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La SSP médiane évaluée par le CRIA selon les critères RECIST 1.1 était plus longue dans le bras du
céritinib par rapport au bras de la chimiothérapie pour les deux sous-groupes de patients avec
métastases cérébrales et sans métastases cérébrales. La SSP médiane chez les patients avec des
métastases cérébrales était de 10,7 mois (IC à 95% : 8,1 ; 16,4) contre 6,7 mois (IC à 95% : 4,1 ; 10,6)
dans le bras du céritinib et de la chimiothérapie respectivement, avec un HR=0,70 (IC à 95% : 0,44 ;
1,12). La SSP médiane chez les patients sans métastases cérébrales était de 26,3 mois (IC à 95% :
15,4 ; 27,7) contre 8,3 mois (IC à 95% : 6,0 ; 13,7) dans le bras du céritinib et de la chimiothérapie
respectivement, avec un HR=0,48 (IC à 95% : 0,33 ; 0,69).
Patients atteints d’un CBNPC avancé ALK-positif préalablement traités – Etude de phase 3,
randomisée, A2303 (ASCEND-5)
L’efficacité et la sécurité de céritinib dans le traitement de patients atteints d’un CBNPC avancé ALK-
positif ayant préalablement reçu un traitement par crizotinib, ont été démontrés dans l’étude A2303 de
phase 3, en ouvert, randomisée, internationale et multicentrique.
Un total de 231 patients atteints d’un CBNPC avancé ALK-positif ayant préalablement reçu un
traitement par crizotinib et par chimiothérapie (un ou deux lignes de traitement incluant un doublet de
chimiothérapie base de platine) ont été inclus dans l’analyse. Cent quinze (115) patients ont été
randomisés dans le bras de céritinib et cent seize (116) ont été randomisés dans le bras de la
chimiothérapie (recevant soit du pemetrexed soit du docétaxel). Soixante-treize (73) patients avaient
reçu du docétaxel et 40 avaient reçu du pemetrexed. Dans le bras du céritinib, 115 patients ont été
traités par 750 mg une fois par jour à jeun. L’âge médian était de 54,0 ans (intervalle : de 28 à 84
ans) ; 77,1% des patients avaient moins de 65 ans. Un total de 55,8% des patients étaient des femmes.
64,5% de la population de l’étude étaient de type caucasien, 29,4% asiatique, 0,4% africain et 2,6%
d’autres origines ethniques. La majorité des patients avaient un adénocarcinome (97,0%) et n’avaient
soit jamais fumé ou étaient d’anciens fumeurs (96,1%). Le statut de performance ECOG était 0/1/2
chez respectivement 46,3%/47,6%/6,1% des patients, et 58,0% des patients étaient atteints de
métastases cérébrales à l’inclusion. Tous les patients avaient été préalablement traités par le crizotinib.
Tous les patients, excepté un, avaient également été traités préalablement une chimiothérapie (y
compris un doublet à base de platine) et 11,3% des patients dans le bras du céritinib et 12,1% des
patients dans le bras de la chimiothérapie avaient été préalablement traités par deux cycles de
chimiothérapie pour traiter leur cancer avancé.
Les patients étaient autorisés à continuer le traitement qui leur avait été attribué dans l’étude en cas de
progression si l’investigateur estimait qu’il y avait un bénéfice clinique continu. Les patients
randomisés dans le bras de la chimiothérapie pouvaient passer dans l’autre bras pour recevoir céritinib
en cas de progression de la maladie selon les critères RECIST et confirmée par le CRIA.
La durée de suivi médiane était de 16,5 mois (de la randomisation jusqu’à la date du cut-off).
L’étude a atteint son critère principal en démontrant une amélioration statistiquement significative de
la SSP évaluée par le CRIA avec une réduction du risque estimée à 51% dans le bras du céritinib par
rapport au bras de la chimiothérapie (voir Tableau 4 et Figure 3). Le bénéfice obtenu en terme de SSP
dans le bras de céritinib était similaire dans les divers sous-groupes définis en fonction de l’âge, du
genre, de l’ethnie, du statut tabagique, du statut de performance ECOG, et de la présence de
métastases cérébrales ou de la réponse préalable au crizotinib. Le bénéfice en terme de SSP était par
ailleurs confirmé par l’évaluation de l’investigateur local, et par l’analyse du taux de réponse objective
(TRO) et du taux de contrôle de la maladie (TCM).
Les données de la SG étaient immatures avec 48 évènements (41,7%) dans le bras céritinib et
50 évènements (43,1%) dans le bras de la chimiothérapie, correspondant approximativement à 50%
des évènements nécessaires pour l’analyse finale de la SG. De plus, 81 patients (69,8%) du bras de la
chimiothérapie ont par la suite reçu céritinib comme premier traitement antinéoplasique après l’arrêt
du traitement de l’étude.
Les données d’efficacité de l’étude A2303 sont résumées dans le Tableau 4, et les courbes de Kaplan-
Meier pour la SSP et la SG sont représentées respectivement dans les Figures 3 et 4.