanar est recommandé pour une utilisation
intermittente à court terme (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique – enfants âgés de 3 ans et plus et adolescents
La posologie pour le glycopyrronium est basée sur le poids de l'enfant, en commençant par environ
12,8 microgrammes/kg par dose (équivalent à 16 microgrammes/kg par dose de bromure de
glycopyrronium), trois fois par jour et en augmentant la posologie selon les doses mentionnées dans le
tableau 1 ci-dessous, tous les 7 jours. Il convient de poursuivre la titration de la dose jusqu'à ce que
l'efficacité s'équilibre par rapport aux effets indésirables et il convient d’augmenter ou diminuer la dose
selon les besoins, jusqu'à une dose individuelle maximale de 64 microgrammes/kg de poids corporel de
glycopyrronium ou 6 ml (1,9 mg de glycopyrronium, équivalent à 2,4 mg de bromure de
glycopyrronium) trois fois par jour, la dose la plus faible étant retenue. Les titrations de dose doivent
être réalisées en concertation avec le soignant pour évaluer à la fois l'efficacité et les effets indésirables
jusqu'à obtenir une dose d'entretien acceptable.
Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose efficace la plus faible nécessaire pour
contrôler les symptômes. Il est important que le soignant vérifie le volume de la dose dans la seringue
avant l'administration. Le volume maximal de la dose la plus élevée est de 6 ml. Dans le cas d'un effet
indésirable anticholinergique connu survenant lorsque la dose est augmentée, la dose doit être réduite à
la dose inférieure précédente et l'événement doit être surveillé (voir rubrique 4.4). Si l’effet ne se résout
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pas, le traitement doit être interrompu. En cas de constipation, de rétention urinaire ou de pneumonie
(voir rubrique 4.8),le traitement sera arrêté et le médecin prescripteur devra être contacté.
Il convient de garder à l’esprit, lorsque des ajustements de dose sont réalisés, que les enfants plus jeunes
peuvent être plus sensibles aux effets indésirables.
À l’issue de la période de titration de la dose, la sialorrhée de l'enfant doit être surveillée, en concertation
avec le soignant à des intervalles de 3 mois au maximum, afin d'évaluer les changements d'efficaci
et/ou la tolérance au fil du temps, et la dose doit être ajustée en conséquence.
Le tableau 1 montre la dose en ml de solution à administrer pour chaque fourchette de poids à chaque
augmentation de la dose.
Tableau 1. Tableau posologique pour les enfants et les adolescents ayant une fonction rénale
normale
Poids
Niveau de
dose 1
Niveau de
dose 2
Niveau de
dose 3
Niveau de
dose 4
Niveau de
dose 5
Kg
(~ 12,8 µg/kg)
1
(~ 25,6 µg/kg)
1
(~ 38,4 µg/kg)
1
(~ 51,2µg/kg)
1
(~ 64 µg/kg)
1
ml
ml
ml
ml
ml
13-17
0,6
1,2
1,8
2,4
3*
18-22
0,8
1,6
2,4
3,2
4*
23-27
1
2
3
4
5*
28-32
1,2
2,4
3,6
4,8
6*
33-37
1,4
2,8
4,2
5,6
6*
38-42
1,6
3,2
4,8
6*
6
43-47
1,8
3,6
5,4
6*
6
≥48
2
4
6*
6
6
1
fait référence à la dose de glycopyrronium en µg/kg
*Dose individuelle maximale dans cette fourchette de poids
Populations particulières
Population pédiatrique (enfants âgés de moins de 3 ans)
La sécurité et l’efficacité du bromure de glycopyrronium chez les enfants de moins de 3 ans n’ont pas
été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Population adulte
Sialanar est indiqué pour la population pédiatrique uniquement. Les preuves issues d'essais cliniques sur
l'utilisation du glycopyrronium dans la population adulte atteinte de salivation pathologique sont
limitées.
Personnes âgées
Sialanar est indiqué pour la population pédiatrique uniquement. Les personnes âgées ont une demi-vie
d'élimination plus longue et une clairance du médicament réduite; d'autre part, les données étayant
l'efficacité dans le cadre d’une utilisation à court terme sont limitées. Ainsi, Sialanar ne doit pas être
utilisé chez les patients âgés de plus de 65 ans.
Insuffisance hépatique
Aucune étude clinique n'a été menée chez des patients atteints d'insuffisance hépatique. Le
glycopyrronium est éliminé de la circulation systémique principalement par excrétion rénale;
l'insuffisance hépatique n'entraîne probablement pas d'augmentation cliniquement pertinente de
l'exposition systémique au glycopyrronium.
Insuffisance rénale
Les doses doivent être réduites de 30 % chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à
modérée (DFGe < 90 - 30 ml/min/1,73 m
2
) (voir tableau 2). Ce médicament est contre-indiqué chez
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les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 ml/min/1,73 m
2
), y compris ceux
présentant une insuffisance rénale terminale nécessitant une dialyse (voir rubrique 4.3).
Tableau 2. Tableau posologique pour les enfants et les adolescents atteints d'insuffisance rénale
légère à modérée
Poids
Niveau de
dose 1
Niveau de
dose 2
Niveau de
dose 3
Niveau de
dose 5
Kg
(~ 8,8 µg/kg)
1
(~ 17,6 µg/kg)
1
(~ 27,2 µg/kg)
1
(~ 44,8 µg/kg)
1
ml
ml
ml
ml
13-17
0,4
0,8
1,2
2,1*
18-22
0,6
1,1
1,7
2,8*
23-27
0,7
1,4
2,1
3,5*
28-32
0,8
1,7
2,5
4,2*
33-37
1
2
2,9
4,2*
38-42
1,1
2,2
3,4
4,2
43-47
1,2
2,5
3,8
4,2
≥48
1,4
2,8
4,2*
4,2
1
fait référence à la dose de glycopyrronium en µg/kg
*Dose individuelle maximale dans cette fourchette de poids
Mode d’administration
Pour usage oral exclusivement.
L'administration concomitante d'aliments entraîne une diminution marquée de l'exposition systémique
au médicament (voir rubrique 5.2). L'administration doit être réalisée au moins une heure avant ou au
moins deux heures après les repas ou à heure régulière par rapport à la prise de nourriture. Les aliments
riches en graisses doivent être évités. Lorsque les besoins spécifiques de l'enfant rendent nécessaire une
administration concomitante d'aliments, l'administration du médicament doit se faire systématiquement
pendant la prise d’aliments.
Insérez l'adaptateur pour seringue à l'intérieur du col du flacon. Insérez l'extrémité de la seringue pour
administration orale à l'intérieur de l'adaptateur pour seringue et vérifiez que la mise en place est
sécurisée. Retournez le flacon. Tirez lentement sur le piston jusqu'au niveau correct (voir tableaux 1 et
2 pour la dose correcte). Retournez le flacon en position verticale. Retirez la seringue pour
administration orale. Placez la seringue pour administration orale dans la bouche de l'enfant et pressez
doucement le piston pour libérer lentement le médicament. Si le médicament est administré à l'enfant
par une sonde d'alimentation, rincez la sonde avec 10 ml d'eau après avoir administré le médicament.
La seringue pour administration orale doit être lavée délicatement à l'eau tiède et séchée après chaque
utilisation (c'est-à-dire trois fois par jour). N'utilisez pas de lave-vaisselle.
4.3. Contre-indications
Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse et allaitement.
Glaucome.
Rétention urinaire.
Insuffisance rénale sévère (DFGe< 30 ml/min/1,73m
2
), y compris patients atteints de maladie rénale
terminale nécessitant une dialyse.
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Antécédents d'obstruction intestinale, de colite ulcérative, d'iléus paralytique, de sténose pylorique et
de myasthénie grave.
Traitement concomitant avec la prise orale sous forme solide de chlorure de potassium et des
anticholinergiques (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d’emploi
Effets anticholinergiques
Les effets anticholinergiques, tels que la rétention urinaire, la constipation et l’augmentation de la
température corporelle due à l'inhibition de la transpiration, peuvent dépendre de la dose et être difficiles
à évaluer chez un enfant handicapé. La surveillance par des médecins et des soignants est nécessaire
dans le respect des instructions de prise en charge suivantes :
Le soignant doit arrêter le traitement et consulter le prescripteur dans les cas suivants :
constipation
rétention urinaire
pneumonie
réaction allergique
pyrexie
climat très chaud
modifications comportementales
Après avoir évalué l'événement, le prescripteur décidera si le traitement ne doit pas être repris ou s'il
doit être poursuivi à une dose plus faible (voir rubrique 4.2).
Manque de données de sécurité à long terme
Il n’existe pas de données de sécurité publiées au-delà de 24 semaines de traitement. Étant donné que
les données de sécurité à long terme disponibles sont limitées et que le risque potentiel de carcinogénicité
est incertain, la durée totale du traitement doit être la plus courte possible. Si un traitement continu est
nécessaire (par exemple dans le cadre de soins palliatifs) ou si le traitement est répété de façon
intermittente (par exemple dans le cadre de soins non palliatifs pour traiter une maladie chronique), les
bénéfices et les risques doivent être soigneusement évalués au cas par cas et le traitement doit être
étroitement surveillé.
Sialorrhée légère à modérée
En raison de la faible probabilité de ses bénéfices et de son profil d'effets indésirables connu, Sialanar
ne doit pas être administré à des enfants atteints de sialorrhée légère à modérée.
Affections cardiaques
Le glycopyrronium doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d'infarctus du myocarde
aigu, d'hypertension, de coronaropathie, d'arythmies cardiaques et de maladies caractérisées par une
tachycardie (y compris thyrotoxicose, insuffisance cardiaque, chirurgie cardiaque) en raison de
l'augmentation potentielle de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et de troubles du rythme
produits par son administration (voir rubrique 4.8). Il faut conseiller au soignant de prendre le pouls si
l'enfant semble être souffrant et de signaler une fréquence cardiaque très rapide ou très lente.
Affections gastro-intestinales
Les antimuscariniques tels que le glycopyrronium doivent être utilisés avec précaution chez les patients
atteints de reflux gastro-œsophagien, de constipation et de diarrhée pré-existantes.
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Affections dentaires
Étant donné que la diminution de la salivation peut augmenter le risque de caries dentaires et de maladies
parodontales, il est important que l'hygiène dentaire quotidienne des patients soit adéquate et que des
bilans de santé bucco-dentaires réguliers soientalisés.
Affections respiratoires
Le glycopyrronium peut entraîner un épaississement des sécrétions, ce qui peut augmenter le risque
d'infection respiratoire et de pneumonie (voir rubrique 4.8). La prise de glycopyrronium doit être
interrompue en cas de pneumonie.
Effets indésirables relatifs au système nerveux central (SNC)
Lors d'essais cliniques, une augmentation des effets sur le SNC a été rapportée, y compris les effets
suivants : irritabilité, somnolence, agitation, hyperactivité, capacité d'attention limitée, frustration,
sautes d'humeur, crises de colère ou comportement explosif, sensibilité excessive, gravité ou tristesse,
épisodes de pleurs fréquents et peur (voir rubrique 4.8). Les changements comportementaux doivent
être surveillés.
En raison de sa charge quaternaire, la capacité du glycopyrronium à pénétrer la barrière
hématoencéphalique est limitée, bien que le degré de sa pénétration soit inconnu. Il convient d'être
prudent chez les enfants dont la barrière hématoencéphalique est endommagée, par exemple en cas de
communication intraventriculaire, de tumeur cérébrale, d'encéphalite.
Enfants âgés de moins de 3 ans
Sialanar n'est pas recommandé chez les enfants de moins de 3 ans étant donné que les données sur
l'efficacité et la sécurité du glycopyrronium sont très limitées dans ce groupe d'âge.
Excipients à effet notoire
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose maximale, c’est-à-dire qu’il est
essentiellement « sans sodium ».
Sodium benzoate
Chaque ml de ce produit médical contient 2,3 mg de benzoate de sodium (E211).
4.5. Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions
Aucune étude d'interaction n'a été réalisée.
Population pédiatrique
Les données disponibles relatives aux interactions avec d'autres médicaments dans le groupe d'âge
pédiatrique sont limitées.
Les informations liées aux interactions médicamenteuses suivantes concernent le glycopyrronium.
Contre-indications de l'utilisation concomitante (voir rubrique 4.3)
Chlorure de potassium administré par voie orale et sous forme solide
Le glycopyrronium peut potentialiser le risque de lésions gastro-intestinales (GI) hautes associées au
chlorure de potassium administré oralement sous forme solide en raison de l'augmentation du temps de
transit gastro-intestinal qui crée une concentration localisée élevée en ions potassium. Une association
avec des saignements gastro-intestinaux hauts et une ulcération de l'intestin grêle, une sténose, une
perforation et une obstruction ont été observées.
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Anticholinergiques
L'utilisation concomitante d'anticholinergiques peut augmenter le risque d'effets indésirables
anticholinergiques. Les anticholinergiques peuvent retarder l'absorption gastro-intestinale d'autres
anticholinergiques administrés par voie orale et augmentent également le risque d'effets indésirables
anticholinergiques.
Utilisation concomitante à envisager avec précaution
Antispasmodiques
Le glycopyrronium peut antagoniser les effets pharmacologiques de principes actifs prokinétiques
gastro-intestinaux tels que la dompéridone et le métoclopramide.
Topiramate
Le glycopyrronium peut potentialiser les effets de l'oligohydrose et de l'hyperthermie associés à
l'utilisation du topiramate, en particulier chez les patients pédiatriques.
Antihistaminiques sédatifs
Les antihistaminiques sédatifs peuvent avoir des effets anticholinergiques additifs. Une réduction de la
dose des anticholinergiques et/ou des antihistaminiques peut être nécessaire.
Neuroleptiques/antipsychotiques
Les effets de principes actifs tels que les phénothiazines, la clozapine et l'halopéridol peuvent être
potentialisés. Une réduction de la dose des anticholinergiques et/ou des neuroleptiques/antipsychotiques
peut être nécessaire.
Relaxants des muscles squelettiques
L'utilisation d'anticholinergiques après l'administration de toxine botulique peut potentialiser les effets
anticholinergiques systémiques.
Antidépresseurs tricycliques et IMAO
Les antidépresseurs tricycliques et les IMAO peuvent avoir des effets anticholinergiques additifs. Une
réduction de la dose des anticholinergiques et/ou des antidépresseurs tricycliques et des IMAO peut être
nécessaire.
Opioïdes
Les principes actifs tels que la péthidine et la codéine peuvent entraîner des effets indésirables additifs
sur le système nerveux central et le système gastro-intestinal et augmenter le risque de constipation
sévère ou d'iléus paralytique et de dépression du SNC. Si une utilisation concomitante ne peut être évitée,
les patients doivent être surveillés pour détecter une éventuelle dépression du SNC excessive ou
prolongée et une constipation.
Corticostéroïdes
Un glaucome induit par des stéroïdes peut se développer avec l'administration de stéroïdes topiques,
inhalés, oraux ou intraveineux. L'utilisation concomitante peut entraîner une augmentation de la pression
intraoculaire par le biais d'un mécanisme à angle ouvert ou fermé.
Autre
Les médicaments possédant des propriétés anticholinergiques (par exemple antihistaminiques,
antidépresseurs) peuvent provoquer des effets parasympathicolytiques cumulatifs, y compris une
sécheresse buccale, une rétention urinaire, une constipation et une confusion, ainsi qu'un risque accru
de syndrome d'intoxication aux anticholinergiques.
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4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Une contraception efficace doit être envisagée avant de traiter les femmes en âge de procréer, le cas
échéant.
Grossesse
Il n'existe pas de données sur l'utilisation de Sialanar chez la femme enceinte. L'appréciation des critères
d'évaluation liés à la reproduction pour le glycopyrronium est limitée (voir rubrique 5.3). Le
glycopyrronium est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3).
Allaitement
La sécurité en cas d'allaitement n'a pas été établie. L'utilisation pendant l'allaitement est contre-indiquée
(voir rubrique 4.3).
Fertilité
Il n'existe pas de données relatives aux effets de Sialanar sur la fertilité de l'homme ou de la femme. Les
performances de reproduction chez des rats ayant reçu du glycopyrronium montrent une diminution du
taux de conception et du taux de survie au moment du sevrage. Les données du domaine public sont
insuffisantes pour évaluer de façon adéquate les effets sur le système reproducteur chez les jeunes
adultes (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Sialanar a une influence modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Les
effets anticholinergiques du glycopyrronium peuvent provoquer une vision trouble, des
étourdissements et d'autres effets pouvant altérer la capacité du patient à réaliser des tâches
spécialisées telles que conduire un véhicule, rouler à bicyclette et utiliser des machines. Les effets
indésirables augmentent avec l'augmentation de la dose.
4.8. Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables sont fréquents avec le glycopyrronium en raison de ses effets anticholinergiques
pharmacodynamiques connus. Les effets indésirables les plus fréquents sont la sécheresse buccale
(11 %), la constipation (20 %), les diarrhées (18 %), les vomissements (18 %), la rétention urinaire
(15 %), les bouffées vasomotrices (11 %) et la congestion nasale (11 %).
Les effets indésirables sont plus fréquents avec des doses plus élevées et une utilisation prolongée.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés dans la littérature scientifique pour des essais utilisant le
glycopyrronium pour le traitement de la sialorrhée dans la population pédiatrique (y compris 2 essais
contrôlés par placebo, 1 étude de sécurité non contrôlée utilisant le glycopyrronium pendant une période
de 6 mois et 3 études de soutien comprenant des données sur les effets indésirables dans la population
cible) sont listés par classe de système d'organe MedDRA (tableau 3). Pour chaque classe de système
d'organe, les effets indésirables sont classés en fonction de leur fréquence, les plus fréquents
apparaissant en premier. Les effets indésirables sont classés par ordre de gravité décroissant dans chaque
catégorie de fréquence. En outre, les catégories de fréquences correspondantes pour chaque effet
indésirable sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent
(≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne
peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Tableau 3. Liste des effets indésirables
Effets indésirables
Catégorie des fréquences
Infections et infestations
Infections des voies respiratoires supérieures
Fréquent
Pneumonie
Fréquent
Infection des voies urinaires
Fréquent
Affections psychiatriques
Irritabili
Très fréquent
Agitation
Fréquent
Somnolence
Fréquent
Nervosité
Fréquence indéterminée
Hyperactivité
Fréquence indéterminée
Capacité d'attention limitée
Fréquence indéterminée
Frustration
Fréquence indéterminée
Troubles de l'humeur
Fréquence indéterminée
Crises de colère
Fréquence indéterminée
Trouble explosif intermittent
Fréquence indéterminée
Sensibilité, timidité et trouble de retrait social
spécifique à l'enfance ou à l'adolescence
Fréquence indéterminée
Sensation de tristesse
Fréquence indéterminée
Pleurs
Fréquence indéterminée
Peur
Fréquence indéterminée
Affections du système nerveux
Maux de tête
Peu fréquent
Insomnie
Fréquence indéterminée
Affections oculaires
Mydriase
Peu fréquent
Nystagmus
Peu fréquent
Glaucome à angle fermé
Fréquence indéterminée
Photophobie
Fréquence indéterminée
Sécheresse oculaire
Fréquence indéterminée
Affections cardiaques
Bouffées vasomotrices
Très fréquent
Bradycardie transitoire
Fréquence indéterminée
Affections respiratoires, thoraciques et
médiastinales
Congestion nasale
Très fréquent
Épistaxis
Fréquent
Réduction des sécrétions bronchiques
Très fréquent
Sinusite
Fréquence indéterminée
Affections gastro-intestinales
Sécheresse de la bouche
Très fréquent
Constipation
Très fréquent
Diarrhées
Très fréquent
Vomissements
Très fréquent
Halitose
Peu fréquent
Candidose œsophagienne
Peu fréquent
Troubles de la motilité gastro-intestinale
Peu fréquent
Pseudo-obstruction
Peu fréquent
Nausées
Fréquence indéterminée
Affections de la peau et du tissu sous-cuta
Éruption cutanée
Fréquent
Sécheresse cutanée
Fréquence indéterminée
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Effets indésirables
Catégorie des fréquences
Inhibition de la transpiration
Fréquence indéterminée
Affections du rein et des voies urinaires
Rétention urinaire
Très fréquent
Urgence des mictions
Fréquence indéterminée
Troubles généraux et anomalies au site
d'administration
Pyrexie
Fréquent
Déshydratation
Peu fréquent
Soif en climat chaud
Peu fréquent
Angiœdème
Fréquence indéterminée
Réaction allergique
Fréquence indéterminée
Description de certains effets indésirables
Rétention urinaire
La rétention urinaire est un effet indésirable connu associé aux médicaments anticholinergiques (15 %).
Le traitement par glycopyrronium doit être arrê jusqu'à résolution de la rétention urinaire.
Pneumonie
La pneumonie est un effet indésirable connu associé aux médicaments anticholinergiques (7,9 %). Le
traitement par glycopyrronium doit être arrêté jusqu'à résolution de la pneumonie.
Constipation
La constipation est un effet indésirable connu associé aux médicaments anticholinergiques (30 %). Le
traitement par glycopyrronium doit être arrêté jusqu'à résolution de la constipation.
Système nerveux central
Bien que le glycopyrronium ait une capacité limitée à traverser la barrière hématoencéphalique, une
augmentation de ses effets sur le système nerveux central a été rapportée dans des essais cliniques
(23 %). Ces effets doivent être abordés avec le soignant pendant les examens du traitement et une
réduction de la dose doit être envisagée (voir rubrique 4.4).
Affections cardiaques
Il est connu que le glycopyrronium a un effet sur la fréquence cardiaque et la pression artérielle aux
doses utilisées pendant une anesthésie, bien que des essais cliniques menés chez des enfants atteints de
salivation chronique n'aient pas mis cet effet en évidence. Un effet sur le système cardiovasculaire doit
être envisagé lors de l'évaluation de la tolérance (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle
permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé
déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration voir Annexe V.
4.9. Surdosage
Symptômes
Un surdosage du glycopyrronium peut provoquer un syndrome anticholinergique, produit par
l'inhibition de la neurotransmission cholinergique au niveau des sites des récepteurs muscariniques. Les
manifestations cliniques sont provoquées par les effets sur le SNC, sur le système nerveux périphérique
ou sur les deux. Les manifestations fréquentes incluent les bouffées vasomotrices, une sécheresse de la
peau et des muqueuses, une mydriase avec perte d'accommodation, une altération du statut mental et la
fièvre. Les manifestations supplémentaires incluent une tachycardie sinusale, une diminution des bruits
intestinaux, un iléus fonctionnel, une rétention urinaire, une hypertension, des tremblements et des
secousses myocloniques.
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Prise en charge
Les patients présentant une toxicité anticholinergique doivent être transportés au centre d'urgences le
plus proche doté d'un équipement de réanimation sophistiqué. Une décontamination gastro-intestinale
pré-hospitalière avec du charbon activé n'est pas recommandée en raison de la possibilité de
somnolence et de crises convulsives, et du risque d'aspiration pulmonaire qui en découle. À l'hôpital,
du charbon activé peut être administré si les voies aériennes du patient peuvent être protégées de façon
adéquate. Le salicylate de physostigmine est recommandé lorsqu'une tachy-dysrythmie avec
déséquilibre hémodynamique consécutif, des crises convulsives non traitables, une agitation sévère ou
une psychose sont présentes.
Les patients et/ou les parents/soignants doivent être conseillés pour s'assurer qu'une dose correcte est
administrée à chaque fois, afin de prévenir les conséquences néfastes des réactions anticholinergiques
du glycopyrronium observées avec des erreurs de dosage ou un surdosage.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : médicaments pour les troubles fonctionnels gastro-intestinaux,
anticholinergiques de synthèse : ammoniums quaternaires, code ATC : A03AB02.
Mécanisme d’action
Le glycopyrronium est un ammonium quaternaire antimuscarinique possédant des effets périphériques
similaires à ceux de l'atropine.
Les antimuscariniques sont des inhibiteurs compétitifs des actions de l'acétylcholine au niveau des
récepteurs muscariniques des sites effecteurs autonomes innervés par les nerfs parasympathiques
(post-ganglionnaires cholinergiques). Ils inhibent également l'action de l'acétylcholine là où les
muscles lisses n'ont pas d'innervation cholinergique.
Effets pharmacodynamiques
La salivation est induite principalement par l'innervation parasympathique des glandes salivaires. Le
glycopyrronium inhibe de façon compétitive les récepteurs muscariniques cholinergiques situés dans
les glandes salivaires et d'autres tissus périphériques, réduisant ainsi indirectement la fréquence de la
salivation. Le glycopyrronium a peu d'effet sur les stimuli cholinergiques au niveau des récepteurs
nicotiniques de l'acétylcholine, sur les structures innervées par les neurones cholinergiques post-
ganglionnaires et sur les muscles lisses qui répondent à l'acétylcholine, mais n'ont pas d'innervation
cholinergique.
Les effets antimuscariniques périphériques qui sont produits avec les augmentations de la dose sont les
suivants : diminution de la production des sécrétions des glandes salivaires, bronchiques et
sudoripares, dilatation des pupilles (mydriase) et paralysie de l'accommodation (cyclopégie),
augmentation de la fréquence cardiaque, inhibition de la miction et réduction du tonus gastro-
intestinal, inhibition des sécrétions gastriques acides.
Efficacité et sécurité cliniques
Les données d'efficacité contrôlées par placebo incluent les patients pour qui la durée du traitement est
de 8 semaines. Il n'existe pas de données contrôlées par placebo ou par comparateur au-delà de
8 semaines.
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Zeller et al. 2012a ont évalué l'efficacité de la solution buvable de bromure de glycopyrronium
(1 mg/5 ml) dans la prise en charge des problèmes de salivation associés à une paralysie cérébrale et à
d'autres affections neurologiques. Trente-huit patients âgés de 3 à 23 ans et pesant au moins 12,2 kg
atteints de salivation sévère (vêtements humides 5 à 7 jours/semaine) ont été randomisés à huit
semaines de traitement par glycopyrronium (n = 20), 20-100 μg/kg (sans excéder 3 mg au total) trois
fois par jour ou au placebo correspondant (n = 18). Les quatre premières semaines correspondaient à
une période de titration individuelle par étapes fixes en fonction de la réponse, suivies de 4 semaines
de traitement d'entretien. Le principal critère d'évaluation de l'efficacité était le taux de répondeurs,
défini par le pourcentage de patients montrant une amélioration ≥ 3 points sur l'échelle de salivation de
Teacher modifiée (modified Teacher’s Drooling Scale, mTDS). La population de l'analyse principale a
été révisée pour inclure uniquement les patients âgés de 3 à 16 ans, ce qui a permis d'obtenir
19 patients dans le groupe de solution buvable de glycopyrrolate et 17 dans le groupe placebo. Le taux
de répondeurs était défini par une amélioration d'au moins 3 points sur l'échelle de salivation de
Teacher modifiée (modified Teacher’s Drooling Scale, mTDS).
Taux de répondeurs à la
semaine 8
Amélioration d'au moins
3 points sur l'échelle mTDS
Amélioration moyenne sur
l'échelle mTDS
Glycopyrronium
14 patients sur 19 (73,7 %)
3,94 points
(ET : 1,95; IC à 95 %: 2,97-4,91)
Placebo
3 patients sur 17 (17,6 %)
0,71 points
(ET : 2,14; IC à 95 %: -0,43-1,84)
valeur p
p = 0,0011
p < 0,0001
En outre, 84 % des médecins et 100 % des parents/soignants ont estimé que le glycopyrrolate est
avantageux, contre 41 % et 56 %, respectivement, pour le placebo (p 0,014). Les événements
indésirables apparus sous traitement les plus fréquemment rapportés (glycopyrrolate vs placebo)
étaient la sécheresse buccale, la constipation, les vomissements et la congestion nasale.
La sécurité et l'efficacité du glycopyrronium ont été évaluées dans une étude en ouvert sans groupe de
contrôle sur une période de 24 semaines chez des enfants âgés de 3 à 18 ans. Lors de la visite de la
semaine 24/sortie, 52,3 % des patients (intervalle de confiance à 95 % : 43,7–60,9) (n = 130)
présentaient une diminution d'au moins 3 points sur l'échelle mTDS par rapport à la valeur de
référence et ont été classés comme répondeurs au traitement avec la solution buvable de
glycopyrrolate. Le profil de sécurité était cohérent avec celui observé avec des anticholinergiques (voir
rubriques 4.4 et 4.8).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
La biodisponibilité orale absolue moyenne du glycopyrronium comparant une dose orale unique de
50 µg/kg et une dose intraveineuse unique de 5 µg/kg était faible, avec une valeur d'environ 3 %
(fourchette: 1,3–13,3 %) chez les enfants âgés de 7 à 14 ans faisant l'objet d'une chirurgie intraoculaire
(n = 6) en raison de la faible solubilité du médicament dans les lipides. Les données issues d'un
échantillonnage de PK épars chez les enfants suggèrent une PK proportionnelle à la dose.
La biodisponibilité du glycopyrronium oral chez les enfants se situait entre la biodisponibilité chez les
adultes avec prise de nourriture et à jeun.
Distribution
Chez les adultes, la distribution du glycopyrronium était rapide après une dose intraveineuse unique de
6 µg/kg ; la demi-vie de distribution était de 2,2 ± 1,3 minutes. Suite à l'administration de
glycopyrronium marqué au
3
H, plus de 90 % du radiomarquage disparaissaient du plasma en
5 minutes, et près de 100 % dans les 30 minutes, reflétant ainsi une distribution rapide. Les analyses
des données pharmacocinétiques de population recueillies auprès d'adultes sains et d'enfants atteints de
13
salivation chronique modérée à sévère associée à une paralysie cérébrale qui recevaient du
glycopyrronium (voie d'administration et doses non précisées) n'ont pas démontré de
pharmacocinétique linéaire du médicament.
Le volume de distribution de 0,64 ± 0,29 l/kg chez les adultes est similaire à celui de l'eau corporelle
totale. Le volume de distribution est légèrement plus élevé dans la ou les population(s) pédiatrique(s),
dans l'intervalle de 1,31 à 1,83 l/kg.
Il a été démontré que la PK du glycopyrronium était essentiellement indépendante de l'âge chez les
enfants âgés de 0,19 à 14 ans recevant une dose intraveineuse unique de 5 µg/kg. Chez la plupart des
patients pédiatriques, les graphiques du glycopyrronium plasmatique en fonction du temps montrent
une courbe triexponentielle; chez les adultes, la courbe est généralement biexponentielle. Des
changements modestes dans le volume de distribution (V
ss
) et la clairance (Cl) ont été observés chez
les enfants âgés de 1 à 3 ans, menant à une demi-vie d'élimination (t
½, z
) plus courte statistiquement
significative par rapport à celle observée dans les groupes plus jeunes (<1 an ; p = 0,037) ou plus âgés
(> 3 ans ; p = 0,042).
Dans une étude menée chez des adultes sains, une dose unique de 2 000 µg de bromure de
glycopyrronium a entraîné une ASC de 2,39 µg.h/l (à jeun). Une ASC
0-6 h
de 8,64 µg.h/l a été observée
après l'administration intraveineuse de 6 µg/kg de glycopyrronium.
D'après des considérations physicochimiques théoriques, on s'attendrait à ce que le glycopyrronium,
composé d'ammonium quaternaire ait une faible biodisponibilité centrale ; le glycopyrronium n'était
pas détectable dans le LCR de patients subissant une chirurgie sous anesthésie ou chez des patientes
faisant l'objet d'une césarienne après une dose intraveineuse de 6 à 8 µg/kg. Dans la population
pédiatrique, une dose intraveineuse de 5 µg/kg de glycopyrronium a une faible biodisponibilité
centrale, sauf dans le cas où la barrière hématoencéphalique a été compromise (par exemple infection
d'un shunt).
Élimination
La voie d'élimination principale du glycopyrronium est l'excrétion rénale, principalement sous forme
inchangée. Environ 65 % d'une dose intraveineuse est excrétée par voie rénale au cours des
24 premières heures. Une faible proportion (~ 5 %) est éliminée dans la bile.
La demi-vie d'élimination du glycopyrronium semble être dépendante de la voie d'administration, avec
des valeurs de 0,83 ± 0,27 heures après une administration intraveineuse, 75 minutes après une
administration intramusculaire et entre 2,5 - 4 h après une administration orale (solution), bien que ces
valeurs aient été très variables. Le fait que les deux dernières demi-vies, en particulier celle relative à
l'administration orale, soient supérieures à la demi-vie relative à l'administration intraveineuse, reflète
probablement l'absorption et la distribution complexes du glycopyrronium par chaque voie. Il est
possible que l'absorption prolongée après une administration par voie orale se traduira par une vitesse
d’élimination plus rapide que la vitesse d’absorption (phénomène appeflip-flop cinétique,
caractérisé par Ka <Ke).
La clairance corporelle totale du médicament suite à une dose intraveineuse est relativement élevée et
comprise entre 0,54 ± 0,14 l/h/kg et 1,14 ± 0,31 l/h/kg. Étant donné que ces valeurs sont supérieures
au débit de filtration glomérulaire et qu'il semble que plus de 50 % de la dose est excrétée sous forme
inchangée dans l'urine, il est probable que l'élimination rénale du glycopyrronium implique à la fois la
filtration glomérulaire et la sécrétion tubulaire proximale par le mécanisme sécrétoire de base.
Une augmentation moyenne de l'exposition systémique totale (ASC
last
) allant jusqu'à 1,4 fois a été
observée chez des patients adultes atteints d'insuffisance rénale légère à modérée (DFG
30 ml/min/1,73m
2
) et jusqu'à 2,2 fois chez des patients atteints d'insuffisance rénale sévère ou d'une
maladie rénale en phase terminale (DFG estimé < 30 ml/min/1,73m
2
). Une réduction de la dose de
30 % (voir Tableau 2) est nécessaire pour les patients atteints d'insuffisance rénale légère à modérée.
Le glycopyrronium est contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère.
14
Autre
Caractéristiques initiales
Les caractéristiques initiales (âge, poids, sexe et origine ethnique) n'affectent pas la pharmacocinétique
du glycopyrronium.
Insuffisance hépatique
On ne s'attend pas à ce qu'une altération de la fonction hépatique affecte la pharmacocinétique du
glycopyrronium, étant donné que la majorité du médicament est éliminée par les reins.
Aliments
L'administration concomitante d'aliments entraîne une diminution marquée de l'exposition sysmique
au glycopyrronium (voir rubrique 4.2).
5.3. Données de sécurité préclinique
Des données non cliniques, incluant des études de génotoxicité ou de carcinogénicité, n'ont pas été
menées pour Sialanar.
Les données non cliniques limitées n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme selon les
études conventionnelles de pharmacologie de sécurité ou de toxicité à doses répétées.
La toxicité à dose unique du glycopyrronium a été testée dans différentes études, bien qu'une quantité
limitée de détails expérimentaux soit disponible. Avec une administration orale, des valeurs élevées de
LD
50
de 550 mg/kg chez des souris et supérieures à 1 000 mg/kg chez des rats ont été rapportées. Chez
des rats, à des doses plus élevées (1 500 à 2 000 mg/kg), des tremblements, des convulsions cloniques
et toniques et une respiration laborieuse ont été observés avant le décès, dus à une insuffisance
respiratoire.
L'administration orale chronique de glycopyrronium à des doses de 4, 16 et 64 mg/kg pendant une
durée maximale de 27 semaines chez des chiens a produit une mydriase, une cycloplégie, une
xérostomie, des vomissements, un larmoiement occasionnel, l'injection des sclères et une rhinorrhée.
L'extrapolation des marges de sécurité à la population pédiatrique n'est pas possible, étant donné que
des données d'exposition issues d'études toxicologiques de doses répétées ne sont pas disponibles, et
qu'aucune étude n'a été réalisée chez l’animal jeune avec le glycopyrronium.
Les données sur les critères d'évaluation relatifs à la reproduction pour le glycopyrronium sont très
limitées. Une réduction des corps jaunes a été observée chez des rats femelles ayant reçu du
glycopyrronium. Aucun effet sur la fertilité n'a été observé chez des rats mâles. Les performances
reproductives des rats ayant reçu du glycopyrronium montrent une diminution du taux de conception
et du taux de survie au moment du sevrage. La portée des résultats non cliniques pour les humains
n'est pas claire, et le manque de données chez l'humain sur le médicament est à l’origine de la contre-
indication du glycopyrronium chez les femmes enceintes. Les données provenant du domaine public
sont insuffisantes pour évaluer de façon adéquate les effets sur le système reproducteur chez les jeunes
adultes, et la sécurité lors de la grossesse chez les humains n'a pas été établie.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
Benzoate de sodium (E211)
Arôme de framboise (contenant du propylène glycol E1520)
Sucralose (E955)
Acide citrique (E330)
Eau purifiée
15
6.2. Incompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres
médicaments.
6.3. Durée de conservation
3 ans.
2 mois après la première ouverture.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l’emballage extérieur
Flacon en verre ambré avec un bouchon de sécurité enfant en polyéthylène haute densité avec
revêtement en polyéthylène basse densité expansé. Le flacon contient 60 ml ou 250 ml de solution
buvable.
Conditionnement comprenant un flacon, une seringue pour administration orale de 8 ml en
polyéthylène faible densité (avec graduations de 0,1 ml) et un adaptateur pour seringue.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination
Tout médicament non utilisé ouchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Proveca Pharma Limited
2 Dublin Landings
North Wall Quay
Dublin 1
Irlande
8. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/16/1135/001 (250 ml flacon)
EU/1/16/1135/002 (60 ml flacon)
9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 15 septembre 2016
Date du dernier renouvellement : 17 juin 2021
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence
européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu
16
ANNEXE II
A. FABRICANT RESPONSABLE DE LA LIBÉRATION DES
LOTS
B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DÉLIVRANCE
ET D’UTILISATION
C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE
L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE
UTILISATION SÛRE ET EFFICACE DU MÉDICAMENT
17
A. FABRICANT RESPONSABLE DE LA LIBÉRATION DES LOTS
Nom et adresse du fabricant responsable de la libération des lots
Lusomedicamenta - Sociedade Técnica Farmacêutica S.A.,
Estrada Consiglieri Pedroso 69-B,
Queluz de Baixo,
2730-055 Barcarena,
Portugal
Unither Liquid Manufacturing,
1-3 Allée de la Neste,
Z.I. d'en Sigal,
31770 Colomiers,
France
Le nom et l’adresse du fabricant responsable de la libération du lot concerné doivent figurer sur la
notice du médicament.
B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DÉLIVRANCE ET D’UTILISATION
Médicament soumis à prescription médicale restreinte (voir Annexe I : Résumé des Caractéristiques
du Produit, rubrique 4.2).
C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE L’AUTORISATION DE MISE SUR
LE MARCHÉ
Rapports périodiques actualisés de sécurité (PSUR)
Les exigences relatives à la soumission des rapports périodiques actualisés de sécurité pour ce
médicament sont définies dans la liste des dates de référence pour l’Union (liste EURD) prévue à
l’article 107 quater, paragraphe 7, de la directive 2001/83/CE et ses actualisations publiées sur le
portail web européen des médicaments.
Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché soumettra le premier rapport périodique actualisé
de sécurité pour ce médicament dans un délai de 6 mois suivant l'autorisation.
D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE UTILISATION SÛRE ET
EFFICACE DU MÉDICAMENT
Plan de gestion des risques (PGR)
Le titulaire de l'autorisation de mise sur le marché réalisera les activités de pharmacovigilance et
interventions requises décrites dans le PGR adopté et présenté dans le Module 1.8.2 de l'autorisation
de mise sur le marché, ainsi que toutes actualisations ultérieures adoptées du PGR.
De plus, un PGR actualisé doit être soumis:
à la demande de l'Agence européenne des médicaments;
dès lors que le système de gestion des risques est modifié, notamment en cas de réception de
nouvelles informations pouvant entraîner un changement significatif du profil
bénéfice/risque, ou lorsqu'une étape importante (pharmacovigilance ou minimisation du
risque) est franchie.
18
Mesures additionnelles de réduction du risque
Avant le lancement de Sialanar dans chaque État membre, le titulaire de l'autorisation de mise sur le
marché doit accepter le contenu et le format des supports pédagogiques, y compris les supports de
communication, les modalités de distribution et tout autre aspect du programme, avec l'autorité
compétente nationale.
Les objectifs du programme sont les suivants :
apporter des informations sur l'administration de Sialanar, en particulier sur l'utilisation
précise du dosage prescrit, le moment de l'administration avant les repas, la nécessité d'éviter
l'administration de Sialanar avec des repas riches en graisses, l'utilisation de la seringue pour
administration orale et lacessité de remplir le tableau d'administration à la fin de la carte de
rappel pour le soignant du patient afin de rappeler au soignant la dose correcte à administrer à
l'enfant ;
apporter des informations sur la prise en charge et la minimisation des réactions
anticholinergiques, en particulier sur la prise en charge de la constipation, la rétention urinaire,
la pneumonie, le risque d'augmentation de la température corporelle, les effets sur le SNC ou
un surdosage et sur les réactions allergiques. En outre, les supports doivent souligner la
difficulté de détecter les réactions anticholinergiques dans la population traitée et la nécessité
de diminuer la dose à la dose précédente en cas de suspicion de réactions indésirables et de
contacter le médecin. Les supports doivent également aborder la nécessité d'éviter l'exposition
à un climat chaud et l'augmentation de la température corporelle; le risque de caries associé à
une réduction de la salivation, la nécessité d'avoir une hygiène dentaire appropriée et des
bilans dentaires réguliers, ainsi que la nécessité de vérifier le pouls à intervalles réguliers.
Le titulaire de l'autorisation de mise sur le marché doit s'assurer que dans chaque État membre, lorsque
Sialanar est autorisé, tous les professionnels de la santé et les patients/soignants qui sont susceptibles
de prescrire, délivrer ou utiliser Sialanar, ont accès aux kits pédagogiques suivants, ou qu'ils leur ont
été délivrés:
Le matériel pédagogique pour le médecin doit contenir :
o Le résumé des caractéristiques du produit
o Des remarques sur l'importance de déclarer les réactions indésirables spécifiques, à savoir
: rétention urinaire, constipation, pneumonie, réactions allergiques, caries dentaires, effets
cardiovasculaires, effets sur le SNC et augmentation de la température corporelle
o La liste de vérification du prescripteur, qui doit contenir les messages clés suivants:
Informations sur l'administration de Sialanar
Prise en charge et minimisation de réactions anticholinergiques
Le kit d'informations du patient doit contenir :
o Note d'information du patient
o La carte de rappel pour le soignant du patient, qui doit contenir les messages clés suivants:
Informations sur l'administration de Sialanar
Prise en charge et minimisation des réactions anticholinergiques
19
ANNEXE III
ÉTIQUETAGE ET NOTICE
20
A. ÉTIQUETAGE
21
MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR
CARTON
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Sialanar 320 microgrammes/ml solution buvable
glycopyrronium
2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)
Chaque ml de solution contient 400 microgrammes de bromure de glycopyrronium équivalents à
320 microgrammes de glycopyrronium.
3. LISTE DES EXCIPIENTS
Contient du benzoate de sodium (E211). Voir la notice pour plus d’informations.
4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU
Solution buvable
Un flacon de 60 ml
Une seringue pour administration orale de 8 ml
Un adaptateur pour seringue.
Un flacon de 250 ml
Une seringue pour administration orale de 8 ml
Un adaptateur pour seringue.
5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION
Voie orale
Lire la notice avant utilisation.
6. MISE EN GARDE SPÉCIALE INDIQUANT QUE LE MÉDICAMENT DOIT ÊTRE
CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉE DES ENFANTS
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉCIALE(S), SI NÉCESSAIRE
8. DATE DE PÉREMPTION
EXP
Après la première ouverture, utiliser dans les 2 mois.
Date d'ouverture : _________
22
9. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON
UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A
LIEU
11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE
MARCHÉ
Proveca Pharma Ltd
2 Dublin Landings
North Wall Quay
Dublin 1
Irlande
12. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/16/1135/001 - flacon de 250 ml
EU/1/16/1135/002 - flacon de 60 ml
13. NUMÉRO DU LOT
Lot
14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE
15. INDICATIONS D’UTILISATION
16. INFORMATIONS EN BRAILLE
Sialanar
Solution buvable
17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D
code-barres 2D portant l'identifiant unique inclus
18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉES LISIBLES PAR HUMAINS
PC
SN
NN
23
MENTIONS DEVANT FIGURER SUR LE CONDITIONNEMENT PRIMAIRE
FLACON DE VERRE
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Sialanar 320 microgrammes/ml solution buvable
glycopyrronium
2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)
Chaque ml de solution contient 400 microgrammes de bromure de glycopyrronium équivalents à
320 microgrammes de glycopyrronium.
3. LISTE DES EXCIPIENTS
Contient du benzoate de sodium (E211). Voir la notice pour plus d’informations.
4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU
Solution buvable
60 ml
250 ml
5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION
Voie orale.
Lire la notice avant utilisation.
6. MISE EN GARDE SPÉCIALE INDIQUANT QUE LE MÉDICAMENT DOIT ÊTRE
CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉE DES ENFANTS
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉCIALE(S), SI NÉCESSAIRE
8. DATE DE PÉREMPTION
EXP
Après la première ouverture, utiliser dans les 2 mois.
Date d'ouverture : ____________
9. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
24
10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON
UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A
LIEU
11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE
MARCHÉ
Proveca Pharma Ltd
2 Dublin Landings
North Wall Quay
Dublin 1
Irlande
12. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/16/1135/001 – flacon de 250 ml
EU/1/16/1135/002 – flacon de 60 ml
13. NUMÉRO DU LOT
Lot
14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE
15. INDICATIONS D’UTILISATION
16. INFORMATIONS EN BRAILLE
17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D
18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉES LISIBLES PAR LES HUMAINS
25
B. NOTICE
26
Notice: information de l'utilisateur
Sialanar 320 microgrammes/ml solution buvable
glycopyrronium
Veuillez lire attentivement cette notice avant que votre enfant prenne ce médicament car elle
contient des informations importantes pour vous.
Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.
Ce médicament a été personnellement prescrit pour votre enfant uniquement. Ne le donnez pas à
d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques
à ceux de votre enfant.
Si votre enfant ressent un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre
pharmacien. Ceci s'applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette
notice. Voir rubrique 4.
Que contient cette notice
1. Qu’est-ce que Sialanar et dans quel cas est-il utilisé
2. Quelles sont les informations à connaître avant d’administrer Sialanar
3. Comment utiliser Sialanar
4. Quels sont les effets indésirables éventuels
5. Comment conserver Sialanar
6. Contenu de l’emballage et autres informations
1. Qu’est-ce que Sialanar et dans quel cas est-il utili
Sialanar contient le principe actif glycopyrronium.
Le glycopyrronium appartient à un groupe de médicaments dénommés ammonium quaternaires
anticholinergiques, agents qui bloquent ou qui réduisent la transmission entre les cellules nerveuses.
La diminution de cette transmission peut désactiver les cellules qui produisent la salive.
Sialanar est utilisé pour traiter la production excessive de salive (sialorrhée) chez les enfants âgés de
3 ans et plus et les adolescents.
La sialorrhée (salivation excessive) est un symptôme fréquent de nombreuses maladies des nerfs et des
muscles. Elle est le plus souvent provoquée par un mauvais contrôle des muscles du visage. La
sialorrhée aiguë peut être associée à une inflammation, des infections dentaires ou des infections
buccales.
Sialanar agit sur les glandes salivaires pour réduire la production de salive.
2. Quelles sont les informations à connaître avant d’administrer Sialanar
Ne pas administrer Sialanar si votre enfant ou adolescent :
est allergique au glycopyrronium ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament
(mentionnés dans la rubrique 6)
est enceinte ou allaite
est atteint de glaucome (augmentation de la pression dans l'œil)
est incapable de vider complètement sa vessie (rétention urinaire)
souffre d’une maladie rénale sévère
est atteint d'une obstruction de l'estomac (sténose pylorique) ou des intestins provoquant des
vomissements
présente des diarrhées (selles fréquentes, non formées, aqueuses)
27
est atteint de colite ulcérative (inflammation des intestins)
présente des douleurs et un gonflement de l'estomac (iléus paralytique)
est atteint de myasthénie grave (faiblesse musculaire et fatigue)
prend l'un des médicaments suivants (voir rubrique « Autres médicaments et Sialanar ») :
dose orale solide de chlorure de potassium ;
médicaments anticholinergiques.
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien avant d'utiliser Sialanar si votre enfant
présente :
une maladie cardiaque, une insuffisance cardiaque, des battements cardiaques irréguliers ou une
hypertension
des troubles digestifs (constipation, brûlures d'estomac chroniques et indigestion)
une température élevée (fièvre)
une incapacité à transpirer normalement
des problèmes rénaux ou des difficultés à uriner
une barrière hématoencéphalique (la couche de cellules entourant le cerveau) anormale
Si vous n'êtes pas certain(e) que l'une de ces affections s'applique à votre enfant, adressez-vous à votre
médecin ou votre pharmacien avant d'administrer Sialanar.
Le soignant doit arrêter le traitement et consulter le prescripteur dans les cas suivants :
pneumonie
réaction allergique
rétention urinaire
modifications comportementales
constipation
fièvre
Évitez d'exposer l'enfant à des températures chaudes ou très élevées (climat chaud, température d'une
pièce élevée) afin d'éviter une augmentation de la température corporelle et la possibilité d'un coup de
chaleur. En cas de climat chaud, vérifiez avec le médecin de l'enfant si la dose de Sialanar doit être
réduite.
Une réduction de la salivation pouvant augmenter le risque de maladies dentaires, les dents de l'enfant
doivent être brossées quotidiennement et des bilans de santé bucco-dentaires réguliers doivent être
réalisés.
La dose à administrer aux enfants atteints de problèmes rénaux peut être réduite.
Vérifiez le pouls de l'enfant s'il semble être souffrant. Signalez une fréquence cardiaque très lente ou
très rapide à son médecin.
Utilisation à long terme
L'efficacité et la sécurité à long terme de Sialanar n'ont pas été étudiées au-delà de 24 semaines
d'utilisation. L'utilisation continue de Sialanar doit être abordée avec le médecin de l'enfant tous les
3 mois afin de vérifier que Sialanar est toujours le traitement correct pour l'enfant.
Enfants de moins de 3 ans
Ne donnez pas ce médicament à des enfants âgés de moins de 3 ans car il est formulé en tant que
formulation orale avec une dose à utiliser spécifiquement chez les enfants et les adolescents âgés de
3 ans et plus.
28
Autres médicaments et Sialanar
Informez votre médecin ou pharmacien si votre enfant prend, s'il a récemment pris ou s'il pourrait
prendre tout autre médicament.
En particulier, la prise de Sialanar avec les médicaments suivants peut affecter la façon dont Sialanar
ou les médicaments listés fonctionnent ou peut augmenter le risque d'effets indésirables :
chlorure de potassium dose orale solide (voir rubrique située ci-dessus « Ne pas administrer
Sialanar si l'enfant ou l'adolescent : »)
médicaments anticholinergiques (voir la rubrique ci-dessus « Ne pas administrer Sialanar si
l'enfant ou l'adolescent : »)
antispasmodiques utilisés pour traiter les nausées et les vomissements, par exemple la
dompéridone ou le métoclopramide
topiramate utilisé pour traiter l'épilepsie
antihistaminiques utilisés pour traiter certaines allergies
neuroleptiques/antipsychotiques (clozapine, halopéridol, phénothiazine) utilisés pour traiter
certaines maladies mentales
relaxants des muscles squelettiques (toxine botulique)
antidépresseurs (antidépresseurs tricycliques)
opioïdes utilisés pour traiter la douleur sévère
corticostéroïdes utilisés pour traiter des maladies inflammatoires
Discutez avec votre médecin ou votre pharmacien pour plus d'informations sur les médicaments à
éviter pendant la prise de Sialanar.
Grossesse et allaitement
Ce médicament doit être utilisé chez l'enfant et l'adolescent. Sialanar ne doit pas être administré si la
patiente est enceinte (ou si elle pourrait avoir débuté une grossesse) ou si elle allaite (voir rubrique 2
«Ne pas administrer »). Discutez avec le médecin de l'enfant de la nécessité d'une contraception.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
Sialanar peut affecter la vision et la coordination, ce qui peut affecter la réalisation de tâches
spécialisées telles que conduire un véhicule, rouler à bicyclette ou utiliser des machines. Après avoir
pris Sialanar, le patient ne doit pas conduire de véhicule, rouler à bicyclette ou utiliser une machine
jusqu'à ce que l'effet sur sa vision et sa coordination ait complètement disparu. Consultez votre
médecin si vous avez besoin de conseils supplémentaires.
Sialanar contient du sodium et du sel de benzoate (E211)
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose maximale, c’est-à-dire qu’il est
essentiellement « sans sodium ». Chaque ml de ce médicament contient 2,3 mg de sel de benzoate
(E211).
3. Comment utiliser Sialanar
Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin.
Vérifiez auprès de votre médecin en cas de doute.
Enfants et adolescents âgés de 3 ans à moins de 18 ans :
Votre médecin décidera de la dose correcte de Sialanar. La dose initiale sera calculée en fonction du
poids de l'enfant. Les augmentations de la dose seront décidées par le médecin de l'enfant, en se
servant du tableau ci-dessous comme guide, et dépendront à la fois de l'effet de Sialanar et de tout
effet secondaire présenté par le patient (c'est la raison pour laquelle plusieurs niveaux de dose sont
indiqués dans le tableau). La rubrique 4 inclut les effets indésirables possibles liés à l'utilisation de
Sialanar. Ils doivent être abordés avec le médecin de l'enfant lors de chaque consultation médicale, y
compris les visites pour les augmentations et les diminutions de doses, et à tout autre moment en cas
d'inquiétude.
29
L'enfant doit être surveillé à intervalles réguliers (au moins tous les 3 mois) afin de vérifier que
Sialanar constitue toujours le traitement approprié pour lui.
Poids
Niveau de
dose 1
Niveau de
dose 2
Niveau de
dose 3
Niveau de
dose 4
Niveau de
dose 5
kg
ml
ml
ml
ml
ml
13-17
0,6
1,2
1,8
2,4
3,0
18-22
0,8
1,6
2,4
3,2
4,0
23-27
1,0
2,0
3,0
4,0
5,0
28-32
1,2
2,4
3,6
4,8
6,0
33-37
1,4
2,8
4,2
5,6
6,0
38-42
1,6
3,2
4,8
6,0
6,0
43-47
1,8
3,6
5,4
6,0
6,0
≥48
2,0
4,0
6,0
6,0
6,0
Administrez la dose prescrite par votre médecin à l'enfant trois fois par jour.
La dose doit être administrée 1 heure avant ou 2 heures après les repas.
Il est important d'administrer la dose à heures régulières par rapport à la prise d’aliments. Ne pas
administrer avec des aliments riches en graisses.
Voie d’administration
Sialanar doit être pris par voie orale.
Instructions d’utilisation
Comment utiliser la seringue pour administration orale
Retirez le bouchon de sécurité enfant du flacon.
Insérez l'orifice de l'adaptateur pour seringue à l'intérieur du col du flacon (cela a peut-être déjà été fait
par le pharmacien).
Insérez l'extrémité de la seringue pour administration orale à l’intérieur de l'adaptateur pour seringue
et vérifiez que la mise en place est sécurisée.
Laissez la seringue pour administration orale en place et retournez le flacon. Tirez lentement sur le
piston jusqu'au niveau correct (voir les tableaux pour la dose correcte). Vérifiez que vous avez prélevé
la quantité correcte. Le volume maximal de la dose la plus élevée est de 6 ml.
30
Retournez le flacon en position verticale.
Retirez la seringue pour administration orale en tenant le flacon et en effectuant doucement une
rotation de la seringue.
Placez la seringue pour administration orale dans la bouche de l'enfant et pressez doucement le piston
pour libérer lentement le médicament.
Après utilisation, laissez l'adaptateur pour seringue au niveau du col du flacon.
Replacez le bouchon.
La seringue pour administration orale doit être lavée licatement à l'eau tiède et séchée après chaque
utilisation (c'est-à-dire trois fois par jour). N’utilisez pas de lave-vaisselle.
Si le médicament est administré à votre enfant par une sonde d'alimentation, rincez la sonde avec
10 ml d'eau après avoir administré le médicament.
Si vous avez donné plus de Sialanar à votre enfant que vous n’auriez dû
Il est important de vous assurer qu'une dose précise est administrée à chaque fois afin de prévenir les
effets nocifs de Sialanar observés avec les erreurs de dosage ou un surdosage.
Vérifiez sur la seringue que le niveau du produit à prélever est correct avant d'administrer Sialanar.
Consultez immédiatement un médecin si l'enfant a reçu trop de Sialanar, même s'il semble aller bien.
Si vous oubliez d'administrer Sialanar
Administrez la dose suivante lorsqu'elle est prévue. N'administrez pas de dose double pour compenser
la dose oubliée.
Si vous arrêtez de donner Sialanar à votre enfant
Aucun effet de sevrage n’est attendu lors de l'arrêt de Sialanar. Le médecin de l'enfant pourra décider
d'arrêter le traitement par Sialanar si les effets indésirables ne peuvent pas être pris en charge en
réduisant la dose.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à
votre médecin ou à votre pharmacien.
4. Quels sont les effets indésirables éventuels
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne
surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Si l'un des effets indésirables graves suivants survient, arrêtez d'utiliser le médicament et consultez de
toute urgence un médecin.
Constipation (difficulté à émettre des selles) – très fréquent
Difficulté à uriner (rétention urinaire) très fréquent
Pneumonie (infection thoracique sévère) – fréquent
Réaction allergique (éruption cutanée, démangeaisons, éruption cutanée rouge avec surélévation
et démangeaisons (urticaire), difficultés à respirer ou à déglutir, étourdissements) fréquence
inconnue
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Les effets indésirables suivants peuvent être le signe d'une réaction allergique sévère. S'ils se
produisent, conduisez l'enfant au centre d'urgences le plus proche et emportez le médicament avec
vous.
Gonflement de la langue, des lèvres, du visage ou de la gorge principalement (signes possibles
d'un angiœdème) – fréquence inconnue
Les autres effets indésirables incluent :
Très fréquents (pouvant affecter plus de 1 personne sur 10)
Sécheresse buccale
Difficultés à émettre des selles (constipation)
Diarrhées
Vomissements
Bouffées vasomotrices
Congestion nasale
Incapacité à vider complètement la vessie (rétention urinaire)
Réduction des sécrétions dans le thorax
Irritabili
Fréquents (pouvant affecter jusqu'à 1 personne sur 10)
Infection des voies respiratoires supérieures (infection thoracique)
Pneumonie (infection thoracique sévère)
Infection des voies urinaires
Somnolence (envie de dormir)
Agitation
Fièvre (pyrexie)
Saignements de nez (épistaxis)
Éruption cutanée
Peu fréquents (pouvant affecter jusqu'à 1 personne sur 100)
Mauvaise haleine (halitose)
Infection fongique (muguet) de la gorge (candidose œsophagienne)
Contractions anormales du tractus digestif lors de l'ingestion d'aliments (troubles de la motili
gastro-intestinale)
Un trouble des muscles et des nerfs dans l'intestin qui provoque une obstruction ou un blocage
(pseudo-obstruction)
Élargissement de la pupille des yeux (mydriase)
Mouvement oculaire involontaire (nystagmus)
Maux de tête
Déshydratation
Soif en climat chaud
Autres effets indésirables survenant avec des anticholinergiques mais dont la fréquence avec le
glycopyrronium est inconnue
Réaction allergique (éruption cutanée, démangeaisons, éruption cutanée rouge avec surélévation
et démangeaisons (urticaire), difficultés à respirer ou à déglutir, étourdissements)
Réaction allergique sévère (angiœdème) ; les signes incluent un gonflement de la langue, des
lèvres, du visage ou de la gorge principalement
Nervosité, hyperactivité, capacité d'attention limitée, frustration, sautes d'humeur, crises de
colère ou comportement explosif, sensibilité excessive, gravité ou tristesse, épisodes de pleurs
fréquents, peur
Insomnie (difficulté à dormir)
Augmentation de la pression dans l'œil (qui pourrait provoquer un glaucome), photophobie
(sensibilité à la lumière), sécheresse oculaire
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Fréquence cardiaque lente suivie par une fréquence cardiaque rapide, palpitations et battements
cardiaques irréguliers
Inflammation et gonflement des sinus (sinusite)
Envie de vomir (nausée)
Sécheresse cutanée
Capacité réduite à transpirer, qui peut provoquer une fièvre et un coup de chaleur
Besoin fréquent d'uriner
Les effets indésirables peuvent parfois être difficiles à reconnaître chez les patients atteints de
problèmes neurologiques qui ne peuvent pas exprimer facilement comment ils se sentent.
Si vous pensez qu'un effet secondaire préoccupant est survenu à la suite d’une augmentation de dose,
il convient de diminuer celle-ci à la dose précédemment utilisée et de contacter votre médecin.
Indiquez à votre médecin si vous remarquez des changements de comportement ou tout autre
changement chez l'enfant.
Déclaration des effets indésirables
Si votre enfant ressent un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à ou votre
pharmacien. Ceci s'applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.
Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de
déclaration décrit à l'Annexe V.
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d'informations sur la sécurité
du médicament.
5. Comment conserver Sialanar
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
Ce médicament doit être utilisé dans les 2 mois suivant la première ouverture du flacon.
N'utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l'emballage. La date de
péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Sialanar ne doit pas être utilisé si l'emballage a été ouvert ou endommagé.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre
pharmacien comment éliminer les médicaments que vous n'utilisez plus. Ces mesures contribueront à
protéger l'environnement.
6. Contenu de l’emballage et autres informations
Ce que contient Sialanar
Le principe actif est le glycopyrronium.
Chaque ml de solution contient 400 microgrammes de bromure de glycopyrronium équivalents à
320 microgrammes de glycopyrronium.
Les autres ingrédients sont le benzoate de sodium (E211) (voir rubrique 2 « Sialanar contient du
sodium et du sel de benzoate »), arôme framboise (contenant du propylène glycol E1520), sucralose
(E955), acide citrique (E330) et eau purifiée.
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Comment se présente Sialanar et contenu de l’emballage extérieur
Sialanar solution buvable est un liquide limpide et incolore. Il est fourni dans un flacon en verre ambré
de 60 ml ou 250 ml dans un emballage en carton. Chaque carton contient un flacon, une seringue pour
administration orale de 8 ml et un adaptateur pour seringue.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
Proveca Pharma Ltd
2 Dublin Landings
North Wall Quay
Dublin 1
Irlande
Fabricant
Lusomedicamenta - Sociedade Técnica Farmacêutica S.A.,
Estrada Consiglieri Pedroso 69-B,
Queluz de Baixo,
2730-055 Barcarena,
Portugal
Unither Liquid Manufacturing,
1-3 Allée de la Neste,
Z.I. d'en Sigal,
31770 Colomiers,
France
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est
Autres sources d’informations
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence
européenne des médicaments : https://www.ema.europa.eu.