12
(DFGe ≥ 15 à < 30 mL/min/1,73 m²) ont présenté une exposition plasmatique comparable au givosiran
et à son métabolite actif et une pharmacodynamie similaire (réduction en pourcentage des taux d’ALA
et de PBG urinaires), tout comme les patients présentant une fonction rénale normale (DFGe
≥ 90 mL/min/1,73 m²). Aucune étude n’a été menée chez les patients présentant une insuffisance
rénale terminale ou chez les patients sous dialyse (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Population pédiatrique
Les données disponibles indiquent que le poids corporel mais pas l’âge était une covariable
significative dans la pharmacocinétique du givosiran. À la dose de 2,5 mg/kg, une exposition similaire
est attendue chez les adolescents âgés de 12 ans et plus, ainsi que chez les adultes ayant le même poids
corporel.
5.3 Données de sécurité préclinique
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité,
toxicologie en administration répétée, génotoxicité, et des fonctions de reproduction et de
développement, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme. Dans les études de toxicologie en
administration répétée menées chez le rat et le singe, le rat a été identifié comme l’espèce la plus
sensible aux effets liés au givosiran, le foie étant identifié comme le principal organe cible de toxicité
aussi bien chez le rat que chez le singe. Aucun résultat indésirable n’a été associé à l’administration
hebdomadaire chronique de givosiran à des rats et à des singes à des doses ayant atteint des multiples
d’exposition de 3,5 et 26,3 fois, respectivement, comparativement aux expositions obtenues chez des
patients recevant la dose maximale recommandée chez l’homme.
Génotoxicité/cancérogenèse
Le givosiran n’a pas présenté de potentiel génotoxique in vitro et in vivo.
Des études de carcinogénicité ont été menées chez des souris Tg-rasH2 et des rats Sprague-Dawley.
L’évaluation du givosiran dans une étude de carcinogénicité de 26 semaines menée chez des souris
Tg-rasH2 n’a montré aucune preuve de carcinogénicité à des doses allant jusqu’à 1 500 mg/kg/mois.
L’étude de carcinogénicité de 2 ans menée chez des rats a entraîné des effets néoplasiques limités à
une augmentation de l’incidence des adénomes hépatocellulaires chez les mâles à la dose de
100 mg/kg/mois (42 fois les niveaux d’exposition plasmatique atteints à la dose maximale
recommandée chez l’homme (DMRH), selon l’ASC). En outre, des lésions prénéoplasiques
proliférantes du foie ont été observées chez les femelles à des doses de 50 mg/kg/mois (15 fois les
niveaux d’exposition plasmatique atteints à la DMRH, selon l’ASC). La pertinence de cette
observation pour la population cible visée n’est pas connue.
Toxicité sur la reproduction
Des études du développement embryo-fœtal ont été effectuées chez le rat et le lapin pendant
l’organogenèse. Le givosiran a démontré une toxicité maternelle marquée chez le lapin (y compris une
perte de poids corporelle moyenne chez la mère) et a entraîné une augmentation de la perte post-
implantation en raison de l’augmentation des résorptions précoces et d’une faible incidence des
variations squelettiques. Ces résultats sont considérés comme un effet indirect, secondaire à la toxicité
maternelle. Aucun effet indésirable sur le développement n’a été observé chez les rats ayant reçu la
dose toxique pour la mère d’environ 9 fois la dose maximale recommandée chez l’homme normalisée.
Au cours d’une étude du développement postnatal chez le rat, aucun effet sur la croissance et le
développement de la progéniture n’a été observé.
Aucun effet indésirable n’a été observé sur la fertilité des rats mâles et femelles lors de
l’administration du givosiran.