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métabolites MAT et DAT. Le rôle de la MAT et de la DAT dans l’effet global de Cufence sur le taux
de cuivre reste à déterminer chez les patients atteints de la maladie de Wilson.
La trientine est métabolisée par acétylation via la spermidine/spermine N-acétyltransférase et non via
la N-acétyltransférase 2.
Élimination
Après absorption, la trientine et ses métabolites sont rapidement excrétés dans les urines, soit liés au
cuivre, soit non liés. La fraction de la trientine administrée par voie orale non absorbée est liée au
cuivre intestinal et est éliminée par excrétion fécale.
La demi-vie d'élimination de la trientine est d'environ 4 heures (t
1/2
moyen de 3,8 ± 1,3 heures mesurés
à l’état stationnaire chez les patients atteints de la maladie de Wilson et de 4,4 ± 4,7 heures mesurés
après une dose unique chez les volontaires sains).
Les demi-vies d’élimination des deux métabolites étaient de 14,1 ± 3,7 heures pour la MAT et de 8,5 ±
3,0 heures pour la DAT après l’administration d’une dose unique de trientine chez les volontaires
sains.
Populations spéciales
Âge / sexe / poids
Les données des études cliniques menées chez des patients adultes sains indiquent que l'âge, le sexe et
le poids corporel ne semblent pas influencer la pharmacocinétique de la trientine.
Origine ethnique
Aucune analyse pharmacocinétique n'a été réalisée sur les différences interethniques.
5.3 Données de sécurité préclinique
Les données non cliniques issues d’une série d’études de pharmacologie de sécurité cardiovasculaire,
toxicologie en administration répétée, génotoxicité et toxicité pour le développement embryo-fœtal
n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
Les effets observés dans les études non cliniques sont, dans une large mesure, compatibles avec une
carence en cuivre induite dans le plasma et le foie d’animaux présentant auparavant des taux de cuivre
normaux et pouvaient donc être attribués à l’action pharmacologique de la trientine. Les principaux
résultats toxicologiques associés à la trientine, qui ont généralement été observés chez toutes les
espèces examinées, comprenaient une perte de poids ou un gain de poids plus faible, une altération des
électrolytes urinaires, de faibles concentrations plasmatiques de cuivre et divers changements
histopathologiques dans les poumons (principalement une pneumonite interstitielle). Tous les effets
étaient réversibles, à l’exception des effets sur les poumons ; toutefois, les doses auxquelles ces effets
ont été observés sont beaucoup plus élevées que celles utilisées cliniquement. De plus, il y avait un
certain doute quant à la relation avec la trientine, puisque les résultats pulmonaires ont également été
observés chez la plupart des chiens témoins dans l’étude de 26 semaines. Chez le chien, on a observé
une ataxie, des tremblements, une démarche anormale et une sous-activité après l’administration de
doses très élevées de trientine. Certaines anomalies neurologiques fonctionnelles ont également été
identifiées, en particulier chez les animaux gravement atteints, mais aucune lésion nerveuse associée
n’a été observée. L’électrocardiographie n’a pas non plus été affectée.
Chez les femelles gravides, l’administration de doses élevées de trientine, associée à une réduction
significative de la cuprémie, a révélé un effet précoce sur la survie embryonnaire et un poids fœtal
légèrement plus faible. On n’a observé aucun signe de toxicité embryo-fœtale à des doses plus faibles,
malgré les réductions de la cuprémie liées à la dose. Ces effets ont été observés uniquement à des