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4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
L’incidence et la sévérité des effets indésirables augmentent généralement avec l’augmentation des
posologies. Si le traitement est interrompu pendant plus de trois jours, il devra être réinitié à 1,5 mg
2 fois par jour afin de limiter l’apparition d’effets indésirables (ex. vomissements).
Des réactions cutanées au site d’application peuvent apparaître avec le dispositif transdermique de
rivastigmine et sont généralement d’intensité légère à modérée. Ces réactions ne sont pas révélatrices
en soi d’une sensibilisation. Toutefois, l’utilisation du dispositif transdermique de rivastigmine est
susceptible d’entraîner une dermite allergique de contact.
Une dermite allergique de contact doit être suspectée si les réactions au site d’application se diffusent
au-delà de la taille du dispositif transdermique, en présence d’une réaction locale plus intense
manifeste (p. ex. érythème accru, œdème, papules, vésicules) et si les symptômes ne s’améliorent pas
significativement dans les 48 heures suivant le retrait du dispositif transdermique. Dans ces cas, le
traitement doit être arrêté (voir rubrique 4.3).
Les patients développant des réactions au site d’application suggérant une dermatite allergique de
contact au dispositif transdermique de rivastigmine et qui nécessitent encore un traitement par
rivastigmine doivent changer pour la rivastigmine orale uniquement après un test allergique négatif et
sous surveillance médicale étroite. Il est possible que certains patients sensibles à la rivastigmine suite
à une exposition au dispositif transdermique de rivastigmine ne puissent prendre de rivastigmine sous
aucune forme.
Après commercialisation de la rivastigmine, il y a eu de rares cas de patients ayant présenté
une dermite allergique (disséminée) lors de l’administration de rivastigmine quelle que soit la voie
d’administration (orale, transdermique). Dans ces cas, le traitement doit être interrompu
(voir rubrique 4.3).
Les patients et le personnel soignant doivent être informés en conséquence.
Ajustement posologique : des effets indésirables (tels que : hypertension et hallucinations chez les
patients atteints de la maladie d’Alzheimer et, aggravation des symptômes extrapyramidaux, en
particulier tremblements, chez les patients atteints d’une démence associée à la maladie de Parkinson)
ont été observés à la suite d’une augmentation de la dose. Ces effets peuvent disparaître après une
diminution de la dose. Dans d’autres cas, le traitement par rivastigmine a été arrêté (voir rubrique 4.8).
Des troubles gastro-intestinaux tels que nausées, vomissements et diarrhées sont dose-dépendants, et
peuvent survenir particulièrement lors de l’instauration du traitement et/ou de l’augmentation
posologique (voir rubrique 4.8). Ces effets indésirables surviennent plus particulièrement chez les
femmes. Les patients montrant des signes ou des symptômes de déshydratation résultant de
vomissements ou de diarrhées prolongés, si reconnus et pris en charge rapidement, peuvent être traités
par des solutions de réhydratation par voie intraveineuse et une diminution de la dose ou un arrêt du
traitement. La déshydratation peut avoir de graves conséquences.
Les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer peuvent perdre du poids. Les inhibiteurs de la
cholinestérase, rivastigmine y compris, ont été associés à des pertes de poids chez ces patients. Durant
le traitement, le poids des patients doit être surveillé.
En cas de vomissements sévères associés à un traitement par la rivastigmine, les doses doivent être
ajustées de manière appropriée, comme recommandé en rubrique 4.2. Quelques cas de vomissements
sévères ont été associés à une rupture de l'œsophage (voir rubrique 4.8). De tels évènements sont
apparus en particulier après des augmentations de dose ou avec des doses élevées de rivastigmine.
La rivastigmine sera utilisée avec prudence chez les patients présentant une maladie du nœud sinusal
ou des troubles de la conduction cardiaque (bloc sino-auriculaire, bloc atrio-ventriculaire)
(voir rubrique 4.8).