
16
Infections
Dans l'étude OPTIMUM de phase 3 (voir rubrique 5.1), le taux global d'infections était comparable
entre les patients traités par le ponésimod et ceux recevant 14 mg de tériflunomide (54,2 % contre
52,1 % respectivement). Les rhinopharyngites et les infections virales étaient plus fréquentes chez les
patients traités par le ponésimod. Des infections graves ou sévères sont apparues à un taux de 1,6 %
chez les patients traités par le ponésimod, contre 0,9 % chez les patients recevant 14 mg de
tériflunomide.
Dans OPTIMUM, le taux d'infections herpétiques n'était pas différent entre les patients traités par le
ponésimod et ceux recevant 14 mg de tériflunomide (4,8 %).
Diminution du taux de lymphocytes
Dans OPTIMUM, 3,2 % des patients traités par le ponésimod, contre aucun des patients recevant
14 mg de tériflunomide, ont présenté un taux de lymphocytes inférieur à 0,2 × 10
9
/L les valeurs
revenant généralement à plus de 0,2 × 10
9
/L avec la poursuite du traitement par le ponésimod.
Œdème maculaire
Dans OPTIMUM, un œdème maculaire a été signalé chez 1,1 % des patients traités par le ponésimod,
contre aucun des patients recevant 14 mg de tériflunomide.
Élévation des enzymes hépatiques
Dans OPTIMUM, des élévations de l’ALAT de trois et cinq fois la limite supérieure de la normale
(LSN) sont survenues chez 17,3 % et 4,6 % des patients traités par le ponésimod, respectivement,
contre 8,3 % et 2,5 % des patients recevant 14 mg de tériflunomide, respectivement. Une élévation de
l’ALAT de huit fois la LSN a été observée chez 0,7 % des patients traités par le ponésimod, contre
2,1 % chez les patients recevant 14 mg de tériflunomide. La majorité des élévations se sont produites
dans les 6 ou 12 mois suivant l’initiation du traitement. Les taux d'ALAT sont revenus à la normale
après l’arrêt du ponésimod. La plupart des cas d'augmentation de l'ALAT ≥ 3 × LSN ont été résolus
avec la poursuite du traitement par le ponésimod, et les autres cas ont été résolus avec l'arrêt du
traitement. Lors des essais cliniques, le ponésimod était arrêté si l'élévation dépassait une
augmentation de 3 fois la LSN et si le patient présentait des symptômes liés à un dysfonctionnement
hépatique.
Effets pulmonaires
Des diminutions dose-dépendantes du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) ont été
observées chez les patients traités par le ponésimod (voir rubrique 4.4). Dans l'étude OPTIMUM, une
proportion plus élevée de patients traités par le ponésimod (19,4 %) a enregistré une réduction de plus
de 20 % par rapport à l’inclusion, du pourcentage de VEMS prédit par rapport à 10,6 % des patients
recevant 14 mg de tériflunomide. La réduction par rapport à l’inclusion du pourcentage de VEMS
prédit à 2 ans était de 8,3 % chez les patients traités par le ponésimod, contre 4,4 % chez les patients
recevant 14 mg de tériflunomide. Les variations du VEMS et de la DL
CO
semblent être partiellement
réversibles après l'arrêt du traitement. Dans l'étude OPTIMUM, 7 patients ont arrêté le ponésimod en
raison d'effets indésirables pulmonaires (dyspnée). Le ponésimod a été testé chez des patients atteints
de SEP présentant un asthme léger à modéré ou une broncho-pneumopathie chronique obstructive. Les
variations du VEMS étaient similaires dans ce sous-groupe par rapport au sous-groupe de patients ne
présentant pas d’affections pulmonaires à l’inclusion.
Augmentation de la pression artérielle
Dans OPTIMUM, l’augmentation moyenne chez les patients traités par le ponésimod était de 2,9 mm
Hg pour la pression artérielle systolique et de 2,8 mm Hg pour la pression artérielle diastolique, contre
2,8 mm Hg et 3,1 mm Hg, respectivement chez les patients recevant 14 mg de tériflunomide.
L’augmentation de la pression artérielle avec le ponésimod a été détectée pour la première fois environ
1 mois après l’initiation du traitement et a persisté avec la poursuite du traitement. Les valeurs de la
pression artérielle après l'arrêt du traitement par le ponésimod indiquent une réversibilité.
L'hypertension a été signalée comme un effet indésirable chez 10,1 % des patients traités par le
ponésimod et chez 9,0 % des patients recevant 14 mg de tériflunomide.