Figure 1 Courbe de Kaplan-Meier pour la survie globale (population Intent-to-Treat)
Les résultats de l’étude n’étaient pas cohérents dans le sous-groupe de patients avec un faible
« performance status » (OMS, PS=2, n=70), où la survie globale et le temps de progression étaient
similaires dans les deux bras. Cependant, aucun risque inacceptable ne semble avoir été décelé dans ce
groupe de patients.
Gliome malin en progression ou récidive
Les données d’efficacité clinique chez les patients atteints de glioblastome multiforme (indice de
performance Karnofsky [IPK] ≥ 70), en progression ou récidivant après une chirurgie et une RT,
proviennent de deux essais cliniques avec TMZ par voie orale. L’un était un essai non comparatif chez
138 patients (29 % avaient reçu une chimiothérapie préalable), et l’autre était un essai randomisé
contrôlé contre référence active comparant TMZ vs procarbazine chez un total de 225 patients (67 %
avaient reçu une chimiothérapie préalable à base de nitrosourée). Dans les deux essais, le critère
d’évaluation principal était la survie sans progression (SSP) définie par Imagerie de Résonnance
Médicale (IRM) ou une aggravation neurologique. Dans l’essai non comparatif, la SSP à 6 mois était
de 19 %, la survie médiane sans progression était de 2,1 mois, et la survie médiane globale de 5,4
mois. Le taux de réponse objective (TRO) défini par des IRM était de 8 %.
Dans l’essai randomisé contrôlé contre référence active, la SSP à 6 mois était significativement plus
importante pour le TMZ que pour la procarbazine (21 % versus 8 %, respectivement – Chi2 : p =
0,008) avec une SSP médiane de 2,89 et 1,88 mois respectivement (log rank p = 0,0063). La survie
médiane était de 7,34 et 5,66 mois respectivement pour le TMZ et la procarbazine (log rank p = 0,33).
A 6 mois, le pourcentage des patients survivants était significativement plus élevé dans le bras TMZ
(60 %) comparé au bras procarbazine (44 %) (Chi2 : p = 0,019). Chez les patients préalablement
traités par chimiothérapie un bénéfice a été noté pour ceux ayant un IPK ≥ 80.
Les données sur la durée jusqu’à aggravation de l’état neurologique comme celles sur la durée jusqu’à
aggravation de l’indice de performance (diminution jusqu’à un IPK < 70 ou diminution d'au moins 30
points) étaient en faveur du TMZ par rapport à la procarbazine. Les temps médians jusqu’à
progression pour ces critères d’évaluation sont plus longs pour le TMZ que pour la procarbazine, entre
0,7 et 2,1 mois (log rank p= < 0,01 à 0,03).
Astrocytome anaplasique en récidive
Lors d’un essai de phase II prospectif, multicentrique évaluant la sécurité et l’efficacité du TMZ oral
dans le traitement des patients atteints d’astrocytome anaplasique en première rechute, la SSP à 6 mois
était de 46 %. La médiane de la SSP était de 5,4 mois.
La médiane de la survie globale était de 14,6 mois. Le taux de réponse, basé sur une revue centralisée,
était de 35 % (13 RC et 43 RP) sur la population en intention de traiter (ITT) n=162. Chez 43 patients
la stabilité de la maladie a été rapportée. La survie sans événement à 6 mois pour la population en
intention de traiter était de 44 % avec une médiane de survie sans événement de 4,6 mois, ce qui était
similaire aux résultats de survie sans progression. Pour la population histologiquement éligible, les
résultats d’efficacité étaient similaires. L’obtention d’une réponse radiologique objective ou le
maintien d’une stabilisation sans progression était fortement associé à une qualité de vie maintenue ou
améliorée.
Population pédiatrique
Le TMZ oral a été étudié chez les enfants (3-18 ans) atteints d’un gliome du tronc cérébral en récidive
ou d’un astrocytome de haut Grade en récidive, administré quotidiennement pendant 5 jours tous les
28 jours. La tolérance au TMZ était similaire à celle de l’adulte.
5.2 Propriétés Pharmacocinétiques
Le TMZ est spontanément hydrolysé au pH physiologique, principalement en son métabolite actifs, 3-
méthyl-(triazen-1-yl)imidazole-4-carboxamide (MTIC). Le MTIC est spontanément hydrolysé en 5-