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bénéfice clinique sous osilodrostat ont pu continuer leur participation dans une période d’extension à
long terme jusqu’à ce que le dernier patient atteigne la semaine 72, et ce afin de recueillir des données
supplémentaires sur l’efficacité et la sécurité.
Les critères d’éligibilité comprenaient la maladie de Cushing (avec confirmation de l’origine
hypophysaire de l’hormone corticotrope en excès), et une valeur moyenne de cortisol libre urinaire
(CLUm, dérivée de trois collectes d’urine de 24 heures) supérieure à 1,5 fois la limite supérieure de la
normale (LSN) au moment de la sélection.
Au total, 137 patients adultes ont été inclus. L'âge moyen des patients était de 41,2 ans et la majorité
d’entre eux étaient des femmes (77%). Sept patients étaient âgés de 65 ans ou plus. Le traitement
antérieur comprenait une chirurgie hypophysaire chez 88% des patients et un traitement médical
antérieur chez 75% des patients. Les concentrations moyenne et médiane initiales de CLUm étaient
respectivement de 1006,0 nmol/24h (7 fois la LSN) et de 476,4 nmol/24h (3 fois la LSN) (LSN :
138 nmol/24h). A l’inclusion, les comorbidités comprenaient l'hypertension (67,9% des patients),
l'obésité (29,9%), le diabète sucré (21,9%) et l'ostéoporose (27,7%).
Les patients ont reçu une dose initiale de 2 mg d'osilodrostat deux fois par jour et la dose pouvait être
augmentée en fonction de la réponse individuelle et de la tolérance durant une période initiale de
12 semaines. Les patients sans autre augmentation de dose au cours des 12 semaines suivantes et avec
une CLUm ≤ LSN à la 24
ème
semaine ont été randomisés selon un rapport de 1:1 à la 26
ème
semaine
pour recevoir soit l’osilodrostat, soit un placebo d’aspect identique pendant 8 semaines (période
d’arrêt randomisée en double aveugle), suivie par une administration d’osilodrostat en ouvert pour le
reste de l’étude. À la 26
ème
semaine, 71 patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour
continuer à recevoir l'osilodrostat (n=36) ou pour passer au placebo (n=35). Les patients qui n'étaient
pas éligibles à la randomisation à la 24
ème
semaine (n=47) ont poursuivi le traitement par l’osilodrostat
en ouvert. Dix-neuf patients ont interrompu leur traitement avant la semaine 26, 113 patients ont
terminé la semaine 48, et 106 patients sont entrés dans la phase d’extension. Huit autres patients ont
arrêté le traitement entre la semaine 48 et la semaine 72.
L'objectif principal était de comparer la proportion de répondeurs complets à la 34
ème
semaine (fin de
la période d’arrêt randomisé de 8 semaines) entre les patients randomisés poursuivant le traitement
actif et ceux recevant le placebo. Pour le critère de jugement primaire, une réponse complète a été
définie comme une valeur de CLUm ≤ LSN à la 34
ème
semaine. Les patients dont la dose a été
augmentée au cours de la période d’arrêt du traitement randomisé ou qui ont interrompu le traitement
randomisé ont été considérés comme non-répondeurs. Le critère de jugement secondaire principal était
l’évaluation du taux de réponse complète à la 24
ème
semaine. Les patients chez qui la dose a été
augmentée entre la 12
ème
et la 24
ème
semaines et les patients sans évaluation valide de la CLUm à la
24
ème
semaine ont été comptés comme non-répondeurs pour le critère de jugement secondaire
principal.
Résultats
L’étude C2301 a atteint ses critères de jugement primaire et secondaires principaux (Tableau 2).
Les concentrations médianes de CLUm ont diminué à 62,5 nmol/24h à la 12
ème
semaine (variation
de -84,1% par rapport à l’inclusion, n=125), à 75,5 nmol/24h à la 24
ème
semaine (-82,3%, n=125), à
63,3 nmol/24h à la 48
ème
semaine (-87,9%, n=108) et à 64 nmol/24h (-86,6%, n=96) à la 72
ème
semaine.
Le délai médian avant l’obtention d’une première valeur de CLUm normale, avec l’escalade de dose
utilisée dans l’étude, était de 41 jours.