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Les professionnels de santé et les aidants doivent porter des gants jetables pour manipuler la plaquette
ou la gélule. Les femmes enceintes ou qui pensent l'être ne doivent pas manipuler la plaquette ou la
gélule (voir rubrique 6.6).
Guide d’aide à la prescription, restrictions de prescription et de délivrance
Afin d’aider les patients à éviter toute exposition fœtale au thalidomide, le titulaire de l’autorisation de
mise sur le marché fournira aux professionnels de santé des documents explicatifs visant à renforcer les
mises en garde relatives à la tératogénicité du thalidomide, à donner des conseils pour la mise en place
d’une contraception préalable au traitement et à fournir des explications sur les tests de grossesse
nécessaires. Le prescripteur doit informer le patient du risque tératogène attendu et des mesures
contraceptives strictes définies dans le programme de prévention de la grossesse et lui remettre la
brochure appropriée d’information pour les patients, la carte patient et/ou un document équivalent ,
comme défini avec chaque autorité compétente nationale. En collaboration avec chaque autorité
compétente nationale, un programme d’accès contrôlé a été mis en place qui inclut l’utilisation d’une
carte patient et/ou d’un document équivalent pour le contrôle des prescriptions et/ou des délivrances et
le recueil d’information relatives à l’indication afin de surveiller l’utilisation hors AMM sur le
territoire national. Dans l’idéal, le test de grossesse, la prescription et la délivrance du médicament
doivent avoir lieu le même jour. La délivrance de thalidomide aux femmes en âge de procréer doit
avoir lieu dans les 7 jours suivant la prescription et après un test de grossesse négatif effectué sous
contrôle médical. La prescription doit être limitée à une durée de traitement de 4 semaines au
maximum conformément aux schémas posologiques dans les indications autorisées (voir rubrique 4.2)
chez les femmes en âge de procréer et de 12 semaines au maximum chez tous les autres patients.
Aménorrhée
Le traitement par le thalidomide peut être associé à des troubles menstruels, incluant une aménorrhée.
En cas d’aménorrhée pendant le traitement par le thalidomide, celle-ci doit être considérée comme
étant due à une grossesse jusqu’à ce que l’absence de grossesse soit médicalement confirmée. Le
mécanisme exact par lequel le thalidomide peut induire une aménorrhée n’est pas élucidé. Les
évènements rapportés chez des femmes jeunes (non ménopausées) (âge médian : 36 ans) recevant le
thalidomide, dans des indications autres que le myélome multiple, sont survenus dans les 6 mois
suivant l’instauration du traitement et ont été réversibles après l’arrêt du thalidomide. Dans les cas
confirmés pour lesquels des dosages hormonaux étaient disponibles, l’évènement d’aménorrhée a été
associé à un taux faible d’œstradiol et à des taux élevés de FSH et de LH. Lorsque les résultats étaient
fournis, la recherche d’anticorps anti-ovariens était négative et le taux de prolactine était dans les
limites normales.
Affections cardiovasculaires
Infarctus du myocarde
Des cas d’infarctus du myocarde (IDM) ont été rapportés chez des patients recevant du thalidomide,
notamment chez ceux qui présentent des facteurs de risque connus. Une surveillance étroite s’impose
chez les patients présentant des facteurs de risque connus d’IDM, parmi lesquels un antécédent de
thrombose. Des mesures doivent être prises pour essayer de réduire au minimum tous les facteurs de
risque modifiables (par exemple le tabagisme, l’hypertension et l’hyperlipidémie).
Évènements thrombo-emboliques veineux et artériels
Le risque de thrombo-embolie veineuse (tels que thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire)
et de thrombo-embolie artérielle (tels qu’infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) est
majoré chez les patients traités par le thalidomide (voir rubrique 4.8). Le risque semble plus important
au cours des 5 premiers mois du traitement. Des recommandations relatives à la thromboprophylaxie
et au traitement anticoagulant figurent à la rubrique 4.2.
Des antécédents d’évènements thrombo-emboliques ou d’administration concomitante d’agents
érythropoïétiques ou d’autres agents tels qu’un traitement hormono-substitutif, peuvent aussi accroître
le risque thrombo-embolique chez ces patients. De ce fait, il convient d’utiliser ces agents avec
prudence chez des patients atteints d’un myélome multiple qui reçoivent le thalidomide en même
temps que la prednisone et le melphalan. En particulier, une concentration d'hémoglobine supérieure à