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Les patients doivent être informés que tout symptôme évocateur d’une endophtalmie ou toute autre
pathologie citée précédemment doit être signalé sans délai, p. ex., douleur oculaire, vision trouble, etc.
(voir le RCP, rubrique 4.8).
Tous les patients présentant une déchirure de la capsule postérieure du cristallin, notamment ceux qui
ont un implant postérieur (suite à une chirurgie de la cataracte, par exemple) et/ou ceux qui présentent
une ouverture de l’iris vers la cavité vitréenne (suite à une iridectomie, par exemple) avec ou sans
antécédents de vitrectomie, ont un risque de migration de l’implant vers la chambre antérieure. La
migration de l’implant vers la chambre antérieure peut entraîner un œdème de la cornée. Un œdème de
la cornée sévère persistant pourrait évoluer jusqu’à nécessiter une greffe de cornée. Chez ces patients,
hormis les patients présentant une contre-indication (voir le RCP rubrique 4.3) qui ne doivent pas
recevoir OZURDEX, OZURDEX doit être administré avec prudence et uniquement après une
évaluation attentive des risques et bénéfices. Ces patients doivent faire l’objet d’une surveillance étroite
afin de permettre le diagnostic et la prise en charge précoces de la migration du dispositif.
L’administration de corticoïdes, dont OZURDEX, peut provoquer des cataractes (notamment des
cataractes sous-capsulaires postérieures), une élévation de la PIO, un glaucome cortisonique et peut
entraîner des infections oculaires secondaires.
Dans les études cliniques dans l’OMD sur trois ans, 59 % des patients dont l’œil phaque a été traité par
OZURDEX ont subi une chirurgie de la cataracte de l’œil étudié (voir le RCP rubrique 4.8).
Suite à la première injection, l’incidence de la cataracte apparaît plus élevée chez les patients présentant
une uvéite non-infectieuse du segment postérieur par comparaison aux patients présentant une
OBVR/OVCR. Dans les études cliniques portant sur l’OBVR/OVCR, la cataracte a été rapportée plus
fréquemment chez les patients phaques ayant reçu une seconde injection (voir le RCP rubrique 4.8). Un
seul patient sur 368 a dû subir une intervention chirurgicale de la cataracte au cours du premier
traitement et trois patients sur 302 durant le second traitement. Dans l’étude portant sur l’uvéite non-
infectieuse, 1 patient sur les 62 patients phaques a subi une intervention chirurgicale de la cataracte à la
suite d’une seule injection.
La prévalence d’une hémorragie conjonctivale chez les patients présentant une uvéite non infectieuse du
segment postérieur apparaît plus élevée par comparaison aux patients présentant une OBVR/OVCR et
un OMD. Ceci pourrait être imputable à la procédure d’injection intravitréenne ou à l’utilisation
concomitante de traitements locaux et/ou systémiques corticoïdes ou d’anti-inflammatoires non-
stéroïdiens. Aucun traitement n’est nécessaire dans la mesure où la résolution est spontanée.
Comme attendu avec les traitements corticoïdes oculaires et les injections intravitréennes, une
augmentation de la pression intraoculaire (PIO) peut être observée. L’augmentation de la PIO est
généralement contrôlée par des médicaments visant à diminuer la PIO (voir le RCP rubrique 4.8). Parmi
les patients présentant une augmentation de la PIO supérieure ou égale à 10 mmHg par rapport à la
pression intraoculaire initiale, la grande majorité a présenté cette augmentation entre 45 et 60 jours
après l’injection. Par conséquent, une surveillance régulière de la PIO, quelle que soit la PIO initiale, est
nécessaire et toute augmentation doit être prise en charge de manière adaptée après l’injection. Les
patients âgés de moins de 45 ans présentant un œdème maculaire suite à une occlusion veineuse
rétinienne ou une inflammation du segment postérieur de l’œil sous forme d’uvéite non-infectieuse sont
plus susceptibles de présenter une augmentation de la PIO.
Les corticoïdes doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant des antécédents
d’infection oculaire virale (par exemple, par Herpès simplex) et ne doivent pas être utilisés en cas
d’infection oculaire active par Herpès simplex.
La sécurité et l’efficacité d’OZURDEX administré simultanément dans les deux yeux n’ont pas été
étudiées. Un traitement bilatéral de façon simultanée n’est donc pas recommandé.