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non-infériorité comparant une perfusion intraveineuse unique de palonosétron à un traitement par
l’ondansétron IV.
Au total, 493 enfants et adolescents âgés de 64 jours à 16,9 ans recevant une chimiothérapie
modérément (69,2 %) ou hautement (30,8 %) émétisante ont été traités par le palonosétron 10 µg/kg
(dose maximale : 0,75 mg), le palonosétron 20 µg/kg (dose maximale : 1,5 mg) ou l’ondansétron
(3 x 0,15 mg/kg, dose totale maximale : 32 mg) 30 minutes avant le début de la chimiothérapie
émétisante pendant le cycle 1. Dans tous les groupes de traitement, la majorité des patients (78,5 %)
avait reçu une chimiothérapie antérieure. Les chimiothérapies émétisantes administrées étaient :
doxorubicine, cyclophosphamide (< 1 500 mg/m
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), ifosfamide, cisplatine, dactinomycine, carboplatine
et daunorubicine. Une corticothérapie adjuvante, dont la dexaméthasone, était administrée avec la
chimiothérapie chez 55 % des patients. Le critère principal d’efficacité était la réponse complète dans
la phase aiguë du premier cycle de chimiothérapie, définie par l’absence de vomissements, de haut-le-
cœur et l’absence de recours à un médicament de secours au cours des premières 24 heures suivant le
début de la chimiothérapie. L’efficacité était fondée sur la démonstration de la non-infériorité du
palonosétron IV par rapport à l’ondansétron IV. Les critères de non-infériorité étaient satisfaits si la
limite inférieure de l’intervalle de confiance à 97,5 % pour la différence dans les taux de réponse
complète pour le palonosétron IV moins l’ondansétron IV était supérieure à -15 %. Les pourcentages
de patients présentant une réponse complète pendant la période 0-24 heures (RC
0-24h
) ont été de
54,2 %, 59,4 % et 58,6 % dans les groupes palonosétron 10 µg/kg, palonosétron 20 µg/kg et
ondansétron. Puisque l’intervalle de confiance à 97,5 % (test de Mantel-Haenszel avec ajustement en
fonction de la strate) de la différence dans les taux de RC
0-24h
entre le palonosétron 20 µg/kg et
l’ondansétron était [-11,7 % ; 12,4 %], la non-infériorité du palonosétron à la dose de 20 µg/kg par
rapport à l’ondansétron a été démontrée.
Bien que cette étude ait montré que les patients pédiatriques ont besoin d’une dose de palonosétron
plus élevée que les adultes pour prévenir les nausées et vomissements induits par la chimiothérapie, le
profil de tolérance concorde avec celui qui a été établi chez les patients adultes (voir rubrique 4.8). Les
données pharmacocinétiques sont présentées à la rubrique 5.2.
Prévention des nausées et vomissements postopératoires (NVPO)
Deux études ont été menées chez des patients pédiatriques. La sécurité et l’efficacité du palonosétron
administré par voie IV en doses uniques de 1 µg/kg et 3 µg/kg ont été évaluées lors de la première
étude clinique menée chez 150 patients des tranches d’âge suivantes, > 28 jours à 23 mois (7 patients),
2 à 11 ans (96 patients) et 12 à 16 ans (47 patients), devant subir une intervention chirurgicale
programmée. Aucun problème de tolérance n’a été observé dans les groupes de traitement. Les
pourcentages de patients exempts de vomissements pendant la période postopératoire de 0 à 72 heures
ont été similaires avec le palonosétron 1 µg/kg ou 3 µg/kg (88 % versus 84 %).
La seconde étude chez des patients pédiatriques était une étude de non-infériorité à dose unique
multicentrique, randomisée en double aveugle, à double placebo, en groupes parallèles, contrôlée
contre comparateur actif, comparant le palonosétron par voie IV (1 µg/kg, dose maximale : 0,075 mg)
à l’ondansétron par voie IV. Au total, 670 enfants et adolescents âgés de 30 jours à 16,9 ans ayant subi
une intervention chirurgicale ont été inclus dans l’étude. Le critère principal d’efficacité, la réponse
complète (RC : absence de vomissements et de haut-le-cœur et absence de recours à un médicament
antiémétique de secours) au cours des premières 24 heures postopératoires a été atteint chez 78,2 %
des patients du groupe palonosétron et 82,7 % des patients du groupe ondansétron. Étant donné la
marge de non-infériorité prédéfinie de -10 %, l’intervalle de confiance de la non-infériorité statistique
selon le test de Mantel-Haenszel ajusté en fonction de la strate pour la différence dans le critère
principal, c’est-à-dire la réponse complète (RC), était [-10,5 % ; 1,7 %] ; par conséquent, la non-
infériorité n’a pas été démontrée. Aucun nouveau problème de tolérance n’a été observé dans les
groupes de traitement.
Se reporter à la rubrique 4.2 pour des informations sur l’utilisation dans la population pédiatrique.