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Populations particulières
Insuffisance rénale
Par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale (DFGe ≥ 90 mL/min/1,73 m
2
), l’ASC du
solriamfetol était plus élevée d’environ 1,5 fois, 2,3 fois et 4,4 fois et le t
1/2
était augmenté d’environ
1,2 fois, 1,9 fois et 3,9 fois chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (DFGe de 60 à
89 mL/min/1,73 m
2
), modérée (DFGe de 30 à 59 mL/min/1,73 m
2
) ou sévère (DFGe
< 30 mL/min/1,73 m
2
) respectivement. En général, les valeurs de la C
max
moyenne et du T
max
médian
n’étaient pas modifiées par l’insuffisance rénale.
Chez les patients atteints d’insuffisance rénale terminale (IRT) non hémodialysés et chez les patients
atteints d’IRT sous hémodialyse, l’ASC du solriamfetol était plus élevée d’environ 6,2 et 4,6 fois
respectivement et le t
1/2
était augmenté d’au moins 13 fois par rapport aux sujets ayant une fonction
rénale normale (DFGe ≥ 90 mL/min/1,73 m
2
).
Chez les patients atteints d’IRT, 21 % de la dose de solriamfetol en moyenne ont été éliminés par
hémodialyse.
Âge, sexe, groupe ethnique
L’analyse PK de population a indiqué que les covariables intrinsèques d’âge, de sexe et de groupe
ethnique n’ont pas d’effets cliniquement pertinents sur la pharmacocinétique du solriamfetol.
5.3 Données de sécurité préclinique
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de génotoxicité et de fertilité mâle et
femelle n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
Des études de toxicologie en administration répétée avec administration orale quotidienne ont été
menées chez la souris (durée de 3 mois, dose sans effet nocif observé DSENO : 17 mg/kg/jour), le
rat (durée de 6 mois avec une période de récupération de 3 mois, DSENO non établie, dose minimale
avec effet nocif observé DMENO : 29 mg/kg/jour) et le chien (durée de 12 mois avec une période de
récupération de 3 mois, DSENO non établie, DMENO : 8 mg/kg/jour). Les marges de sécurité du
solriamfetol sur la base des ASC déterminées dans ces études (à partir de la comparaison avec l’ASC
clinique à la dose maximale recommandée chez l’homme de 150 mg par jour) étaient < 1 chez la
souris (sur la base de la DSENO) et < 2 chez le rat et le chien (sur la base de la DMENO), en raison
principalement d’effets pharmacologiques excessifs du solriamfetol sur l’activité du SNC.
Des études de cancérogenèse à long terme ont été effectuées chez la souris avec administration de
doses orales de solriamfetol de 20, 65 et 200 mg/kg/jour pendant une durée allant jusqu’à
104 semaines et chez le rat avec administration de doses orales de solriamfetol de 35, 80 et
200 mg/kg/jour pendant une durée allant jusqu’à 101 semaines. Le solriamfetol n’a pas augmenté
l’incidence d’anomalies néoplasiques dans ces études de cancérogenèse à vie. À la dose élevée
correspondant à la dose maximale recommandée chez l’homme (DMRH, 150 mg/jour), les marges de
sécurité sur la base des ASC étaient d’environ 7,8 chez la souris et d’environ 20,7 chez le rat. Du fait
des résultats négatifs des études de génotoxicité et de l’absence d’augmentation de l’incidence de
tumeurs dans les deux études de cancérogenèse, il peut être conclu que le solriamfetol n’entraîne pas
de risque de carcinogénicité chez l’homme. Par rapport aux animaux témoins, le taux de survie était
diminué chez les souris (mâles) traitées par le solriamfetol, avec une diminution maximale à la dose de
65 mg/kg/jour (marge de sécurité sur la base de l’ASC d’environ 2,9 par rapport à la DMRH), mais
pas chez les rats traités par le solriamfetol.
Développement embryonnaire et fœtal
Les effets possibles sur le développement embryonnaire et fœtal ont été étudiés chez des rates et des
lapines gravides. Une toxicité embryonnaire et fœtale (augmentation des pertes post-implantation chez
le rat, augmentation de l’incidence d’anomalies squelettiques incluant des défauts d’alignement des
sternèbres chez le rat et le lapin, une rotation des membres postérieurs, une courbure des os des
membres chez le rat et diminution du poids des fœtus chez les deux espèces) et un situs inversus chez