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Élimination
La trientine et ses métabolites sont rapidement excrétés dans les urines, bien que des concentrations
plasmatiques faibles de trientine puissent encore être détectées après 20 heures. La trientine non
absorbée est éliminée par voie fécale.
Linéarité/non-linéarité
Chez l’être humain, l’exposition plasmatique présente une relation linéaire avec la dose de trientine
administrée par voie orale.
5.3 Données de sécurité préclinique
Les données précliniques obtenues avec la trientine ont montré des effets indésirables qui n’ont pas été
observés dans les études cliniques, mais ont été constatés chez des animaux soumis à des niveaux
d’exposition semblables à ceux utilisés pour l’homme. Ces effets indésirables pourraient donc se
révéler pertinents en clinique humaine.
Toxicité à doses répétées
La trientine administrée dans l’eau de boisson chez la souris a entraîné une fréquence accrue
d’inflammation de l’interstitium pulmonaire et de stéatose hépatique périportale. Chez les mâles, une
prolifération des cellules hématopoïétiques dans la rate a été observée, ainsi qu’une diminution du
poids corporel, et une diminution du poids des reins, ainsi que de l’incidence de vacuolisation
cytoplasmique dans les reins. La dose sans effet nocif observé (DSENO) a été établie à environ
92 mg/kg/jour chez les mâles et 99 mg/kg/jour chez les femelles. Chez des rats ayant reçu des doses
orales de trientine allant jusqu’à 600 mg/kg/jour pendant 26 semaines, l’histopathologie a montré une
pneumopathie interstitielle focale chronique dont l’incidence et la sévérité étaient liées à la dose,
accompagnée de fibrose des parois alvéolaires. Les modifications microscopiques observées dans le
poumon ont été considérées comme indiquant une réaction inflammatoire permanente ou un effet
toxique persistant sur les cellules alvéolaires. Sachant que la trientine a des propriétés irritantes, il a été
estimé que la pneumopathie interstitielle chronique observée s’expliquait par un effet cytotoxique de
la trientine après son accumulation dans les cellules épithéliales bronchiolaires et les pneumocytes
alvéolaires. Ces anomalies n’étaient pas réversibles. Chez le rat, la DSENO a été estimée à
50 mg/kg/jour chez les femelles et n’a pas été établie chez les mâles.
Dans les études de toxicité à doses répétées, des chiens recevant des doses orales de trientine allant
jusqu’à 300 mg/kg/jour ont présenté des symptômes cliniques neurologiques et/ou
musculo-squelettiques (démarche anormale, ataxie, faiblesse des membres, tremblements) imputés à
une déplétion en cuivre due à la trientine. La DSENO a été établie à 50 mg/kg/jour, soit des marges de
sécurité d’environ 4 chez les mâles et 17 chez les femelles par rapport à l’exposition aux doses
thérapeutiques chez l’humain.
Génotoxicité
Globalement, les études de génotoxicité in vitro de la trientine se sont révélées positives, y compris le
test d’Ames et les essais de génotoxicité sur cellules de mammifères. In vivo toutefois, la trientine n’a
pas été observée génotoxique dans le test des micronoyaux chez la souris.
Toxicité sur la reproduction et le développement
Chez des rongeurs recevant la trientine dans l’alimentation pendant la gestation, une augmentation
proportionnelle à la dose de la fréquence des résorptions et des fœtus anormaux à terme a été observée.
Il est possible que ces effets soient dus à la carence en cuivre et en zinc induite par la trientine.