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ANNEXE I
RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
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1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Ozawade 4,5 mg, comprimés pelliculés
Ozawade 18 mg, comprimés pelliculés
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Ozawade 4,5 mg, comprimé pelliculé
Chaque comprimé contient 4,45 mg de pitolisant sous forme de chlorhydrate de pitolisant.
Ozawade 18 mg, comprimé pelliculé
Chaque comprimé contient 17,8 mg de pitolisant sous forme de chlorhydrate de pitolisant.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimé pelliculé (comprimé).
Ozawade 4,5 mg, comprimé pelliculé
Comprimé pelliculé rond, blanc, biconvexe, de 3,7 mm de diamètre, marqué « 5 » sur une face.
Ozawade 18 mg, comprimé pelliculé
Comprimé pelliculé rond, blanc, biconvexe, de 7,5 mm de diamètre, marqué « 20 » sur une face.
4. INFORMATIONS CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Ozawade est indiqué pour améliorer l'éveil et réduire la somnolence diurne excessive (SDE) chez les
patients adultes présentant un Syndrome d’Apnées-Hypopnées Obstructives du Sommeil (SAHOS)
dont la somnolence n'a pas été traitée de manière satisfaisante par un traitement primaire du SAHOS
tel que la Pression Positive Continue des voies aériennes (PPC) ou ne tolérant pas ce traitement.
4.2 Posologie et mode d’administration
Le traitement doit être initié par un médecin spécialiste du SAHOS et des risques cardiovasculaires. Le
SAHOS doit être réévalué annuellement.
Ozawade n'est pas un traitement de l'obstruction des voies respiratoires chez les patients présentant un
SAHOS. Le traitement primaire du SAHOS doit être maintenu ou régulièrement reproposé chez les
patients n’ayant pas toléré le traitement primaire.
Posologie
Ozawade doit être utilisé à la dose efficace la plus faible, en fonction de la réponse clinique et de la
tolérance du patient. La dose thérapeutique optimale doit être atteinte par palier, sans dépasser la dose
de 18 mg/jour :
- 1ère semaine : posologie initiale de 4,5 mg (1 comprimé à 4,5 mg) par jour.
- 2ème semaine : la posologie peut être augmentée à 9 mg (2 comprimés à 4,5 mg) par jour.
- 3ème semaine : la posologie peut être augmentée à 18 mg (1 comprimé à 18 mg) par jour ou
diminuée à 4,5 mg (1 comprimé à 4,5 mg) par jour.
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La dose peut ensuite être diminuée (jusqu’à 4,5 mg par jour) à tout moment ou augmentée (jusqu’à 18
ou 36 mg par jour) selon l’évaluation du médecin et la réponse du patient.
La dose quotidienne totale doit être administrée en une seule prise le matin au cours du petit-déjeuner
et avant midi.
Maintien de l’efficacité
Les données d’efficacité à long terme étant limitées (voir rubrique 5.1), le maintien de l’efficacité du
traitement doit être évalué régulièrement par le médecin.
Populations particulières
Patients âgés
Les données disponibles chez les patients âgés sont limitées. Par conséquent, la posologie doit être
adaptée en fonction de la réponse clinique et de la tolérance individuelle.
Des cas d’insomnie ont été signalés à une fréquence plus élevée chez les patients âgées et la posologie
doit être ajustée en conséquence (voir rubrique 4.8).
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, la dose maximale quotidienne ne doit pas
dépasser 18 mg.
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement de dose n’est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh B), deux semaines après
l’instauration du traitement, la dose quotidienne peut être augmentée sans excéder une dose maximale
de 18 mg (voir rubrique 5.2).
Le pitolisant est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh
C) (voir rubrique 4.3).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Ozawade chez les enfants et adolescents (âgés de moins de 18 ans) n’ont
pas été établies. Il n’est pas justifié d’utiliser Ozawade dans la population pédiatrique.
Phénotype des métaboliseurs du CYP2D6
Par rapport aux métaboliseurs extensifs (normaux) du CYP2D6, on observe chez les métaboliseurs
lents du CYP2D6 une plus grande exposition systémique (jusqu'à 3 fois) et chez les métaboliseurs
ultra-rapides du CYP2D6 une exposition plus faible (de 0,8 fois). Aucune différence d'exposition
systémique n'est observée entre les métaboliseurs extensifs (normaux) et intermédiaires du CYP2D6.
Le schéma de titration par palier devra tenir compte de cette exposition plus élevée chez les
métaboliseurs lents du CYP2D6, et un ajustement posologique chez les patients dont le génotype du
CYP2D6 est connu peut être envisagé en fonction de la réponse clinique et de la tolérance individuelle
(voir rubrique 5.2).
De plus, aucune recommandation posologique ne peut actuellement être donnée pour les métaboliseurs
ultra-rapides du CYP2D6 prenant un inducteur du CYP3A, car la pharmacocinétique est actuellement
inconnue dans cette sous-population.
Mode d’administration
Voie orale.
4.3 Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C).
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Allaitement (voir rubrique 4.6).
4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi
Affections psychiatriques
Le pitolisant doit être administré avec prudence chez les patients présentant des antécédents de
troubles psychiatriques tels qu’une anxiété sévère ou une dépression sévère avec un risque d’idées
suicidaires. Des cas d’idées suicidaires ont été rapportés chez des patients ayant des antécédents
psychiatriques traités par le pitolisant.
Insuffisance hépatique
Le pitolisant doit être administré avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique
modérée (Child-Pugh B), et la posologie doit être adaptée conformément à la rubrique 4.2.
Affections gastro-intestinales
Des cas de troubles gastriques ont été rapportés avec le pitolisant, par conséquent, il doit être
administré avec prudence chez les patients présentant des troubles gastriques liés à l'hyperacidité (voir
rubrique 4.8) ou en cas de co-administration avec des médicaments irritants gastriques tels que les
corticostéroïdes ou AINS (voir rubrique 4.5).
Troubles de la nutrition
Le pitolisant doit être administré avec prudence chez les patients atteints d'obésité sévère ou d'anorexie
sévère (voir rubrique 4.8). En cas de changement de poids significatif, le traitement doit être réévalué
par le médecin.
Troubles cardiaques
Dans deux études spécifiques, des doses de pitolisant supra-thérapeutiques (6 à 12 fois la dose
thérapeutique, c’est-à-dire de 108 mg à 216 mg) ont produit une prolongation légère à modérée de
l'intervalle QTc (10-13 ms). Les patients souffrant de maladie cardiaque, d’hypertension à risque
d’évènements cardiovasculaires majeurs (ECM), traités avec d'autres médicaments allongeant
l’intervalle QT ou pouvant augmenter le risque de troubles de la repolarisation, ou traités avec des
médicaments augmentant de manière significative la C
max
et l’ASC (aire sous la courbe) du pitolisant
(voir rubrique 4.5) ou les patients atteints d'insuffisance rénale sévère ou d’insuffisance hépatique
modérée (voir rubrique 4.4) doivent être étroitement surveillés (voir rubrique 4.5).
Épilepsie
Des convulsions ont été rapportées à des doses élevées dans des modèles animaux (voir rubrique 5.3).
Dans les études cliniques, un cas d’aggravation d'épilepsie a été rapporté chez un patient épileptique. Il
convient d’être prudent chez les patients souffrant d'épilepsie sévère.
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et au
moins jusqu'à 21 jours après l'arrêt du traitement (sur la base de la demi-vie du pitolisant et de ses
métabolites). Le pitolisant peut réduire l'efficacité des contraceptifs hormonaux. Par conséquent, une
autre méthode de contraception efficace doit être utilisée si la patiente utilise des contraceptifs
hormonaux (voir rubriques 4.5 et 4.6).
Interaction avec d’autres médicaments
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L’association du pitolisant avec les substrats du CYP3A4 et ayant une marge thérapeutique étroite doit
être évitée (voir rubrique 4.5).
Abus, effet rebond, mésusage
Dans une étude spécifique, le pitolisant a montré un signal nul ou très faible suggérant un abus à la
dose thérapeutique de 36 mg et à des doses allant jusqu'à 216 mg ; par conséquent, le potentiel d'abus
ou de drogue récréative avec le pitolisant est très faible.
Aucun effet rebond n’a été observé au cours des études cliniques. Cependant, l’arrêt du traitement doit
être surveillé.
4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions
Interactions pharmacodynamiques
Antidépresseurs
Les antidépresseurs tricycliques ou tétracycliques (par exemple imipramine, clomipramine ou
mirtazapine) peuvent modifier l'efficacité du pitolisant car ils possèdent des propriétés antagonistes du
récepteur de l’histamine H1 et peuvent annuler l'effet de l'histamine endogène libérée dans le cerveau
sous l’effet du traitement par le pitolisant. Une alternative doit être utilisée.
Antihistaminiques
Les antihistaminiques (antagonistes du récepteur H1) qui traversent la barrière hémato-encéphalique
(par exemple maléate de phéniramine, chlorphéniramine, diphenhydramine, prométhazine,
mépyramine et doxylamine) peuvent altérer l’efficacité du pitolisant et une alternative doit être
utilisée.
Médicaments allongeant l’intervalle QT ou connus pour augmenter le risque de troubles de la
repolarisation (halopéridol, rispéridone, érythromycine, clarithromycine, roxithromycine, loratadine,
sildénafil).
L’association avec le pitolisant doit être faite sous une surveillance étroite (voir rubrique 4.4).
Interactions pharmacocinétiques
Chez les sujets métaboliseurs intermédiaires, extensifs (normaux) ou ultra-rapides du CYP2D6, le
CYP2D6 est la principale enzyme impliquée dans la biotransformation du pitolisant, le CYP3A est
impliqué dans une moindre mesure. Chez les sujets métaboliseurs lents du CYP2D6 ou métaboliseurs
intermédiaires, extensifs ou ultra-rapides du CYP2D6 prenant des inducteurs du CYP3A, le CYP3A
est significativement impliqué dans la biotransformation du pitolisant et le CYP2D6 est impliqué dans
une moindre mesure.
Médicaments affectant le métabolisme du pitolisant
- Inhibiteurs du cytochrome CYP2D6
Les inhibiteurs du CYP2D6 auront très probablement un effet sur la pharmacocinétique du pitolisant
chez les sujets qui sont des métaboliseurs intermédiaires, normaux ou ultra-rapides du CYP2D6 et ne
prenant aucun inducteur du CYP3A, mais pas chez les sujets qui sont des métaboliseurs lents du
CYP2D6 ou des métaboliseurs intermédiaires et normaux ou ultra-rapides du CYP2D6 et prenant des
inducteurs du CYP3A. Un ajustement de la posologie pendant l'association pourra éventuellement être
envisagé en fonction de la réponse et de la tolérance individuelle.
La co-administration du pitolisant avec la paroxétine seule ou en association avec des inhibiteurs du
CYP3A4, augmente de manière significative, et dans la même mesure,
la C
max
moyenne et l’ASC
0—72h
du pitolisant d’environ 1,5 et 2 fois respectivement. Compte tenu du doublement de l'exposition au
pitolisant, son administration concomitante avec des inhibiteurs du CYP2D6 (par exemple paroxétine,
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fluoxétine, venlafaxine, duloxétine, bupropion, quinidine, terbinafine, cinacalcet), seuls ou en
association avec des inhibiteurs du CYP3A4 (itraconazole, kétoconazole), doit être faite avec
prudence.
- Inducteurs d’enzyme
Les inducteurs du CYP3A auront très probablement un effet sur la pharmacocinétique du pitolisant
chez les métaboliseurs lents du CYP2D6 et les métaboliseurs ultra-rapides du CYP2D6 et leur effet
dans ces populations est actuellement inconnu. Une surveillance clinique doit être mise en place
lorsque les deux substances actives sont associées avec éventuellement un ajustement de la posologie
pendant l'association et une semaine après le traitement par l'inducteur. L'administration concomitante
de doses répétées de rifampicine diminue de manière significative la C
max
moyenne et l’ASC (aire sous
la courbe) du pitolisant d'environ 0,6 fois et 0,5 fois respectivement. Par conséquent, l'administration
concomitante de pitolisant avec des inducteurs puissants du CYP3A4 (par exemple rifampicine,
phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne) doit être faite avec prudence. Le millepertuis (Hypericum
perforatum) ayant un effet inducteur puissant du CYP3A4, il convient d’être prudent lorsqu'il est
associé au pitolisant.
-
Inhibiteurs du CYP3A4
Compte tenu de la voie de biotransformation in vitro, les inhibiteurs du CYP3A4 pourraient avoir un
effet sur la pharmacocinétique du pitolisant, plus particulièrement chez les métaboliseurs lents du
CYP2D6.
La combinaison du pitolisant avec le jus de pamplemousse et l'itraconazole a été évaluée chez des
volontaires sains. Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement pertinente entre les
médicaments n'a été mise en évidence avec l'une de ces combinaisons. Chez les métaboliseurs lents du
CYP2D6, la co-administration du pitolisant avec la paroxétine (un puissant inhibiteur du CYP2D6) en
association avec un inhibiteur du CYP3A4, peut augmenter modérément l’exposition par rapport à
l’administration avec la paroxétine seule, confirmant l’impact clinique mineur de l’inhibition du
CYP3A4.
Cependant, sur la base de la voie de biotransformation, la prudence est de mise lorsque le pitolisant est
co-administré avec à la fois des inhibiteurs du CYP2D6 et du CYP3A4, quel que soit le phénotype
CYP2D6 des patients, en raison d'une diminution significative de la clairance et d'une augmentation de
l'exposition.
-
Autre
Dans une étude clinique à doses répétées, l’association du pitolisant avec le probénécide a diminué
l’ASC du pitolisant d’environ 0,7 fois. Le mécanisme sous-jacent est inconnu. Un ajustement de la
posologie au cours de l'association pourrait éventuellement être envisagé en fonction de la réponse et
de la tolérance individuelles.
Médicaments dont le métabolisme peut être affecté par le pitolisant
- Substrats des CYP3A4 et CYP2B6
Une étude d'induction clinique a montré que le pitolisant est un faible inducteur du CYP3A (réduction
de 0,2 fois de l'exposition au midazolam).
Il convient donc d'éviter l'association de pitolisant avec des
substrats du CYP3A4 et ayant une marge thérapeutique étroite (par exemple immunosuppresseurs,
docétaxel, inhibiteurs de kinases, cisapride, pimozide, halofantrine) (voir rubrique 4.4). En ce qui
concerne les autres susbtrats du CYP3A4, du CYP2C (par ex. repaglinide, phénytoïne, warfarine), de
la P-gp (par ex. dabigatran, digoxine) et des UGT (par ex. morphine, paracétamol, irinotécan), il
convient d'être prudent en surveillant leur efficacité sur le plan clinique.
L’association du pitolisant avec les contraceptifs oraux devra être évitée et une autre méthode de
contraception fiable sera utilisée (voir rubrique 4.6).
- Substrats du transporteur OCT1
Le pitolisant peut être un inhibiteur cliniquement pertinent de l'OCT1 d’après des données in vitro et
une interaction cliniquement pertinente peut se produire avec des substrats de l'OCT1 (par exemple, la
metformine).
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Même si la pertinence clinique de cet effet n’est pas démontrée, la prudence est recommandée lorsque
le pitolisant est administré avec un substrat de l’OCT1 (par exemple, metformine (biguanides)) (voir
rubrique 5.2).
-
Autre
L’association du pitolisant avec le modafinil ou l’oxybate de sodium a été évaluée chez des
volontaires sains, aux doses thérapeutiques. Aucune interaction médicamenteuse pharmacocinétique
cliniquement significative n'a été mise en évidence avec le modafinil ou avec l’oxybate de sodium et
aucun ajustement de dose n’est nécessaire lorsque le pitolisant est administré avec les traitements
actuels des symptômes du SAHOS.
Le pitolisant diminue de 0,3 fois l'exposition à l'olanzapine.
Population pédiatrique
Les études d'interaction ont été réalisées uniquement chez l'adulte.
4.6 Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et au
moins jusqu'à 21 jours après l'arrêt du traitement (sur la base de la demi-vie du pitolisant et de ses
métabolites). Le pitolisant peut réduire l'efficacité des contraceptifs hormonaux. Par conséquent, une
autre méthode de contraception efficace doit être utilisée si la femme utilise des contraceptifs
hormonaux (voir rubrique 4.5).
Grossesse
Il n'y a pas ou peu de données sur l'utilisation du pitolisant chez la femme enceinte. Les études chez
l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction, y compris une tératogénicité. Chez le rat, le
pitolisant et/ou ses métabolites traversent la barrière placentaire (voir rubrique 5.3).
Le pitolisant ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si le bénéfice potentiel est supérieur aux
risques pour le fœtus.
Allaitement
Une étude animale a montré que le pitolisant et/ou ses métabolites sont excrétés dans le lait. Par
conséquent, l'allaitement est contre-indiqué pendant le traitement avec le pitolisant (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Une étude sur des animaux a montré des effets sur les paramètres du sperme, sans impact significatif
sur la reproduction chez les mâles et une diminution du pourcentage de fœtus vivants chez les femelles
traitées (voir rubrique 5.3).
4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le pitolisant a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Les patients présentant une somnolence anormale recevant du pitolisant doivent être avertis que leur
niveau de veille peut ne pas redevenir normal. Chez les patients présentant une somnolence excessive,
y compris les patients prenant du pitolisant, il convient de réévaluer périodiquement le niveau de
somnolence et le cas échéant, de recommander aux patients d'éviter de conduire ou d'effectuer d'autres
activités potentiellement dangereuses.
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4.8 Effets indésirables
Résumé du profil de tolérance
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont les suivants : céphalée 9,5%, insomnie
(tous types) 8,0%, anxiété 2,7%, nausée 2,3%, douleur abdominale 1,9% et vertige 1,7%.
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été reportés lors des études cliniques conduites avec le pitolisant.
Ils sont listés selon les termes préférentiels MedDRA par classe de systèmes d’organes. Les
fréquences sont définies comme : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥
1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur
la base des données disponibles). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont
présentés par ordre décroissant de gravité.
Fréquent
Peu fréquent
Infections et infestations
Zona
Infection virale des voies aériennes
supérieures
Affections hématologiques
et du système lymphatique
Alanine aminotransférase augmentée
Cholestérol sanguin augmenté
Pression artérielle augmentée
Triglycérides sanguins augmentés
Enzyme hépatique augmentée
Transaminases augmentées
Troubles du métabolisme et
de la nutrition
Intolérance à l’alcool
Appétit augmenté
Hypoglycémie
Poids diminué
Poids augmenté
Affections psychiatriques
Insomnie (tous types)
Trouble anxieux
Trouble du sommeil
Excitation confusionnelle
Troubles et perturbations de l’humeur
dépressive
Peur
Irritabili
Troubles de la nervosité
Trouble de la libido
Réaction de panique
Syndrome de sevrage
Affections du système
nerveux
Céphalée
Trouble du sommeil lié au rythme
circadien
Sensation vertigineuse
Dysgueusie
Hyperactivité psychomotrice
Migraine
Paralysie du sommeil
Hypotonie
Affections oculaires
Gonflement palpébral
Sécheresse oculaire
Photopsie
Affections de l’oreille et du
labyrinthe
Vertige
Acouphène
Affections cardiaques
Bloc auriculoventriculaire du premier
degré
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Palpitations
Tachycardie
Extrasystoles ventriculaires
Intervalle QT prolongé à
l’électrocardiogramme
Fréquence cardiaque augmentée
Affections vasculaires
Bouffée de chaleur
Hypertension
Crise aiguë d’hypertension
Affections respiratoires,
thoraciques et médiastinales
Bâillement
Toux
Dyspnée nocturne
Affections gastro-
intestinales
Nausée / Vomissement
Douleur abdominale et
gêne abdominale
Diarrhée
Constipation
Bouche sèche
Entérocolite
Selles décolorées
Trouble gastro-intestinal
Odeur de l’haleine
Flatulence
Hémorragie rectale
Hypersécrétion salivaire
Affections de la peau et du
tissu sous-cutané
Éruption cutanée
Hyperhidrose
Prurit
Érythème
Sueur froide
Sueurs nocturnes
Dermatite solaire
Affections musculo-
squelettiques et du tissu
conjonctif
Gêne dans un membre
Contractures musculaires
Myalgie
Arthralgie
Tendinite
Affections du rein et des
voies urinaires
Pollakiurie
Troubles généraux et
anomalies au site
d’administration
Douleur et ne
Asthénie
Fièvre
Soif
Œdème périphérique
Description de certains effets indésirables
Céphalée et insomnie
Au cours des études cliniques dans l’indication du SAHOS, des épisodes de maux de tête et
d’insomnie ont été rapportés (9,5% et 8,0%) plus fréquemment chez les femmes (maux de tête et
insomnie) et chez les personnes âgées (insomnie). La plupart de ces effets indésirables étaient
d’intensité légère à modérée (voir rubrique 4.2). La posologie doit être adaptée en conséquence.
Troubles gastriques
Des troubles gastriques, causés par l’hyperacidité, ont été rapportés au cours des études cliniques chez
3,5 % des patients recevant du pitolisant. Des taux plus élevés de nausées ont été rapportés chez les
femmes. Ces effets étaient généralement d’intensité légère à modérée. Si ces effets persistent, un
traitement correctif avec un inhibiteur de la pompe à protons peut être initié.
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Patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) faible/normal (<25)
Des céphalées, insomnies, nausées et anxiété ont été rapportées en plus grand nombre chez les patients
avec un IMC (indice de masse corporelle) faible ou normal. La posologie doit être adaptée en
conséquence.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle
permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de
santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration voir Annexe V.
4.9 Surdosage
Symptômes
Les symptômes d’un surdosage en pitolisant peuvent comporter des céphalées, une insomnie, une
irritabilité, des nausées et des douleurs abdominales.
Prise en charge
En cas de surdosage, il est recommandé d’hospitaliser le patient et de surveiller ses fonctions vitales.
Aucun antidote spécifique n’a été identifié.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
5.1 Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Autres médicaments du système nerveux, Code ATC: N07XX11
Mécanisme d’action
Le pitolisant est un antagoniste/agoniste inverse, actif par voie orale du récepteur H3 de l’histamine.
En bloquant ces récepteurs, il renforce l’activité des neurones histaminergiques cérébraux, un système
d’éveil majeur dont les projections s’étendent sur l’ensemble du cerveau. Le pitolisant module
également divers systèmes de neurotransmetteurs, augmentant la libération d'acétylcholine, de
noradrénaline et de dopamine dans le cerveau.
Efficacité et sécurité cliniques
L'efficacité du pitolisant dans le traitement de la somnolence diurne excessive (SDE) chez les patients
souffrant d’un syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) a été étudiée dans
deux études cliniques principales : HAROSA I et HAROSA II.
HAROSA I a étudié l'efficacité et la tolérance du pitolisant dans le traitement de la somnolence diurne
excessive chez les patients atteints d’un syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil
(SAHOS), et traités par Pression Positive Continue (PPC), se plaignant toujours de somnolence diurne
excessive (SDE). Il s'agissait d'une étude prospective, multicentrique, randomisée et en double
aveugle, comparant le pitolisant au placebo, avec une phase de 12 semaines en double aveugle. 244
patients ont été analysés (183 pour le pitolisant, 61 pour le placebo), dont 83% d'hommes. Les patients
étaient âgés en moyenne de 53 ans et 12% avaient plus de 65 ans. Les patients présentaient une
somnolence diurne excessive (un score sur l'échelle de somnolence d'Epworth [ESS] supérieur ou égal
à 12). Ils étaient traités par PPC depuis au moins 3 mois et se plaignaient toujours de somnolence
diurne excessive malgré les efforts déployés au préalable pour obtenir un traitement par PPC efficace.
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Le critère principal était la variation du score sur l'échelle de somnolence d'Epworth (ESS) entre le
début et la fin du traitement. Pendant la phase en double aveugle, la dose maximale prescrite était de
18 mg pour 79,8 % des patients du groupe de traitement actif et pour 88,5 % des patients du groupe
placebo. La dose maximale était atteinte après une période de trois semaines de titrage, en
commençant par 4,5 mg.
Au cours de la période de traitement de 12 semaines, une amélioration significative de l’ESS par
rapport au placebo a été rapportée avec le pitolisant (tableau 1).
Tableau 1 : résumé des résultats d'efficacité après 12 semaines dans HAROSA I
Paramètres
Groupe
traitement (n)
Score de base
(à V2)
Score final
(à V6)
Changement
Différence par
rapport au
placebo IC 95%
P-value
ESS (SD)
Placebo (61)
14,6 (2,8)
12,1 (6,4)
-2,75
-2,6 [-3,9;-1,4] P<0,001
Pitolisant (183)
14,9 (2,7)
9 (4,8)
-5,52
Figure 1 Modifications du score de l'échelle de somnolence d'Epworth (ESS) dans l'étude
P09-08 - Phase en double aveugle - Population en ITT (N = 244)
HAROSA II a étudié l'efficacité et la tolérance du pitolisant dans le traitement de la somnolence
diurne excessive chez les patients atteints d’un syndrome d'apnées-hypopnées obstructives (SAHOS)
refusant le traitement par Pression Positive Continue (PPC). Il s'agissait d'une étude prospective,
multicentrique, randomisée et en double aveugle, comparant le pitolisant à un placebo, avec une phase
de 12 semaines en double aveugle suivie d'une phase d'extension ouverte de 40 semaines. 268 patients
ont été analysés (201 pour le pitolisant, 67 pour le placebo) dont 75% d'hommes. Les patients étaient
âgés en moyenne de 52 ans et 12% avaient plus de 65 ans. Les patients avaient un score sur l'échelle
de somnolence d'Epworth [ESS] supérieur ou égal à 12 et refusaient d'être traités par PPC, et se
plaignaient toujours de somnolence diurne excessive.
Le critère principal était la variation du score de l'échelle d'Epworth (ESS) entre le début et la fin du
traitement. Pendant la phase en double aveugle, la dose maximale prescrite était de 18 mg pour 82,5 %
des patients du groupe de traitement actif et pour 86,6 % des patients du groupe placebo.
Au cours de la période de traitement de 12 semaines, une amélioration significative de l’ESS par
rapport au placebo a été rapportée avec le pitolisant (Modèle ANCOVA ajusté pour ESS et IMC à V2
et centre d'étude comme effet aléatoire) (tableau 2).
12
Tableau 2 : résumé des résultats de l'efficacité après 12 semaines dans HAROSA II
Paramètres
Groupe de
traitement (n)
Score de base (à
V2)
Score final (à
V6)
Changement
Différence par
rapport au
placebo IC
95%
P-value
ESS (SD)
Placebo (67)
15,7 (3,6)
-3,6
-2,8 [-4,0;-1,5] P<0,001
Pitolisant (201)
15,7 (3,1)
-6,3
Figure 2 Modifications du score de l'échelle de somnolence d'Epworth (ESS) dans l'étude
P09-09 - Phase en double aveugle - Population en ITT (N = 268)
Dans une analyse approfondie, les deux études HAROSA ont été comparées et combinées, montrant
des améliorations significatives du pitolisant par rapport au placebo sur les principaux paramètres (test
OSleR, Echelle de fatigue Pichot et CGI).
Tableau 3 : Principaux résultats d’efficacité dans l’analyse combinée HAROSA I HAROSA II
Moyenne
95% IC
p
Test OSleR
(1)
1,18
1,02; 1,35
P=0,022
Echelle de fatigue Pichot
(2)
-1,27
-2,30; -0,23
P=0,017
CGI
(3)
-0,63
-0,84; -0,47
P<0,001
1) ratio moyen pitolisant/placebo
2) effet traitement
3) différence pitolisant-placebo
Données en ouvert
Les patients qui ont participé à la période en double aveugle de 12 semaines des études HAROSA I et
HAROSA II ont pu participer à la phase en ouvert de 40 semaines. L'objectif principal de la phase en
ouvert était l’évaluation de la tolérance et l'efficacité à long terme du pitolisant jusqu'à 18 mg/jour. Le
maintien de l'effet du pitolisant dans la somnolence diurne excessive chez les patients atteints de
SAHOS n'a pas été établi dans des études en double aveugle et contrôlés versus placebo. Dans l’étude
HAROSA I, 1,5% des patients ont interrompu leur participation à l'étude pendant la phase en ouvert,
en raison d'un manque d'efficacité et 4,0% en raison d'événements indésirables. Dans l’étude
13
HAROSA II, 1,3% des patients ont interrompu leur participation à l'étude pendant la phase en ouvert
en raison d'un manque d'efficacité et 2,5% en raison d'événements indésirables.
HAROSA III était une étude prospective, randomisée, en double aveugle (12 semaines), contrôlée par
placebo, menée auprès de 361 patients atteints d’un syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du
sommeil (SAHOS). Les sujets se plaignaient de SDE malgré un traitement par PPC ou souffraient de
SDE en ayant refule traitement par PPC. Les sujets ont été randomisés pour recevoir du pitolisant
(n = 242) ou un placebo (n = 119). La dose de pitolisant a été augmentée de 9 à 18 mg, puis, en
fonction de la réponse du patient, soit elle est restée stable, soit elle a été augmentée à 36 mg, soit elle
a été réduite à 9 mg. Les sujets sont restés à une dose stable pendant 9 semaines. Le critère defficaci
principal était la variation par rapport à la valeur initiale du score de léchelle de somnolence
d’Epworth (ESS) à la fin du traitement. Sous pitolisant (36 mg une fois par jour), le score ESS a été
amélioré de 14,5 points à 9,3 points, tandis que sous placebo il a été amélioré de 14,0 points à
11,8 points. La différence était de 2,6 points (p<0,001). L’amélioration de lEDS évaluée par le score
ESS est du même ordre de grandeur que celle observée dans les autres essais menés chez des patients
atteints de SAHOS. Aucune différence de réponse n’a été observée entre les sujets traités par PPC et
les sujets refusant la PPC.
Population pédiatrique
L’Agence européenne du médicament a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études
réalisées avec Ozawade dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique chez des patients
souffrant d’un syndrome d'apnées-hypopnées obstructives (SAHOS) (voir rubrique 4.2 pour les
informations concernant l’usage pédiatrique).
5.2 Propriétés pharmacocinétiques
L’exposition au pitolisant a été évaluée chez des volontaires sains lors d’études menées chez plus de
200 sujets qui ont reçu des doses de pitolisant par administration unique allant jusqu’à 216 mg et
pendant des durées allant jusqu’à 28 jours.
Absorption
Le pitolisant est bien et rapidement absorbé avec une concentration plasmatique maximale atteinte
environ trois heures après l'administration. La C
max
et l'ASC à l'état d'équilibre (moyenne géométrique,
CV%) de la dose thérapeutique (18 mg) sont respectivement de 35,5 ng/mL (59,2%) et 378 ng.h/mL
(86,3%).
Lors d'administrations répétées, l'état d'équilibre est atteint après 5 à 6 jours d'administration, ce qui
entraîne une augmentation du taux sérique d'environ 2 fois. La variabilité interindividuelle est plutôt
élevée (Geom CV% de 59,2 et 86,3 pour la C
max
et l’ASC
0-24h
respectivement), certains volontaires
montrant un profil élevé aberrant (sans problèmes de tolérance).
La pharmacocinétique du pitolisant n'est pas influencée par la prise alimentaire concomitante.
Distribution
Le pitolisant est fortement lié aux protéines sériques (91,4-95,2 %) et montre une distribution
pratiquement égale entre les globules rouges et le plasma.
Le pitolisant est largement distribué avec un volume apparent de distribution de 5-10 L/kg.
Biotransformation
Le métabolisme du pitolisant chez l’homme est bien caractérisé et représente la principale voie
d’élimination. Les principaux métabolites non conjugués sont des formes clivées de pitolisant
conduisant à des métabolites majeurs inactifs de type acide carboxylique, dont trois sont majeurs et
dans une moindre mesure cinq dérivés hydroxylés/N-oxydés dans plusieurs positions, trouvés dans
l'urine et le sérum. En combinant la contribution de l'enzyme déterminée in vitro avec l'exposition des
principaux métabolites identifiés dans l'étude du bilan de masse, la contribution globale estimée des
enzymes CYP dans le métabolisme pitolisant est de 60% pour le CYP2D6 et d'environ 30% pour le
CYP3A4/3A5 lorsque le phénotype du CYP2D6 est de type métaboliseur extensif (normal). Plusieurs
14
métabolites conjugués ont été identifiés, les principaux (inactifs) étant deux conjugués à la glycine de
métabolites de type acide carboxylique du pitolisant et un glucuronide d'un métabolite cétonique et
monohydroxy-désaturé du pitolisant.
Inhibition/Induction
Sur les microsomes hépatiques, le pitolisant et ses principaux métabolites n'inhibent pas
significativement les activités des cytochromes CYP1A2, CYP2C9, CYP2C19, CYP2C8, CYP2B6,
CYP2E1 ou CYP3A4 et des isoformes d'uridine diphosphate glucuronosyl transférases UGT1AT1,
UGT1A4, UGT1A6, UGT1A9 and UGT2B7 jusqu’à des concentrations de 13,3 µM, un niveau
considérablement plus élevé que les niveaux atteints avec la dose thérapeutique. Le pitolisant est un
inhibiteur du CYP2D6 de puissance modérée (CI
50
= 2,6 µM).
D'après les données in vitro, le pitolisant et ses principaux métabolites peuvent induire le CYP3A4 et
le CYP2B6 à des concentrations thérapeutiques et, par extrapolation, le CYP2C, les UGT et la P-gp.
Une étude clinique a été menée pour évaluer l'effet du pitolisant sur le CYP3A4 et le CYP2B6 en
utilisant le midazolam et le bupropion comme substrat modèle du CYP3A4 et du CYP2B6,
respectivement. Le pitolisant n'affecte pas la pharmacocinétique du bupropion et n'est donc pas un
inducteur du CYP2B6 ou du CYP1A2 et doit être considéré comme un inducteur limite/faible du
CYP3A4 aux concentrations cliniquement pertinentes.
Des études in vitro montrent que le pitolisant n’est ni un substrat ni un inhibiteur de la P-gp
(glycoprotéine P) humaine et de la BCRP (protéine de résistance du cancer du sein). Le pitolisant n’est
pas un substrat des OATP1B1 et OATP1B3. Le pitolisant n’est pas un inhibiteur important des OAT1,
OAT3, OCT2, OATP1B1, OATP1B3, MATE1, ou MATE2K à la concentration testée. Le pitolisant a
montré une inhibition supérieure à 50% envers l’OCT1 (transporteurs de cations organiques 1) à la
concentration de 1,33 µM, la concentration inhibitrice CI
50
extrapolée du pitolisant est de 0,795 µM
(voir rubrique 4.5).
Élimination
La demi-vie plasmatique du pitolisant est de 10 à 12 heures.
L’élimination est principalement urinaire (environ 90 %) sous la forme de métabolites
pharmacologiquement inactifs non conjugués et de métabolites conjugués à la glycine et glucuronide.
Une faible fraction (2,3 %) est retrouvée dans les fèces,
Linéarité/non-linéarité
Une évaluation croisée des données à dose unique montre que les expositions au pitolisant augmentent
proportionnellement avec des doses comprises entre 18 et 216 mg de pitolisant, mais légèrement plus
que proportionnellement à la dose pour des doses cliniques de 4,5 à 18mg.
Populations particulières
Il est peu probable qu'il y ait des différences cliniquement significatives de la pharmacocinétique du
pitolisant en raison du sexe. Le pitolisant n'a pas été étudié chez la population obèse avec un IMC> 40
kg / m
2
.
Patients âgés
Les paramètres pharmacocinétiques du pitolisant ne sont pas modifiés entre des patients âgés de 68 à
80 ans et des patients plus jeunes (18 à 45 ans). Une légère variation de la cinétique sans pertinence
clinique a été observée au-delà de 80 ans. Les données disponibles chez les patients âgés sont limitées.
En conséquence, la posologie devra être ajustée en fonction du statut de la fonction rénale et hépatique
(voir rubriques 4.2 et 4.4).
Insuffisance rénale
Chez des patients insuffisants rénaux (stade 2 à 4 selon la classification internationale des maladies
rénales chroniques, soit une clairance de la créatinine comprise entre 15 et 89 ml/min), il a été observé
une augmentation d’un facteur de 2,5 de la C
max
et l’ASC (voir rubrique 4.2). Le mécanisme sous-
jacent est inconnu.
15
Insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (Child-Pugh A), l'ASC a augmenté d'un
facteur 1,4 tandis que la C
max
est restée inchangée, par rapport aux volontaires sains normaux.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh B), l'ASC a augmenté
d'un facteur 2,4, tandis que la C
max
est restée inchangée (voir rubrique 4.2). La pharmacocinétique du
pitolisant après administration répétée chez des patients présentant une insuffisance hépatique n'a pas
encore été évaluée.
Race
Toutes les études ont été réalisées principalement chez des Caucasiens (Caucasiens = 270; Noirs = 38;
Asiatiques = 20; Autres = 3). Sur la base des données fournies par le demandeur, l'exposition semble
être similaire entre les différentes races.
Phénotypes du CYP2D6 et polymorphisme du CYP3A
L'exposition au pitolisant était plus élevée chez les métaboliseurs lents du CYP2D6 après une dose
unique et à l'état d'équilibre. La C
max
et l'ASC
(0-tau)
étaient environ 2,7 fois et 3,2 fois supérieures au
jour 1 et 2,1 fois et 2,4 fois supérieures au jour 7. La demi-vie sérique du pitolisant était plus longue
chez les métaboliseurs lents du CYP2D6 que chez les métaboliseurs extensifs (normaux).
Chez les sujets métaboliseurs intermédiaires, extensifs (normaux) ou ultra-rapides du CYP2D6, le
CYP2D6 est la principale enzyme impliquée dans la biotransformation du pitolisant, le CYP3A est
impliqué dans une moindre mesure et le polymorphisme génétique du CYP3A4 et du CYP3A5 est peu
susceptible d'avoir un effet significatif sur la pharmacocinétique du pitolisant.
Chez ces sujets, les inhibiteurs du CYP2D6 auront un effet sur la pharmacocinétique du pitolisant, et
pas les inhibiteurs du CYP3A. Chez les sujets métaboliseurs ultrarapides du CYP2D6, les inducteurs
du CYP3A peuvent conduire à une élimination encore plus rapide du pitolisant et à des expositions
plus faibles par rapport aux autres sous-groupes. Cela peut entraîner des expositions inférieures aux
concentrations thérapeutiques.
Chez les sujets métaboliseurs lents du CYP2D6 ou métaboliseurs intermédiaires, extensifs ou ultra-
rapides du CYP2D6 prenant des inducteurs du CYP3A, le CYP3A est significativement impliqué dans
la biotransformation du pitolisant et le CYP2D6 est impliqué dans une moindre mesure. Ce n'est que
dans ces conditions que les polymorphismes génétiques des CYP3A4 et 3A5 peuvent avoir un effet
significatif sur la pharmacocinétique du pitolisant.
Chez les sujets qui sont des métaboliseurs lents du CYP2D6, les inhibiteurs et inducteurs du CYP3A
auront un effet bien moindre sur la pharmacocinétique du pitolisant et des inhibiteurs du CYP2D6.
Chez les sujets métaboliseurs intermédiaires, extensifs ou ultra-rapides du CYP2D6 prenant un
inducteur du CYP3A, un inhibiteur du CYP3A entraînera une diminution de la contribution du
CYP3A au métabolisme global. Cependant, l'exposition est très probablement similaire à celle des
sujets qui ne prennent pas d'inducteur du CYP3A. Ainsi, dans cette sous-population, il est peu
probable que l'inhibition du CYP3A affecte la pharmacocinétique du pitolisant.
5.3 Données de sécurité préclinique
Chez le rat, des épisodes de convulsions transitoires réversibles sont survenus à T
max
et pourraient être
imputables à un métabolite abondant chez cette espèce mais non chez l’homme. Chez le singe et aux
plus fortes doses, des signes cliniques transitoires liés au système nerveux central, dont des
vomissements, des tremblements et des convulsions ont été rapportés. Aux plus fortes doses, les rats
ont présenté des modifications histopathologiques limitées dans certains organes (foie, duodénum,
thymus, glandes surrénales et poumons).
Le pitolisant bloque le canal hERG avec une CI
50
dépassant les concentrations thérapeutiques et induit
un faible allongement du QTc chez le chien.
16
Des études précliniques réalisées chez la souris, le singe et le rat ont évalué la dépendance et le
potentiel addictogène. Cependant, aucune conclusion définitive ne peut être tirée des études de
tolérance, dépendance et d'auto-administration.
Le pitolisant ne présente aucun effet génotoxique ni cancérogène.
Un effet tératogène du pitolisant a été observé à des doses toxiques maternelles (marge de sécuri
pour la tératogenèse de 7,3 et 2,6 chez le rat et le lapin, respectivement). À fortes doses, le pitolisant a
entrainé des anomalies morphologiques des spermatozoïdes et une diminution de la motilité, sans effet
significatif sur les indices de fertilité chez les rats mâles ; le pitolisant a également entraîné une
diminution du pourcentage d’embryons vivants et une augmentation des pertes post-implantatoires
chez les rats femelles (marge de sécurité de 2,3). Le pitolisant a entraîné un retard de développement
post-natal (marge de sécurité de 2,3).
Le pitolisant et/ou ses métabolites traversent la barrière placentaire et sont secrétés dans le lait
maternel chez l’animal.
Etudes de toxicité juvénile
Les études de toxicité juvénile chez le rat ont indiqué que l’administration de fortes doses de pitolisant
avait induit une mortalité liée à la dose et des épisodes de convulsions qui pourraient être attribuables
à un métabolite abondant chez le rat mais non chez l’homme.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
6.1 Liste des excipients
Noyau du compri
Cellulose microcristalline (E460)
Crospovidone type A (E1202)
Talc (E553b)
Stéarate de magnésium
Silice colloïdale anhydre (E551)
Pelliculage
Alcool polyvinylique (E1203)
Dioxyde de titane (E171)
Macrogol 3350 (E1521)
Talc (E553b)
6.2 Incompatibilités
Sans objet.
6.3 Durée de conservation
3 ans
6.4 Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur
17
Flacon en polyéthylène haute densité (PEHD) muni d’un bouchon à vis inviolable à fermeture de
sécurité enfant en polypropylène muni d’un dessicant (gel de silice).
Ozawade 4,5 mg
Flacon de 30 ou 90 comprimés.
Ozawade 18 mg
Flacon de 30 ou 90 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6 Précautions particulières d’élimination
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Bioprojet Pharma
9, rue Rameau
75002 Paris
France
Tel: +33 (0)1 47 03 66 33
Fax: +33 (0)1 47 03 66 30
e-mail: contact@bioprojet.com
8. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/21/1546/001
EU/1/21/1546/002
EU/1/21/1546/003
EU/1/21/1546/004
9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 22/07/2021
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence
européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.
18
ANNEXE II
A. FABRICANT(S) RESPONSABLE(S) DE LA LIBÉRATION
DES LOTS
B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DÉLIVRANCE ET
D’UTILISATION
C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE
L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE
UTILISATION SÛRE ET EFFICACE DU MÉDICAMENT
19
A. FABRICANT(S) RESPONSABLE(S) DE LA LIBÉRATION DES LOTS
Nom et adresse du (des) fabricant(s) responsable(s) de la libération des lots
Ozawade 18 mg
Inpharmasci
ZI N°2 de Prouvy-Rouvignies
1 rue Nungesser
59121 Prouvy
France
Ozawade 4,5 mg
Patheon
40 Boulevard de Champaret
38300 Bourgoin-Jallieu
France
Le nom et l’adresse du fabricant responsable de la libération du lot concerné doivent figurer sur la
notice du médicament.
B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DÉLIVRANCE ET D’UTILISATION
Médicament soumis à prescription médicale restreinte (voir annexe I: Résumé des Caractéristiques du
Produit, rubrique 4.2).
C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE L’AUTORISATION DE MISE SUR
LE MARCHÉ
Rapports périodiques actualisés de sécurité (PSURs)
Les exigences relatives à la soumission des PSURs pour ce médicament sont définies dans la
liste des dates de référence pour l’Union (liste EURD) prévue à l’article 107 quater, paragraphe
7, de la directive 2001/83/CE et ses actualisations publiées sur le portail web européen des
médicaments.
D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE UTILISATION SÛRE ET
EFFICACE DU MÉDICAMENT
Plan de gestion des risques (PGR)
Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché réalise les activités de pharmacovigilance et
interventions requises décrites dans le PGR adopté et présenté dans le Module 1.8.2 de
l’autorisation de mise sur le marché, ainsi que toutes actualisations ultérieures adoptées du PGR.
De plus, un PGR actualisé doit être soumis :
à la demande de l’Agence Européenne des Médicaments;
dès lors que le système de gestion des risques est modifié, notamment en cas de réception de
nouvelles informations pouvant entraîner un changement significatif du profil bénéfice/risque,
ou lorsqu’une étape importante (pharmacovigilance ou réduction du risque) est franchie.
20
ANNEXE III
ÉTIQUETAGE ET NOTICE
21
A. ÉTIQUETAGE
22
MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR
ETUI CARTON
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Ozawade 4,5 mg, comprimés pelliculés
pitolisant
2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)
Chaque comprimé pelliculé contient 4,45 mg de pitolisant sous forme de chlorhydrate de pitolisant.
3. LISTE DES EXCIPIENTS
4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU
30 comprimés pelliculés.
90 comprimés pelliculés.
5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION
Lire la notice avant utilisation.
Voie orale.
6. MISE EN GARDE SPÉCIALE INDIQUANT QUE LE MÉDICAMENT DOIT ÊTRE
CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉE DES ENFANTS
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉCIALE(S), SI NÉCESSAIRE
8. DATE DE PÉREMPTION
EXP
9. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON
UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A
LIEU
23
11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE
MARCHÉ
Bioprojet Pharma
9, rue Rameau
75002 Paris
France
12. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/21/1546/001
EU/1/21/1546/004
13. NUMÉRO DU LOT
Lot
14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE
15. INDICATIONS D’UTILISATION
16. INFORMATIONS EN BRAILLE
Ozawade 4,5 mg
17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D
code-barres 2D portant l'identifiant unique inclus.
18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉES LISIBLES PAR LES HUMAINS
PC
SN
NN
24
MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS
PRIMAIRES
ETIQUETTE
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION
Ozawade 4,5 mg, comprimés pelliculés
pitolisant
Voie orale
2. MODE D’ADMINISTRATION
3. DATE DE PÉREMPTION
EXP
4. NUMÉRO DU LOT
Lot
5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ
30 comprimés
90 comprimés
6. AUTRE
25
MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR
ETUI CARTON
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
Ozawade 18 mg, comprimés pelliculés
pitolisant
2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)
Chaque comprimé pelliculé contient 17,8 mg de pitolisant sous forme de chlorhydrate de pitolisant.
3. LISTE DES EXCIPIENTS
4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU
30 comprimés pelliculés.
90 comprimés pelliculés.
5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION
Lire la notice avant utilisation.
Voie orale.
6. MISE EN GARDE SPÉCIALE INDIQUANT QUE LE MÉDICAMENT DOIT ÊTRE
CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉE DES ENFANTS
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉCIALE(S), SI NÉCESSAIRE
8. DATE DE PÉREMPTION
EXP
9. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON
UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A
LIEU
26
11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE
MARCHÉ
Bioprojet Pharma
9, rue Rameau
75002 Paris
France
12. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/21/1546/002
EU/1/21/1546/003
13. NUMÉRO DU LOT
Lot
14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE
15. INDICATIONS D’UTILISATION
16. INFORMATIONS EN BRAILLE
Ozawade 18 mg
17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D
code-barres 2D portant l'identifiant unique inclus.
18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉES LISIBLES PAR LES HUMAINS
PC
SN
NN
27
MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS
PRIMAIRES
ETIQUETTE
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION
Ozawade 18 mg, comprimés pelliculés
pitolisant
Voie orale
2. MODE D’ADMINISTRATION
3. DATE DE PÉREMPTION
EXP
4. NUMÉRO DU LOT
Lot
5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ
30 comprimés
90 comprimés
6. AUTRE
28
B. NOTICE
29
Notice: Information du patient
OZAWADE 4,5 mg, comprimés pelliculés
OZAWADE 18 mg, comprimés pelliculés
pitolisant
Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des
informations importantes pour vous.
- Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
- Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, ou votre pharmacien.
- Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il
pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
- Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, ou votre
pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette
notice. Voir rubrique 4.
Que contient cette notice ?
1. Qu’est-ce que OZAWADE et dans quels cas est-il utilisé
2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre OZAWADE
3. Comment prendre OZAWADE
4. Quels sont les effets indésirables éventuels?
5. Comment conserver OZAWADE
6. Contenu de l’emballage et autres informations
1. Qu’est-ce que OZAWADE et dans quels cas est-il utilisé ?
Ozawade contient le principe actif pitolisant.
Ozawade est un médicament utilisé pour améliorer l’éveil et réduire la somnolence diurne excessive
(SDE) chez les patients adultes atteints d’un syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil
(SAHOS). Il est utilisé quand la somnolence n’a pas été traitée de façon satisfaisante par un traitement
primaire du SAHOS tel que la pression positive continue (PPC) ou chez les patients qui ne tolèrent pas
la PPC.
Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil est une affection qui vous fait arrêter de
respirer pendant 10 secondes ou plus pendant le sommeil. Cela peut provoquer une somnolence diurne
excessive et une tendance à s'endormir soudainement dans des situations inappropriées.
La substance active, le pitolisant, agit en s'attachant à des récepteurs sur les cellules du cerveau qui
sont impliqués dans la stimulation de la vigilance. Cet effet permet de réduire la somnolence diurne et
la fatigue.
2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre OZAWADE ?
Ne prenez jamais OZAWADE
- Si vous êtes allergique à la substance active d’Ozawade (pitolisant) ou à l’un des autres
composants contenus dans ce médicament mentionnés dans la rubrique 6.
- Si vous avez des problèmes hépatiques graves, car Ozawade est normalement dégradé dans le foie
et des taux élevés peuvent apparaitre chez les patients dont la fonction hépatique est gravement
atteinte.
- Si vous allaitez.
Avertissements et précautions
Parlez à votre médecin avant de prendre Ozawade si l’une des situations ci-dessous vous concerne :
30
- Si vous avez souffert d’anxiété ou de dépression avec des pensées suicidaires.
- Si vous souffrez de troubles du foie ou du rein, car il peut être nécessaire d’adapter votre dose.
- Si vous avez un ulcère gastrique ou vous prenez des médicaments qui peuvent irriter votre
estomac tels que les médicaments qui réduisent les inflammations, car des réactions gastriques
peuvent survenir avec Ozawade.
- Si vous êtes en surpoids ou vous avez un poids insuffisant, car vous pouvez avoir un changement
de votre poids corporel (augmentation ou diminution) en prenant Ozawade.
- Si vous avez des problèmes cardiaques. Votre médecin devra vérifier cela régulièrement pendant
que vous prenez Ozawade.
- Si vous avez une épilepsie grave.
Ozawade ne remplace pas votre traitement primaire de la SAHOS tel que la PPC. Vous devez
continuer à utiliser un tel traitement en plus de Ozawade.
Si vous êtes dans l’un des cas ci-dessus, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant de
prendre Ozawade.
Enfants et adolescents
Les enfants et les adolescents ne doivent pas prendre Ozawade.
Autres médicaments et OZAWADE
Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre
tout autre médicament. Ozawade peut affecter la façon dont les autres médicaments fonctionnent et les
autres médicaments peuvent affecter la façon dont Ozawade fonctionne. Votre médecin peut avoir
besoin d’ajuster la dose que vous prenez.
Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez l'un des médicaments suivants :
- des antidépresseurs tels que clomipramine, duloxétine, fluoxétine, imipramine, mirtazapine,
paroxétine et venlafaxine
- le bupropion, utilisé comme antidépresseur ou pour aider à l’arrêt du tabac,
- des médicaments pour traiter des allergies appelés anti-histaminiques tels que maléate de
phéniramine, chlorphéniramine, diphenhydramine, prométhazine, mépyramine et doxylamine
- la rifampicine, un antibiotique utilisé pour traiter la tuberculose ou d’autres infections,
- des médicaments antiépileptiques (pour contrôler les convulsions) tels que la phénytoïne, la
carbamazépine et le phénobarbital,
- la quinidine, la digoxine (utilisées pour traiter les troubles du rythme cardiaque),
- le millepertuis (Hypericum perforatum), un remède à base de plantes pour la dépression,
- le cinacalcet utilisé pour le traitement des troubles de la glande parathyroïde,
- la terbinafine utilisée pour traiter les infections dues à des champignons,
- la metformine, le répaglinide utilisés pour traiter le diabète,
- des médicaments pour traiter le cancer tels que le docétaxel, l'irinotecan,
- le cisapride utilisé pour traiter le reflux gastrique,
- le pimozide utilisé pour traiter certains troubles mentaux,
- l'halofantrine utilisée pour traiter le paludisme,
- l'éfavirenz, un médicament antiviral pour traiter le VIH,
- la morphine utilisée pour traiter les douleurs graves,
- le paracétamol utilisé pour traiter la douleur,
- des médicaments anticoagulants (qui évitent la formation de caillots de sang) comme le
dabigatran et la warfarine ,
- le probénécide (utilisé dans le traitement de la goutte et de l’arthrite goutteuse)
- des médicaments pour traiter la douleur, l’inflammation et la fièvre comme l’aspirine, le
diclofénac, l’ibuprofène, le meloxicam et le naproxène,
- des contraceptifs hormonaux (pour le contrôle des naissances), voir section « Grossesse » ci-
dessous.
Le pitolisant peut être utilisé en association avec le modafinil ou l’oxybate de sodium.
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Grossesse et allaitement
Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse,
demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.
Grossesse
Ozawade ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sans avis médical. Il n'y a pas suffisamment
d'informations sur le risque de prendre Ozawade pendant la grossesse. Si vous êtes une femme, vous
devez prendre un contraceptif pendant votre traitement avec Ozawade et au moins jusqu'à 21 jours
après l'arrêt du traitement. Comme Ozawade peut diminuer l'efficacité des contraceptifs hormonaux,
une autre méthode de contraception efficace doit être utilisée.
Allaitement
Vous devez cesser d’allaiter si vous prenez Ozawade. Ozawade passe dans le lait maternel chez
l’animal.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
Vous pouvez vous sentir somnolent ou votre capacité à vous concentrer peut être diminuée. Vous devez
être prudent lors d’activités qui nécessitent de la concentration telles que la conduite de véhicules et
l’utilisation de machines. Si vous ne savez pas si votre état exerce un effet négatif sur votre aptitude à
conduire, parlez-en avec votre médecin ou à votre pharmacien.
3. Comment prendre OZAWADE ?
Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou
de votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.
Le traitement commence généralement avec une dose de 4,5 mg une fois par jour et est
progressivement augmenté pendant une période de trois semaines jusqu’à la dose la plus appropriée. À
tout moment, votre médecin peut augmenter ou diminuer votre dose en fonction de la façon dont le
médicament fonctionne pour vous et comment vous le tolérez. La dose journalière maximale est de
36 mg.
Plusieurs jours peuvent être nécessaires avant de ressentir le bénéfice du médicament, et le bénéfice
maximal est généralement ressenti au bout de quelques semaines.
Ne modifiez pas la dose de Ozawade par vous-me. Toute modification de la posologie doit être
prescrite et suivie par votre médecin.
Pour une dose de 4,5 mg, prenez un comprimé à 4,5 mg.
Pour une dose de 9 mg, prenez deux comprimés à 4,5 mg.
Pour une dose de 18 mg, prenez un comprimé à 18 mg.
Pour une dose de 36 mg, prenez deux comprimés à 18 mg.
Prenez Ozawade par voie orale une fois par jour le matin avec votre petit-déjeuner.
Ne prenez pas de dose de Ozawade l’après-midi car vous pourriez avoir des difficultés à dormir.
Si vous avez pris plus de OZAWADE que vous n’auriez dû
Si vous avez pris trop de comprimés de Ozawade, contactez le service des urgences de l’hôpital le plus
proche, ou informez immédiatement votre médecin ou pharmacien. Vous pourriez éprouver des maux
de tête, des maux d’estomac, des nausées ou être irritable. Vous pourriez également avoir des
difficultés à dormir. Prenez cette notice et tous les comprimés restants avec vous.
Si vous oubliez de prendre OZAWADE
Si vous oubliez de prendre votre médicament, prenez la dose suivante au moment habituel, ne prenez
pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.
Si vous arrêtez de prendre OZAWADE
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Vous devez continuer à prendre Ozawade tant que votre médecin vous demande de le faire. Vous ne
devez pas arrêter subitement de prendre Ozawade.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à
votre médecin ou à votre pharmacien.
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne
surviennent pas systématiquement chez tout le monde. Si vous ressentez un quelconque effet
indésirable, parlez-en à votre médecin.
Effets indésirables fréquents (peuvent affecter jusqu’à une personne sur 10)
Maux de tête,
Difficultés à dormir, problèmes de sommeil, anxiété
Sensation de tournis (vertige)
Nausée, gêne dans le ventre (abdomen)
Effets indésirables peu fréquents (peuvent affecter jusqu’à une personne sur 100)
Infection virale des voies respiratoires supérieures (rhume), bouton de fièvre
Modification des analyses de saignement, valeurs sanguines liées à la fonction hépatique
anormales, élévation de la pression artérielle, augmentation du taux de cholestérol dans le sang
Intolérance à l'alcool, augmentation de l'appétit, faible taux de sucre dans le sang, changement de
poids corporel
Irritabilité, état de confusion, peurs, réactions de panique, désir sexuel modifié ou augmenté, se
sentir dépri, se sentir nerveux
Perte d'équilibre, troubles du rythme du sommeil, modification du goût, phases soudaines et
imprévisibles de mobilité et d'immobilité, migraine, paralysie pendant le sommeil, perte de la
capacité à effectuer des activités physiques
Gonflement d’une paupière, sécheresse oculaire, présence de flashs de lumière ou de corps
flottants dans la vision
Bourdonnement dans les oreilles
Rythme cardiaque irrégulier, palpitations, fréquence cardiaque rapide, fréquence cardiaque
anormale
Bouffées de chaleur, pression sanguine élevée, augmentation soudaine de la pression sanguine
Bâillements, toux, difficulté à respirer la nuit
Diarrhée, constipation, sécheresse de la bouche, troubles du tube digestif, inflammation du tube
digestif, décoloration des selles, odeur de l'haleine, flatulences, saignements rectaux, sécrétion
élevée de salive
Éruption cutanée, démangeaisons du visage, rougeur de la peau, sueurs froides, transpiration
excessive, transpiration nocturne, sensibilité élevée anormale de la peau au soleil
Gène au niveau des bras et des jambes, spasmes musculaires, douleurs musculaires, douleurs
articulaires, douleurs des tendons
Urines fréquentes
Douleur et sensation d’inconfort, fatigue, sensation de chaleur, sensation de soif, œdème des
jambes ou des mains
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.
Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous
pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration
décrit en Annexe V. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage
d’informations sur la sécurité du médicament.
5. Comment conserver OZAWADE ?
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Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage après EXP. La date
de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre
pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger
l’environnement.
6. Contenu de l’emballage et autres informations
Ce que contient OZAWADE
La substance active est le pitolisant.
Ozawade 4,5 mg, comprimé pelliculé
Chaque comprimé contient 4,45 mg de pitolisant sous forme de chlorhydrate de pitolisant.
Ozawade 18 mg, comprimé pelliculé
Chaque comprimé contient 17,8 mg de pitolisant sous forme de chlorhydrate de pitolisant.
Les autres composants sont cellulose microcristalline, crospovidone type A, talc, stéarate de
magnésium, silice colloïdale anhydre, alcool polyvinylique, dioxyde de titane (E 171), macrogol 3350
Comment se présente OZAWADE et contenu de l’emballage extérieur
Ozawade 4,5 mg est un comprimé pelliculé rond, blanc, biconvexe, de 3,7 mm de diatre, marqué
« 5 » sur une face.
Ozawade 18 mg est un comprimé pelliculé rond, blanc, biconvexe, de 7,5 mm de diamètre, marqué
« 20 » sur une face.
Ozawade est disponible en flacons de 30 ou 90 comprimés.
Ozawade 4,5 mg est disponible en boîte contenant 1 flacon de 30 comprimés et de 90 comprimés.
Ozawade 18 mg est disponible en boîte contenant 1 flacon de 30 et de 90 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’Autorisation de mise sur le marché
Bioprojet Pharma
9 rue Rameau
75002 Paris
France
Fabricant
Ozawade 18 mg
Inpharmasci
ZI N°2 de Prouvy-Rouvignies
1 rue Nungesser
59121 Prouvy
France
Ozawade 4,5 mg
Patheon
40 Boulevard de Champaret
38300 Bourgoin-Jallieu
France
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Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le
représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché :
België/Belgique/Belgien
Bioprojet Benelux
0032(0)78050202
info@bioprojet.be
Lietuva
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
contact@bioprojet.com
България
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
contact@bioprojet.com
Luxembourg/Luxemburg
Bioprojet Benelux
0032(0)78050202
info@bioprojet.be
Česká republika
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
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Magyarország
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
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Danmark
Zambon Sweden, filial of Zambon Nederland
B.V.
+46 (0)10 33 50 800
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Malte
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
contact@bioprojet.com
Deutschland
Bioprojet Deutschland GmbH
030/3465 5460-0
info@bioprojet.de
Nederland
Bioprojet Benelux N.V.
088 34 34 100
info@bioprojet.nl
Eesti
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0033 (0)1 47 03 66 33
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Norge
Zambon Sweden, filial of Zambon Nederland
B.V.
+46 (0)10 33 50 800
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0033 (0)1 47 03 66 33
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Irlande
Slovenija
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Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
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Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
contact@bioprojet.com
Ísland
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
contact@bioprojet.com
Slovenská republika
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0033 (0)1 47 03 66 33
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Italia
Bioprojet Italia srl
+39 02 84254830
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Suomi/Finland
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
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Κύπρος
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
contact@bioprojet.com
Sverige
Zambon Sweden, filial of Zambon Nederland
B.V.
+46 (0)10 33 50 800
contact@zambongroup.com
Latvija
Bioprojet Pharma
0033 (0)1 47 03 66 33
contact@bioprojet.com
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est
Autres sources d’informations
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence
européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.
Cette notice est disponible dans toutes les langues de l’UE/EEE sur le site internet de l’Agence
européenne des médicaments.