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- Traitements concomitants: chimiothérapie, inhibiteurs de l'angiogenèse (voir rubrique 4.5),
radiothérapie de la tête et du cou, corticostéroïdes.
- Antécédents de troubles dentaires, mauvaise hygiène buccale, maladie parodontale, soins
dentaires invasifs (telles que des extractions dentaires) et prothèses dentaires mal ajustées.
Tous les patients doivent être encouragés à maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire, à faire
effectuer des contrôles dentaires réguliers et à signaler immédiatement tout symptôme buccal tels que
la mobilité dentaire, des douleurs ou un gonflement, ou la non-cicatrisation des plaies ou un
écoulement pendant le traitement par Acide zolédronique Mylan. Pendant la durée du traitement, les
interventions dentaires invasives doivent être effectuées uniquement après un examen attentif et à
distance des administrations d’acide zolédronique.
Pour les patients qui développent une ostéonécrose de la mâchoire au cours d’un traitement par
bisphosphonates, une chirurgie dentaire peut aggraver cette atteinte. Pour les patients nécessitant une
intervention dentaire, il n’y a pas de donnée disponible suggérant que l’arrêt du traitement par
bisphosphonates diminuerait le risque d’ostéonécrose de la mâchoire.
Une prise en charge des patients qui développent une ostéonécrose de la mâchoire doit être mise en
place en étroite collaboration entre le médecin traitant et un dentiste ou chirurgien stomatologiste
ayant l’expertise des ostéonécroses de la mâchoire. Une interruption temporaire du traitement par
l'acide zolédronique doit être considérée jusqu'à résolution du problème et si possible jusqu’à
l’atténuation des facteurs de risque qui y contribuent.
Ostéonécrose d’autres sites anatomiques
L'ostéonécrose du conduit auditif externe a été rapportée avec les bisphosphonates, surtout en
association avec une thérapie à long terme. Les facteurs de risque éventuels d'ostéonécrose du conduit
auditif externe comprennent l'utilisation de stéroïdes et la chimiothérapie et/ou les facteurs de risque
locaux tels qu'une infection ou un traumatisme. La possibilité d'ostéonécrose du conduit auditif
externe doit être envisagée chez les patients recevant des bisphosphonates qui présentent des
symptômes auditifs, notamment des infections chroniques de l’oreille.
De plus, des cas sporadiques d’ostéonécrose d’autres sites anatomiques ont été rapportés, y compris de
la hanche et du fémur, principalement chez les adultes atteints de cancer traités par l’acide
zolédronique.
Douleurs musculosquelettiques
Dans le cadre de la pharmacovigilance après mise sur le marché, des douleurs osseuses, articulaires
et/ou musculaires sévères ou occasionnellement invalidantes ont été rapportées chez des patients
traités par l’acide zolédronique. Ces cas n’ont toutefois été rapportés que peu fréquemment. Le délai
d’apparition des symptômes varie d’un jour à plusieurs mois après le début du traitement. Chez la
majorité des patients ces symptômes ont régressé après l’arrêt du traitement. Une réapparition des
symptômes a été observée chez certains patients après la reprise du traitement par l’acide zolédronique
ou d’un autre bisphosphonate.
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous
bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces
fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur n’importe quelle partie du fémur du
dessous du petit trochanter jusqu’au-dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent
après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la
cuisse ou l’aine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou
des mois avant la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur
controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture
fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. L’arrêt