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4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction
Effets des autres médicaments sur le lapatinib
Le lapatinib est essentiellement métabolisé via le cytochrome CYP3A (voir rubrique 5.2).
Chez les volontaires sains recevant du kétoconazole, puissant inhibiteur du cytochrome CYP3A4, à la
dose de 200 mg deux fois par jour pendant 7 jours, l'exposition systémique au lapatinib (100 mg par
jour) a été augmentée d'environ 3,6 fois et la demi-vie de 1,7 fois. La co-administration de Tyverb
avec les inhibiteurs puissants du cytochrome CYP3A4 (par exemple : ritonavir, saquinavir,
télithromycine, kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, nefazodone) doit être évitée.
La co-administration de Tyverb avec des inhibiteurs modérés du cytochrome CYP3A4 devra faire
l’objet d’une attention particulière et les effets indésirables devront être étroitement surveillés.
Chez les volontaires sains recevant de la carbamazépine, un inducteur du cytochrome CYP3A4, à la
dose de 100 mg deux fois par jour pendant 3 jours et 200 mg deux fois par jour pendant 17 jours,
l'exposition systémique au lapatinib a été diminuée d'environ 72 %. La co-administration de Tyverb
avec les inducteurs connus du cytochrome CYP3A4 (par exemple : rifampicine, rifabutine,
carbamazépine, phénytoïne ou millepertuis (Hypericum perforatum) doit être évitée.
Le lapatinib est un substrat des protéines de transport Pgp et BCRP. Les inhibiteurs (kétoconazole,
itraconazole, quinidine, verapamil, ciclosporine et érythromycine) et les inducteurs (rifampicine et
millepertuis) de ces protéines peuvent altérer l'exposition et/ou la distribution du lapatinib (voir
rubrique 5.2).
La solubilité du lapatinib est pH-dépendante. L'administration concomitante d'un traitement contenant
des substances augmentant le pH gastrique doit être évitée en raison du risque de diminution de la
solubilité et de l'absorption du lapatinib. Un traitement préalable par un inhibiteur de la pompe à
proton (esoméprazole) a diminué l’exposition au lapatinib de 27 % en moyenne (extrêmes : 6 % à
49 %).
Cet effet diminue lorsque l’âge des patients augmente entre 40 et 60 ans environ.
Effets du lapatinib sur les autres médicaments
In vitro, le lapatinib inhibe le cytochrome CYP3A4 à des concentrations cliniquement pertinentes. La
co-administration de Tyverb et du midazolam par voie orale a entraîné une augmentation de l’ASC du
midazolam d’environ 45 %. Aucune augmentation cliniquement significative n’a été observée après
administration du midazolam par voie intraveineuse. La co-administration de lapatinib et de
médicaments, administrés par voie orale, ayant un index thérapeutique étroit et substrats du CYP3A4
(par exemple : cisapride, pimozide et quinidine) doit être évitée (voir rubriques 4.4 et 5.2).
In vitro, le lapatinib inhibe le cytochrome CYP2C8 à des concentrations cliniquement pertinentes. La
co-administration de Tyverb et de médicaments ayant un index thérapeutique étroit et substrats du
CYP2C8 (par exemple : répaglinide) doit être évitée (voir rubriques 4.4 et 5.2).
La co-administration de lapatinib et de paclitaxel par voie intraveineuse a augmenté l’imprégnation en
paclitaxel de 23 % en raison de l’inhibition du cytochrome CYP2C8 et/ou de la Pgp par le lapatinib.
Une augmentation de l’incidence et de la sévérité des diarrhées et neutropénies a été observée avec
cette association dans les études cliniques. La prudence est recommandée lors de la co-administration
de lapatinib et de paclitaxel.
La co-administration de lapatinib et de docétaxel administré par voie intraveineuse n’a pas entraîné de
modification significative de l’ASC ou de la C
max
pour aucune de ces deux substances actives.
Toutefois, une augmentation des neutropénies induites par le docétaxel a été observée.