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Chez le chien, la prolongation de l’intervalle QTc n’a été observée qu’à des expositions largement
supérieures à l’exposition maximale observée chez l’homme, et a donc peu de signification clinique.
Une dose orale de 5 mg a été administrée deux fois par jour pendant 2,5 jours à 102 volontaires sains,
jeunes et âgés, des deux sexes, sans prolongation significative de l’intervalle QTc par rapport au
placebo. La fourchette des pics plasmatiques d’olopatadine à l’état d’équilibre (35 à 127 ng/ml)
observée dans cette étude correspond au moins à 70 fois la marge de sécurité de l’olopatadine
administrée par voie locale quant aux effets sur la repolarisation cardiaque.
Dans le cas d’un tel surdosage, une surveillance et une prise en charge appropriées du patient doivent
être mises en place.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
5.1 Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : médicaments ophtalmologiques ; décongestionnants et
antiallergiques ; autres antiallergiques, Code ATC: S01GX09
L’olopatadine est un agent antiallergique/antihistaminique, puissant et sélectif, qui agit par des
mécanismes d’action multiples et variés. Il antagonise l’histamine (le premier médiateur de la réponse
allergique chez l'homme) et empêche les cellules épithéliales de la conjonctive humaine de sécréter
des cytokines inflammatoires induites par l’histamine. Les données provenant des études in vitro
suggèrent qu'il peut agir sur les mastocytes de la conjonctive humaine pour inhiber la libération des
médiateurs pro-inflammatoires. Chez les patients ayant les conduits nasolacrymaux non obstrués,
l’administration oculaire locale de Opatanol semble réduire les signes et symptômes de la sphère
nasale accompagnant fréquemment les conjonctivites allergiques saisonnières. Il ne provoque pas de
modification significative du diamètre de la pupille.
5.2 Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Comme pour d’autres médicaments administrés localement, il existe une absorption systémique de
l’olopatadine. Cependant, l’absorption systémique d’olopatadine après administration locale est
minime, allant de concentrations plasmatiques inférieures au seuil de sensibilité du dosage
(< 0,5 ng/ml) jusqu’à des concentrations de 1,3 ng/ml. Ces concentrations sont 50 à 200 fois moins
importantes que celles mesurées à la suite de doses orales bien tolérées.
Elimination
D’après les études de pharmacocinétique effectuées après une administration orale, la demi-vie
plasmatique de l’olopatadine est d’environ 8 à 12 heures et l’élimination est principalement rénale.
Environ 60-70% de la dose est retrouvée dans les urines sous forme de substance active. Deux
métabolites, le mono-desméthyl et le N-oxyde sont détectés en faible concentration dans les urines.
L’olopatadine étant excrétée dans les urines essentiellement sous forme de substance active inchangée,
sa pharmacocinétique sera modifiée en cas d’insuffisance rénale, avec des pics de concentration
plasmatique 2,3 fois plus élevés chez des patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance
moyenne de la créatinine de 13,0 ml/min) que chez des adultes sains. A la suite d’une administration
orale de 10 mg chez des patients traités par hémodialyse (pour cause d’anurie), les concentrations
plasmatiques d’olopatadine sont significativement plus basses le jour de l’hémodialyse par rapport au
jour sans hémodialyse, ce qui suggère que l’olopatadine peut être éliminée par hémodialyse.
A la suite d’administrations orales de 10 mg d’olopatadine chez des jeunes (âge moyen : 21 ans) et
chez des sujets âgés (âge moyen : 74 ans), des études comparant les paramètres pharmacocinétiques
n’ont pas montré de différence significative pour les concentrations plasmatiques (ASC), la liaison aux
protéines plasmatiques ou l'excrétion urinaire de substance active inchangée et des métabolites.