
47
a
La médiane est basée sur l'estimation de Kaplan-Meier.
b
IC à 95 % de la médiane.
c
Basé sur un modèle pour risques proportionnels de Cox comparant les fonctions de risque associées aux bras de traitement
indiqués.
d
Valeur p déterminée par le test log-rank non stratifié des différences de la courbe de Kaplan-Meier entre les bras de
traitement indiqués.
e
Critère exploratoire (SSP2). Le lénalidomide reçu par les sujets du bras placebo qui ont changé de traitement avant la PM au
moment de la levée de l'aveugle n’a pas été considéré comme un traitement de seconde intention.
f
Suivi médian après une AGCS pour tous les sujets survivants.
Dates de gel des données : 17 déc. 2009 et 1er fév. 2016
IFM 2005-02
Des patients âgés de moins de 65 ans lors du diagnostic qui avaient reçu une AGCS et présentaient au
moins une maladie stable au moment de la récupération hématologique étaient éligibles. Les patients
ont été randomisés selon un rapport 1:1 pour recevoir le lénalidomide ou le placebo en traitement
d'entretien (10 mg une fois par jour les jours 1 à 28 de cycles de 28 jours, augmentés jusqu'à 15 mg
une fois par jour après 3 mois en l'absence de toxicité dose-limitante) après 2 cures de consolidation
par le lénalidomide (25 mg/jour, les jours 1 à 21 d'un cycle de 28 jours). Le traitement devait être
poursuivi jusqu'à la progression de la maladie.
Le critère principal d’évaluation était la SSP (définie comme le délai entre la randomisation et la date
de progression ou le décès, selon la première occurrence) ; l'étude ne disposait pas de la puissance
nécessaire pour évaluer le critère de survie globale. Au total, 614 patients ont été randomisés :
307 patients dans le bras lénalidomide et 307 dans le bras placebo.
L'aveugle de l'étude a été levé sur les recommandations du comité de surveillance des données,
lorsque le seuil d'une analyse intermédiaire préprogrammée de la SSP a été dépassé. Après la levée de
l’aveugle, les patients recevant le placebo ne sont pas passés dans le bras de traitement par le
lénalidomide avant la progression de leur maladie. Le bras lénalidomide a été interrompu par mesure
de sécurité proactive, après avoir observé un déséquilibre dans l’apparition de cancers secondaires
(voir rubrique 4.4).
Les résultats de la SSP au moment de la levée de l'aveugle, suite à une analyse intermédiaire
préprogrammée, avec gel des données le 7 juillet 2010 (suivi de 31,4 mois) ont montré une réduction
de 48 % du risque de progression de la maladie ou de décès en faveur du lénalidomide (RR = 0,52 ; IC
à 95 % 0,41 ; 0,66 ; p < 0,001). La SSP médiane globale était de 40,1 mois (IC à 95 % 35,7 ; 42,4)
dans le bras lénalidomide contre 22,8 mois (IC à 95 % 20,7 ; 27,4) dans le bras placebo.
Le bénéfice pour la SSP était moins important dans le sous-groupe de patients parvenus à une RC que
dans le sous-groupe de patients non parvenus à une RC.
La SSP actualisée, avec gel des données le 1er février 2016 (suivi de 96,7 mois) continue à montrer un
avantage en SSP : RR = 0,57 (IC à 95 % 0,47 ; 0,68 ; p < 0,001). La SSP médiane globale était de
44,4 mois (IC à 95 % 39,6 ; 52,0) dans le bras lénalidomide contre 23,8 mois (IC à 95 % 21,2; 27,3)
dans le bras placebo. Pour la SSP2, le RR observé était de 0,80 (IC à 95 % 0,66 ; 0,98 ; p = 0,026)
pour le lénalidomide par rapport au placebo. La SSP2 médiane globale était de 69,9 mois (IC à 95 %
58,1 ; 80,0) dans le bras lénalidomide contre 58,4 mois (IC à 95 % 51,1 ; 65,0) dans le bras placebo.
Pour la SG, le RR observé était de 0,90 (IC à 95 % 0,72 ; 1,13 ; p = 0,355) pour le lénalidomide par
rapport au placebo. La survie médiane globale était de 105,9 mois (IC à 95 % 88,8 ; NE) dans le bras
lénalidomide contre 88,1 mois (IC à 95 % 80,7 ; 108,4) dans le bras placebo.
• Lénalidomide en association avec le bortézomib et la dexaméthasone chez les patients non
éligibles à une greffe de cellules souches
L’étude SWOG S0777 visait à évaluer l’ajout du bortézomib à l’association de base de lénalidomide et
dexaméthasone en traitement initial, suivi du traitement par l’association Rd poursuivi jusqu’à la
progression de la maladie, chez des patients atteints d’un myélome multiple non préalablement traité
qui n'étaient pas éligibles à une greffe ou qui étaient éligibles à une greffe mais chez lesquels une
greffe n’était pas prévue immédiatement.