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4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi
Hépatotoxicité
Le sotorasib peut provoquer une hépatotoxicité, ce qui pourrait entrainer des lésions hépatiques
d’origine médicamenteuse ou une hépatite. Le sotorasib a été associé à des élévations transitoires des
taux de transaminases sériques (ALAT et ASAT), de phosphatase alcaline et de bilirubine totale lors
des essais cliniques en monothérapie à la dose de 960 mg. Chez un total de 740 patients atteints de
tumeurs solides présentant la mutation KRAS G12C ayant reçu LUMYKRAS 960 mg en monothérapie
une fois par jour, l’incidence de l’hépatotoxicité est la plus élevée dans le sous-groupe de patients
ayant reçu une immunothérapie peu de temps (≤ 3 mois) avant de débuter le traitement par
LUMYKRAS (38 %), par rapport à ceux ayant débuté LUMYKRAS plus de 3 mois après la dernière
dose d’immunothérapie (17 %) ou n’ayant jamais reçu d’immunothérapie (22 %). Indépendamment du
temps écoulé depuis l’immunothérapie antérieure, 87 % des cas d’élévations se sont améliorés ou
résolus avec l’interruption du traitement par LUMYKRAS et l’instauration d’une corticothérapie. Des
taux élevés d’enzymes hépatiques ont entraîné l’arrêt du traitement chez respectivement 10 %, 2 % et
0 % des patients ayant reçu une immunothérapie antérieure ≤ 3 mois auparavant, > 3 mois auparavant,
et n’ayant jamais reçu d’immunothérapie. Parmi les 740 patients atteints de tumeurs solides présentant
la mutation KRAS G12C ayant reçu la dose de 960 mg par voie orale une fois par jour, 26 % ont
présenté une hépatotoxicité et 13 % ont présenté une hépatotoxicité ayant entraîné l’arrêt du traitement
et/ou la réduction de la dose. Globalement, 41 % des patients présentant une hépatotoxicité ont reçu
des corticostéroïdes concomitamment. L’augmentation des enzymes hépatiques peut être
asymptomatique. Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance de la fonction hépatique (ALAT,
ASAT, phosphatase alcaline et bilirubine totale) avant l’instauration du traitement par LUMYKRAS,
toutes les 3 semaines pendant les 3 premiers mois du traitement, puis une fois par mois ou selon les
indications cliniques, avec des contrôles plus fréquents chez les patients ayant récemment reçu une
immunothérapie et chez les patients présentant des événements d’hépatotoxicité graves. En fonction
de la gravité des anomalies observées en laboratoire, le traitement par LUMYKRAS doit être
interrompu jusqu’au retour à un niveau ≤ 3 × LSN ou ≤ 3 × valeur de référence (si celle-ci était
anormale) et une corticothérapie doit être envisagée, et la dose de LUMYKRAS doit être modifiée ou
le traitement définitivement arrêté (voir rubrique 4.2).
Pneumopathie interstitielle (PI)/pneumopathie inflammatoire
LUMYKRAS peut causer une PI/pneumopathie inflammatoire potentiellement mortelle. Chez des
patients traités par LUMYKRAS, ayant été préalablement exposés à une immunothérapie ou une
radiothérapie, des cas de PI/pneumopathie inflammatoire ont été décrits (voir rubrique 4.8). Une
immunothérapie récente (≤ 3 mois) avant le début du traitement par LUMYKRAS peut être considérée
comme un facteur de risque de PI/pneumopathie inflammatoire. Surveiller le patient en cas
d’apparition ou d’aggravation de symptômes pulmonaires indiquant une PI/pneumopathie
inflammatoire (par exemple, dyspnée, toux, fièvre). En cas de suspicion de PI/pneumopathie
inflammatoire, suspendre immédiatement l’administration de LUMYKRAS et éliminer les autres
étiologies. Le traitement sera arrêté définitivement si aucune autre cause de PI/pneumopathie
inflammatoire n’est identifiée (voir rubrique 4.2).
Utilisation dans la population atteinte d’insuffisance hépatique
Il n’existe pas de données relatives à la sécurité et l’efficacité cliniques de plusieurs doses de
LUMYKRAS en cas d’administration à des patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou
sévère (Child-Pugh B et C). Aucune recommandation posologique ne peut être établie.
Intolérance au lactose
LUMYKRAS contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total
en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares)
ne doivent pas prendre ce médicament.